‹ Le catéchiste en chaire, plans de sermons, conférences et instructions familières sur les principaux points de la doctrine chrétienneChapitre 36 sur 55 · JOANN. TI · texte numérisé non relu

JOANN. TI

i des lions pour le courage et Tardeur, et nous deve* Dons terribles au démon. » Ùt leonesignem spirarUes... Terribiles effècti diabolo (4). « L'eucharistie, s'écrie saint Thomas, est le pain qui affermit, qui confirme notre cœur, selon ce que dit le saint roi David : Panis corhO' miniS'Confirmet ; »et saint Augustin : « Approchez ^ vous avec confiance de Teucharistie : ce n'est pas an poison, c'est un «pain, un pain de vie que vous recevrez. » Securus accède, panis est non venenum. C'est qu'en effet, selon la remarque du grand saint Cyrille, l'eucharistie assoupit le feu de la concupiscence et la loi des membres qui sévit dans notre corps : Sopit scevientem in membris nostris carnis legem. Voulons-nous donc persévérer, éviter la rechute, demeurer fermement attachés au Seigneur; imitons les «aînis , et comme eux cherchons notre force, notre appui, fiotre aliment, notre remède, notre Vie, dans la sainte communion.

Enfin , l'eucharistie dépose en nous la semence de l'éternelle gloire dont elle est le gage : Pignus futurœ ghriœ.

« Celui qui mange ma chair et boit mon sang , dit Notre -Seigneur, a la vie éternelle , et je le ressusciterai au dernier jour. » Vous le voyez, mes frères, celai <]<ui communie a déjà dans tout son être la vie éternelle en espérance; il Taura dans son âme après la mort; il l'aura même dans son corps après la résurrection. « Le sacrement de l'eucharistie , dit encore le Docteur angélique, ne nous conduit pas, îl est vrai, immédiatement dans la gloire, mais il nous donne la force, la verta d'y arriver, i Hoc sacramenttjm non sUUim nos m

(i) HomiL XLT.

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BN CHAISE. 173

gïoriam introducit , sed dat virtutem perveniendi ad gloriam (4).

Recevons donc avec foi y avec espérance , avec amour, ce sacrement dont les effets sont si admirables. 0 mes frères , chassez de votre âme cette tiédeur qui vous lient éloignés de la table de Jésus-Christ. Venez à celle table, venez à ce banquet, après vous être revêtus de la robe nuptiale , c'est - à - dire de Fétat de grâce et des mérites d*une bonne préparation, et alors cette table eucharistique sera pour vous la (able d'un délicieux banquet , et vous pourrez dire avec David : « Seigneur, Vi>us avez préparé devant moi une table contre ceux qui me persécutent. » Parastiin conspectumeomensam adversus eos quitribulant me (2] I . . . Fort désormais contre les ennemis de mon salut, je vous servirai sans relâche, et un jour je prendrai pari au banquet de vos élus, dans le ciel ! ...

\ TRAITS HISTORIQUES

Nous trouTons dans nos saints livres d'admirables figures des effets de la sainte eucharistie. Un jour que Gédéon devait livrer bataille avec nne faible armée aux soldats innombrables des Madianites, il entendit quelqu'un qui racontait à une autre personne le songe suivant : « J'ai vu en songe un pain cuit sous la cendre ; ce pain était entraîné par une force invisible vers le camp des Madianites. Arrivé à l'entrée du camp, il en frappa la porte et mit bientôt tout le camp en désordre et en ruine... — C'est le glaive de Gédéon, s'écria celui qui écoutait le récit. » En effet , Gédéon fut vainqueur. Or, ce pain n'est-il pas la figure de la victoire que l'eucharistie nous fait remporter contre nos ennemis (3)?

(1) HomiL XLV.

(î) PsaL XX.

(3) Judic. vu.

471 LB CATiCHUTB

L'eucharistie est encore figurée par le ptàn miracoleiix qa^ le prophète Élie mangea , et par la vertu duquel il put marcher quarante jours et quarante nuits et arriver à la montagne d'Horeb, la montagne de Dieu (1).

L'eucharistie n'est pas seulement nn repède spirituel : elle peut aussi devenir, par la permission de Dieu, un remède de salut dans les infirmités corporelles. Saint Grégoire de Nazianze rapporte que sa sœur Gorgonia étant malade et n'obtenant pas de soulagement des remèdes de la médecine, eut recours au célestemédecin, à Jésus-Christ. Une nuit , dans un moment de calme que le mal lui avait laissé, elle sortit de son lit, et se prosterna devant le très -saint sacrement qu'elle possédait dans sa demeure, suivant la coutume des premiers xrhrétiens. Ainsi prosternée devant Jésus-Christ, elle l'implorait, et se regardant comme la pauvre Samaritaine, q,ui espérait être guérie par le seul attouchement de la robe dk Fils de Dieu, elle demandait â Jésus caché sous les voiles du sacrement la guérison que les hommes ne pouvaient lui donner; et, prenant l'eucharistie, elle fit le signe de la croix sur tout son corps. Aussitôt sa foi tai glorifiée, un miracle s'opéra , et la guérison de Gorgonia devint un nouveau sujet pour cette vierge sainte de servir plus fidèlement encore Jésus-Christ. « 0 miracle, s'écrie saint Grégoire de Nazianze, elle se sentit guérie Immédiatement... elle avait reçu la récompense de sa foi... 9 {Orat in Laudem S. Gorgoniœ, )

(1) m. Reg, XIX.

XLIX^ Du MMremeBC de pénlteiiee*

(!« Sermon.)

DE L^INSTITUTIOIf, DE LA NOTION, DE LA MATIÉBE ET DE LA FOBME DU SACBBMENT DE PiNITENCB.

EXPOSé SOMMAIRE.

Qu'est-ce qae le sacrement de pénitence? De la pénitence comme vertu et comme sacrement. La pénitence élevée par Notre - Seigneur à la dignité de sacrement. Preuves de celte institution , TÉcriture , lés Pères , les décisions dogmatiques de TËglise* De la matière du sacrement de pénitence : les actes du pénitent; de la forme: l*absolutîoo.

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