‹ Le Catéchisme romain, ou, L'Enseignement de la doctrine chrétienneChapitre 224 sur 312 · I. Cat. Rom., toc. cit., n, 7-1 1. — a. Malth., v · texte numérisé non relu

I. Cat. Rom., toc. cit., n, 7-1 1. — a. Malth., v

en faute. La colère du chrétien doit Avenir, non point delà sensibilité physique, mais du Saint-Esprit, puisque nous sommes appelés à être les temples du Saint-Esprit dans lesquels Jésus-Christ doit habiter (i). »

C'est à peine, on vient de le voir, si le Catéchisme Homain a fait une allusion rapide au suicide, il a négligé d'autres cas où le cinquième commandement trouve son application ; par exemple, ceux de maladies incurables et de souffrance intolérable, de parturition extrêmement laborieuse, d'avortement, d'infanticide et de duel. Il convient donc d'en dire un mot.

3. En cas de maladie incurable et de souffrance intolérable, il n'est permis à personne, même à un médecin, de faire cesser le mal ou la souffrance en supprimant la vie; le devoir de guérir ou de soulager un malade ne confère nullement le droit de le tuer. La vie de l'homme n'appartient qu'à Dieu, et c'est à Dieu seul qu'est réservé le droit d'y mettre un terme, quand il lui plaît et comme il lui plaît. Il arrive, il est vrai, que certains malades ou des victimes cruellement atteintes dans quelque catastrophe demandent à grands cris qu'on les achève pour échapper à la torture qui les broie ; même alors, nul n'est en droit de se prêter à de pareilles exigences, sous peine de contribuer à un suicide; inutile d'alléguer comme excuse un faux sentiment de pitié ! Le mourant, en effet, n'a pas le droit de se débarrasser de la vie qu'il tient de Dieu, dont il doit rendre compte à Dieu et dont il doit se faire un mérite devant Dieu. Il souffre horriblement et de façon intolérable sans doute, mais c'est le moment, pour lui, de faire appel à toutes les énergies de sa foi, de penser au Christ Rédempteur, qui est

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