I. EncycL Diutixrnutn
DEVOIRS DE l'ieTAT ENVERS DIEU 46 g
élevé le degré de la dignité dont ils sont revêtus. « Les puissants seront puissamment punis (i). »
2. // doit reconnaître Dieu, lui rendre un culte public et Javoriser la religion. « Si la nature et la raison imposent à chacun l'obligation d'honorer Dieu d'un culte saint et sacré, parce que nous dépendons de sa puissance et que, issus de lui, nous devons retourner à lui, elles astreignent à la même loi la société civile. Les hommes, en effet, j unis par les liens d'une société commune, np dépendent [pas moins de Dieu que pris isolément. Autant au moins 1 (|ue l'individu, la société doit rendre grâce à Dieu, dont elle tient l'existence, la conservation et la multitude I innombrable de ses biens. C'est pourquoi, de même qu'il n'est permis à personne de négliger ses devoirs envers (Dieu, et que le plus grand de tous les devoirs est d'emj brasser d'esprit et de cœur la religion, non pas celle que chacun préfère, mais celle que Dieu a prescrite et que des preuves certaines et indubitables établissent la seule vraie entre toutes, ainsi les sociétés politiques ne peuvent sans crime se conduire comme si Dieu n'existait en aucune manière, ou se passer de la religion comme étrangère et inutile, ou en admettre une indifféremment selon leur bon plaisir. En honorant la Divinité, elles doivent suivre strictement les règles et le mode suivant lesquels Dieu luimême a déclaré vouloir être honoré.
« Les chefs d'Etat doivent donc tenir pour saint le nom ie Dieu et mettre au nombre de leurs principaux devoirs )elui de favoriser la religion, de la protéger de leur bien- •^eillance, de la couvrir de l'autorité tutélaire des lois, et le rien statuer ou décider qui soit contraire à son intégrité. Et cela ils le doivent aux citoyens dont ils sont les hefs. Tous, tant que nous sommes, en effet, nous sommes nés et élevés en vue d'un bien suprême et final auquel I faut tout rapporter, placé qu'il est aux cieux, au delà de ette fragile et courte existence. Puisque c'est de cela que ('pcnd la complète et parfaite félicité des hommes, il est 0 l'intérêt suprême de chacun d'atteindre cette fin. Gom-