‹ Le Catéchisme romain, ou, L'Enseignement de la doctrine chrétienneChapitre 274 sur 312 · I. Dict. de théologie, art, aumône, t. i, col · texte numérisé non relu

I. Dict. de théologie, art, aumône, t. i, col

vue, la fortune, la joie de la famille, comme autant de fruits bénis de ses aumônes passées ; et Job ne mourut pas sur son fumier, mais il revit des prospérités encore plus grandes que celles dont il avait joui avant d'être frappé par le malheur.

Du reste, les biens d'ici-bas sont peu de chose à côté des biens de l'éternelle patrie. Et si l'aumône a ses récompenses terrestres, Notre Seigneur nous a montré, dans le récit anticipé du jugement dernier, qu'elle aura aussi sa récompense céleste. Que désirer de plus? « C'est une belle et consolante doctrine des divines Ecritures et des saints Pères, que l'aumône faite sous l'influence de la grâce, quand même le motif surnaturel de la charité ne l'inspirerait pas encore, est déjà une efficace préparation à la justification : elle détache des biens de ce monde, elle est un acte de compassion et de miséricorde, elle mérite la reconnaissante intercession des pauvres auprès de Dieu, dont elle incline le cœur à la commisération et au pardon. Dictée par la charité, elle l'augmente et la fortifie à son tour ; elle la protège contre les tentations de l'esprit et de la chair ; elle mérite un degré supérieur de béatitude céleste ; elle diminue les peines temporelles dont nous sommes fréquemment redevables à la divine justice; elle expie plus complètement les péchés mortels ; elle peut même remettre les péchés véniels d'égoïsme, d'avarice, de prodigalité, auxquels elle est diamétralement opposée. Aussi est-elle une des meilleures pratiques de la vie chrétienne, spécialement pour la jeunesse de notre temps, qui devrait toujours mettre sous cette humble mais puissante sauvegarde le trésor de sa foi et de ses mœurs. »

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