PREMIÈRE PARTIE
Considérons d*abord , mes frères , la pénitence comme vertu. Sous ce rapport, elle consiste dans la douleur et la déteslalion des péchés commis, avec la ferme résolution de ne plus les commettre a lavenir. Oui, pour se repentir comme il faut, ces deux choses sont nécessaires : la haine
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et la déteslatioD dans le passé des fautes dont on s'est rendu coupable; et, pour Tavenir, le propos sincère de mener une vie chrétienne, fidèle à Dieu, éloignée du péché I C'est ce que la sainte Écriture exige du pécheur péottent. a Rejetez loin de vous vos iniquités, par lesquelles vous avez violé la loi de Dieu^ et faites-vous un cœur nouveau (4). » — a Et certes, ajoute le saint concile de Trente, quiconque considérera ces transports des saints: J'ai péché contre voitë seul et f ai fait le mal en votre présence; je im suis fatigué dans mes gémissements, etjai baigné toutes Ut nuits mon lit de larmes ; je repasserai en mon esprit toutes les années de ma vie dans Vamertume de mon coeur , et autres seolimeols semblables, comprendra facilement qu'ils procédaient d*une violente haine de la vie passée, et d*une grande douleur d avoir offensé Dieu (2). »
Telle est la pénitence qu ont pratiquée tous les saints^ soil de rancienne ,.&oit de la nouvelle lot. Telle est la pénitence que Dieu a toujours exigée pour la réconciliation do pë* cheur. Cette pénitence» avec les caractères qui lui sont propres et que nous venons, de faire connaitre, est néees* saire de nécessité de moyen : elle est la condition indispensablovdu salut. En effet, dit le Seigneur, « je jugerai chacun selon ses œuvres; convertissez- vous, et faites pénitence de toutes vos iniquités, et l'iniquité n'attirera poifit votre ruine (3). » — «Si vous ne faites pénitence, dit Jésus -Christ , vous périrez tous semblablemeot (4). p D'où le saint concile de Trente ajoute a que de tout temps la pénitence a été nécessaire pour obtenir la grâce et la