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122 LE CATÂCmeXE
Les vaines observances, la niagie, la dtvkiaiionf lo cuUç superflu , la supersUlion et Tidol^trie, lels sont donc les vices qui vieuDeol se ranger dans cette espèce de vioo que j ai appelé superslilion et qui constitue le premier vice opposé à la vertu de relîgioD. La seooûda espèce opposée à cette vertu de religion c^esi rirréligioii« et Tirréligion contient la tentation de Dieu , le parjure, le blasphème, le sacrilège et la simonie. Mous parlerons du par* jure et du blasphème dans le second précepte; ici nous dirons un mot de la tentation de Dieu , du sacrilège et de la simonie , mais mon auditoire lui-même m'avertit que je dois être très- succinct dans les notioDS.quej*ai à donner sur ces différents points.
La tentation de Dieu , mes frères, consiste à éprouver témérairement Dieu dans l'un de ses attributs , et il y a tentation de Dieu dans bien des cas où Ton ne soupçonnerait pas un tel désordre. Ainsi , c'est tenter I^u que de s'exposer volontairement et sans raison à une occasioQ prochaine de péché mortel. Pourquoi? parce que l'on ne veut pas le péché , et cependant on s'eipose à le ooa^ mettre; on force dope la providence divine, en quelque sorte , à nous accorder , dans une occasion que nom avons créée , un secours que cette providence ne noua a pas promis et qu elle ne nous doit pas. S'exposer doae volontairement et sans raison à une occasion grav« de péché mortel, c'est dire à Dieu : A telle heure, à tel jour, sur ma simple volonté , accordez-moi des secours extraordi- . .paires de nature et de grâce ; sans cela je vous oOfenser^ô. ' C'est mettre par conséquent la Providence dans la nécessité de déranger ses plans. Dieu ne fait pas des miracles à toute heure ; it n'en fait pas à la demande inopportune de chaque fidèle. Dieu a des plans généraux , des lois qfà
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répâseDi r^iisemble de la nature et de la grâce , et il ne déroge à ces lois , il ne les suspend, il ne les modifie qae lorsque cela platt à sa sagesse; et il ne nous appartient pas de lui demander ses raisons. Par conséquent , la tentation d0l>i<eu c'est Vépreuvo ilKcite â*uti attribut de Dieu; et eelie épreuve, comme vous le Toyez^ est coupable; elle ne va à rien moins qu'à profaner la majesté de Dieu » et e'est dans ce sens qu'elle esl contraire à la vertu de rdigion.
Le sacrilège est la profanation d'une chose sacrée; et ^andjedisune chose, j*ai l'intention de désigner avec les théologiens un triple objet , comme de profaner une personoe, une chose proprement dite et un lieu. Frapper volontairement et sous l'inspiralion d'une mauvaise pensée, sous l'impulsion d'un mauvais sentiment , un minisU'e de Dieu, un religieux , une religieuse , en un mot une personne consacrée à Dieu par état, c'est on sacrilège personnel; profaner soit par on vol, soit par une conduite scandaleuse un lieu sacré, c'est un sacrilège local ; et profaner enfin un objet sacré, un vase, sacré par exemple, c'est commettre un sacrilège réel. Il me suffit ^ je le répète, d'énoncer ces différents objets , pour atteindre le but que je me suis proposé ; je n'ai pas l'intention de développer plus amplement cette matière et de faire un cours de théologie , et c'est pourquoi je passe à la simonie^ et je ne vous , en dis qu'un seul mot. La simonie , c'est la vente ou l'achat k pris d'argent d'une chose sacrée. Vous le savez, au cornneocement de la prédicatîoo des ap6tres« le mage Simon, voyant les apôtres produire d'admirables effets par la vertu du Saint-Esprit , leur demanda d'acheter le Saint- Esprit à prix d'argent , sur quoi l'apétre saint Pierre lui dit : Que ton argent te soit en perdition I ^Et Simon de