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I . Encycl. Diuturnàm

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soient, les respectent également. La société n'est point organisée pour les méconnaître ou les nier, mais pour les faire valoir. Prétendre donc, comme on le fait, qu'il n'y a pas de droits contre la loi, serait la négation même du droit naturel et conférer à la loi une autorité tyrannique qu'elle ne saurait avoir ; ce serait du même coup supprimer tout devoir d'obéissance et donner droit de cité à la révolte et à l'anarchie (i).

3. U autorité civile ne peut pas user de la force coercitioe en faveur dlntérêts particulier s, paTce qu'elle n'est pas une exploitation qui doive profiter avant tout à ceux qui détiennent le pouvoir, mais un service public ; et c'est là ce que, pratiquement, oublient trop souvent les gouvernants de l'heure présente en France (2). Détourner A^ers une fin privée

I . « Est-ce à dire que la loi civile ne peut rien sur les matières qui relèvent du droit naturel ? Ce serait un excès de le prétendre. La propriété individuelle est un droit antérieur à la société politique, mais elle a des contacts nécessaires avec celle-ci, et la loi peut en régler l'exercice pourvu qu'elle en respecte le principe. L'autorité paternelle est d'origine divine, mais les mauvais parents ne sauraient échapper à l'action du pouvoir ; quand la loi les oblige à remplir leurs devoirs, elle reste dans sa mission ; si, au contraire, elle les dépouille de leur tutelle sacrée, elle abuse, et ses prescriptions sont nulles. L'association, qui centuple les forces de l'individu, est une extension naturelle de la personnalité ; ce n'est pas la loi qui la crée ; toutefois celle-ci ne sort pas de son rôle quand elle en détermine les conditions et les effets. On le voit : le droit politique côtoie le droit naturel : il en modifie 1 application, donc il le suppose ; en conclure qu'il le supprime, c'est tomber dans une absurde et odieuse logomachie. » D'Hulst. Conf.de N. /)., Carême de i8ç)5, I^ Conf., Paris. 1908, p. 5i-52. — 2. « Regardez donc où vont les deniers publics. Est-ce à des entreprises glorieuses et fécondes ? Oui, en partie. Mais, dans ce fleuve de la richesse commune, on pratique des saignées occultes : tant de millions pour faire mentir la presse et tant d'autres pour la faire taire ; tant pour payer l'éloge des

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l'action d'un pouvoir constitué en vue d'une fin générale, c'est proprement la tyrannie, comme l'a dit saint Thomas ; et il n'en est pas de forme plus odieuse que celle qui consiste à se faire du pouvoir nne source d'avantages personnels au détriment du bien général (i).

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