‹ Le Catéchisme romain, ou, L'Enseignement de la doctrine chrétienneChapitre 4 sur 312 · AVANT-PROPOS XJ · texte numérisé non relu

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qui est la connaissance de ce qui est, peut constituer la morale, qui est la connaissance de ce qui doit être ou la règle du devoir. « Incapable de nous fournir un commencement de réponse aux seules questions qui nous intéressent, observait déjà Brunetière (i), ni la science en général, ni les sciences particulières, physiques ou naturelles, philologiques ou historiques, ne peuvent plus revendiquer, comme elles l'ont fait depuis cent ans, le gouvernement de la vie présente. A défaut d'une certitude entière, mathématique et raisonnée, si nous avons besoin de nous former une idée de ce que nous sommes, et si le lien social ne peut subsister qu'à cette condition, les sciences peuvent nous y aider, mais il ne leur appartient pas de déterminer, et encore moins de juger cette idée. Pour le moment, dans l'état présent de la science, et après l'expérience que nous en avons faite, la question du libre arbitre, par exemple, ou celle de la responsabilité morale, ne sauraient dépendre des résultats delà physiologie. Le progrès qu'on avait cru faire, avec ïaine et sur ses traces, u en soudant, selon son expression, les sciences morales aux sciences naturelles, » n'a pas été du tout un progrès, mais au contraire un recul. Si nous demandions au darwinisme des leçons de conduite, il ne nous en donnerait que d'abominables. » Aussi bien l'un des plus acharnés adversaires de la morale traditionnelle et chrétienne a-t-il laissé échapper cet aveu : « Il n'y

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