X LA TONSURE EH PARTICULIER £1 £<> DES ORDRES MINEURS
TEXTE TIRÉ DB L'iCBlTURB SAINTB.
Vos aiileiD geous electum, regale Sdcerdotium. (Pbtr.) — « Vous êtes une race choisie, le sacerdoce royal. »
Mbs Frères,
Après vous avoir dit pourquoi le sacremeul de l'ordre est ainsi appelé, il nous faut vous dire 4^ la véritable définition de ce sacrement et quels sont les divers degrés qui le constituent, 2^ traiter de la disposition prochaine à ce sacrement et 3** des ordres mineurs.
1* Le sacrement de Tordre est défini un signe sacré de l'Église par lequel se communique à celui qui est ordonné une puissance spirituelle. Cette puissance ne se confère pas pour qu'elle demeure oiseuse, mais bien pour qu'elle produise ses opérations. C'est pourquoi il faut la concevoir accompagnée et suivie de la grâce sanctifiante, nécessaire pour exercer les fonctions de Tordre. Si Tinfusion de la grâce ne suivait pas la matière et la forme , il n'y aurait pas sacrement dans le sens de la loi évangélique. Or Tordre est un sacrement de la loi nouvelle instituée par Noire- Seigneur Jésus-Christ. C'est la un dogme de la foi catholique défini par le saint concile de Trente : c( Si quelqu'un
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dit que Tordre oa la sacrée ordination n*e9t pas vérilablement et proprement un sacrement institué par Notre-Seigneur Jésus-Christ, que celui-là soit analhème (4 ) !
L*Ap6tre, écrivant à son discipIe.Timolhée, lui dit : Noli negligere gratiarriy quœ est in te, quœ data est tibi per impositionem manuwn mearum[%) : c Ne néglige pas la grâce qui est en toi, et qui t*a été donnée par rimposilion de mes mains, d Le sacrement de l'ordre imprime un caractère ineffaçable. Ce caractère demeure toujours, lors même que celui qui Ta reçu a eu le malheur de perdre la grâce sanctifiante qui a accompagné son ordination ; c'est pourquoi il a le pouvoir, en cet état, s il est prêtre, de consacrer le corps et le sang de Notre-Seigneur, de baptiser, d'absoudre, etc. ; mais ce pouvoir qu*il exerce sans être en état de grâce , le rend coupable de la profanation des choses saintes. De là vient que le Saint-Esprit, par la bouche d*Isaïe, lui crie : Mundamini, qui fertis vasa Domini (3) : a Purifiez- vous, vous qui portez les vases du Seigneur, » ces vases de grâce où sont les richesses de notre sanctification.
Les sept degrés du sacrement de Tordre, en descendant Téchelle de la sainte hiérarchie, sont : la prêtrise, le diaco* nat et le sous-diaconat, qu'on appelle ordres majeurs ou sacrés; les quatre autres sont ceux d'acolyte, d'exorciste, de lecteur et de portier. Ces quatre derniers sont appelés ordres mineurs. Bien qu'ils ne soient pas des ordres sacrés, ils sont cependant des choses sacrées, selon l'expression du Docteur angélique*! et c'est pourquoi le concile de Trente exprime le désir que ces fonctions soient exercées, autant
(i) Ses8. XXIII, c. m.
{%)AdTim.vf.
f8) ISÀI. LU.
EN GHAIRB. 554
que possible, par ceux-là seulement qui en ont reçu le pouvoir dans la participation au sacrement de Tordre, comme cela avait lieu dans la primitive Église ; mais avant de vous expliquer les fonctions de chaque ordre en particulier Je veux vous instruire de ce qui regarde la cléricature ou tonsure, qui n'est que la disposition prochaine au sacrement de Tordre , comme les fiançailles au sacrement du mariage.
2<> La tonsure sépare du peuple celui qui la reçoit; il montre en la recevant qu'il a le désir de se consacrer au €M)lle divin. La tonsure le sépare du peuple et le place dans la tribu sainte ; de sorte qu'il peut dire par grâce spéciale : Dominus pars hœredUatis meœ : « Le Seigneur est la part de mon héritage. »
En effets que signifie cette tonsure que fait Tévêqueà l'initiation du clerc, sinon le retranchement des superiluités mondaines et un parfait mépris des choses d'ici-bas?
Le vénérable Bède dit que le premier qui a porté celle couronne a été saint Pierre et qu'à son exemple, les ecclésiastiques la perlent en mémoire de la couronne d'épines de Noire-Seigneur. Ce n'est donc pas une chose nouvellement inventée que cette couronne. Saint Denis TAréopagile en fait mention (4), et saint Jérôme, dans une de ses épltres à saint Augustin , dil : « Je supplie votre couronne de saluer en mon nom Alipius el ^Évodius ; » et le même saint Augustin écrit : « Les nôtres vous adjurent par votre couronne. » Per coronam vestram vos adjurant nostri. D'où Ton voit en quel honneur Tont eue les Pères, puisqu'ils saluent ou adjurent les ecclésiastiques par leur couronne on tonsure. Ayons, nous aussi, un grand respect
{\) DeEccl.Hier.fC.yu
ift2 LE CkTÈCBim
pour ce signe sacré de la tribu saiole. La tonsure n'est qu'un 8igt«e , roaîs c'est le signe d'une grande chose : c'est le symbole de la séparation de la tribu de Dieu d'avec le peuple. Prions pour ceux qui l'ont reçue ou qui aâpîrent i la recevoir. Que Dieu leur donne la lumière de la grâce et l'accomplissenienl des vertus , pour qu'ils soient dignes do saint mlnislère auquel Dieu les a appelés.
Après vous avoir parlé de la cléricature , qai est b préparation au sacrement de l'ordre, comme le catéchisme €At la préparation au baptême , ou les fiançailles au sacrement de mariage, ja dois vous parler dans ce discours des quatre ordres mineurs. Je suivrai l'ordre selon lequel a lieu la participation au sacrement. Nous dirons quelles fonctions sont conférées à chacun de ces degrés du sacrement de l'ordre , et des prières et cérémonies nous retirerons , je l'espère , quelque fruit d'édification. C'est la tout le sujet de cet entrelien dont la division est naturellefflent déterminée par les quatre ordres dont il s'agit.
4° Le premier degré est appelé l'ordre des portiers, en latin ostiarius. C'est l'office des portiers d'ouvrir et de fermer les portes de l'église et de la sacristie, de sonner la cloche , d'ouvrir le livre à celui qui prêche. L'évêque , en leur faisant connatt^e les fonctions qui leur sont conférées, élève leur esprit au sens moral de ces fonctions saintes ; et en cela TÉglise se montre attentive à imiter Notre- Seigneur, qui des choses sensibles prenait toujours sujet d'instruire et d'élever les hommes à la considération des choses spirituelles et divines. L'évêque leur dit ces belles paroles: « Comme avec les clefs matérielles vous ouvrez et fermez l'église visible, appliquez*vous à fermer au démon Tinvisible maison de Dieu, c'est-à-dire les cœurs des fidèles par vos paroles et par vos exemples, et à l'ouvrir à Dieu.»
Après celte salutaire iustruction , Tévêque preod les clefs de Téglise et les présente aux ordinands pour qu'ils les loucheut de la main droite , et au oaême inslanl il prononce les paroles qui sont la forme de cet ordre : a Agissez comme devant rendre compte à Dieu des choses qui sont sous la garde de ces clefs. » Sic agite quasi reddituri Deo rationem pro iis rebus^ quœ his clavibus recluduntur. Voilà le premier des quatre ordres mineurs.
2" Le deuxième degré ou ordre est celui des lecteurs.
Admirez , mes frères , ces belles paroles que Tévêque adresse à ceux qui sont appelés à cet ordre : « Mes trèschers fils , élus pour être lecteurs dans la maison de Dieu, connaissez et rem{)lissez voire office. Car Dieu est toutpuîssaot pour accroître en vous la grâce de la perfectioD éternelle. Il faut que le lecleur lise ce quil prêche, qu'il chante les leçons , qu'il bénisse le pain et les fruits nouveaux... Croyez de cœur ce que vous lisez de bouche et raccomplissez par vos œuvres. » S'élevanl au sens mystique de celle fonction ecclésiastique, il ajoute :« Quand vous lisez, soyez debout, montrant ainsi que vous devez être élevé au plus haut degré des verlus. » l/évêqiie prononce alors les paroles sacramentelles, tandis qneles ordinands touchent le livre de la main droite : « Prenez, leur dit il ^ et rapportez les paroles de Dieu ; et si vous remplissez fidèlement et utilement votre devoir, vous aurez votre part avec ceux qui depuis le commencement auront administré la parole de Dieu. »
Telle est la forme dans lordinalion des lecteurs , dont les fonctions sont d'autant plus honorables et plus dignes qu'elles se rapprochent davantage du sacré ministère de la prédication.
3° Le troisième ordre c'est celui des exorcistes , dont "• ^ 24
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Voffice est de chasser les esprils impurs par Tiovocatioa du sainlnom de Dieu, bieo que ce pouvoir aujourd'hui soit lié et réservé aux évoques et aux prêtres ; les paroles sacra* menlelles sont celles-ci :
« Recevez ) et souvenez- vous /et ayez la puissance d'im* poser les maios sur les énergumèaes, qu'ils soient baptisés ou catéchumènes. •
Ecoulez encore ces parole^ que Tévèque adresse aux ordinands :
a Étudiez-vous à rejeter loin de vos âmes et de vos corps toute impureté comme vous chassez les démons. Apprenez de votre office à vaincre les vices, afin que reunemi ne trouve rien en vous qu'il puisse revendiquer ; ce que le Seigneur vous donne de faire par le Saint-Esprit. »
Mes frères, bien que vous n*ayez pas un pouvoir d'ordre, je puis vous adresser une partie de ces paroles de l'évoque ; je puis dire aussi : a Étudiez-vous à rejeter loin de vos âmes et de vos corps toute impureté; apprenez à vaincre , avec le secours de la grâce, vos mauvaises passions, afin que l'ennemi n'habite pas en vous et ne trouve en vous rien qui lui appartienne ! »
4** Le quatrième ordre est celui des acolytes, dont l'office est , selon les paroles sacramentelles , de porter les chandeliers, d'allumer les cierges^ de présenter et de verser l'eau et le vin , au saint sacrifice de la messe, a Prenez le chandelier avec le cierge , leur dit Tévèque ; sachez que vous êtes chargés d'allumer les luminaires de l'église au nom du Seigneur. » Ensuite il leur présente les burettes vides qu'ils doivent toucher, et dit : «Prenez la burette pour y verser l'eau et le vin dans le^sainl sacrifice , au nom du Seigneur. » Puis il exhorte le peuple à unir ses prières aux siennes : n Mes très- chers frères, prions Dieu le Père
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toul-poissaoL de bénir ses serviteurs dans l'ordre des acolytes , a6n que , portant dans leurs mains la lumière visible et corporelle, ils procurent, avec le secours de Notre- Seigneur, la lumière spirituelle; ))el il^ ajoute : a Seigneur saint, Père tout-puissant, Dieu éternel, qui par Jésus- Christ votre Fils Notre-Seigneur et par ses apôtres , avez envoyé en ce monde la lumière de votre clarté, et qui avez voulu quil mourût sur la croix, et que de son côté le sang et Teau coulassent pour le saint du genre humain , nous vous prions de bénir vos serviteurs dans Tordre des acolytes ; éclairez leur entendement, allumez leurs cœurs au feu de votre amour , afin qu*étanl illuminés de votre splendeur , ils vous servent fidèlement. Par Jésus-Christ Notre- Seigneur. »
Trois fois la voix de Tévèque s*élève vers le ciel , et Ton sent, à rémotion et à la solennité de sa prière, que Tordre des acolytes touche de plus près aux choses du divin sacri- 0ee. Toutefois, comme rien D*est petit dans le service de Bieu , à tous les degrés tous peuvent dire : « Que Thomme nous honor« , nous qui soiiMiies les ministres de Jésus* Christ. » Sic nos existimet homo ut ministros Christù Mais ce n'est pas assez de les honorer , prions aussi pour que Dieu répande ses grâces sur tous ceux qui se consacrent au culte divin , afin quils soient dignes de ce sacremeni d*où découlent toutes les richesses de notre salut.
TRAIT HISTORIQUE
Vêtements du sous-diacre. — La récitation de l'office.
Le sous-diacre doit porter la soutane. Quand il exerce solennellement les fonctions de Tautel , il est revêtu de Taube, du manipule et de la tunique. Le manipule, qui pend au bras gauche, est le symbole dtt travail pénible mais fructueux dtas le saint ministère. La tunique
556 LE CATÉGHIâTB
est une robe d*boiinear ; aux j^nrs de jelkae, le soos-diacre ne la porte pas. Il reste en aube, ou il se revêt d^une cbasuble pliée par devant. Le sous -diacre récite par obligation d'état Toffice ecclésiastique, le Bréviaire ; sept fois le jour, il prie au nom de TÉglise. (Test ainsi qii*il se prépare à de plus hautes fonctions , s'il est plus tard promu an diaconat et à la prêtrise.
B« Mieremeat de l'«rdre»
( 8* Sermon. )
du sous-diaconat et du diaconat.
Mes Frères,
Bien que ceux qui ool été ordonnés portiers, lecteurs, exorcistes, acolytes, puissent en quelque manière dire cesparoles de l'Apôtre : Sic nos exislimet homo ut ministrot^ Chrisii: « Que Thomme nous honore comme minisires de- Jésus-Cbrist, » cependant l'Église établit une grande différence entre les qualres premiers ordres, appelés mineurs, el les trois autres qui suivent , appelés majeurs ou sacrés. Les ordres mineurs n'engagent pas d'une manière irrévocable dans la milice sainte; si le cœur des minorés vient à défaillir ou s'ils reconnaissent que Dieu ne les appelle pas dans son sanctuaire, ils peuvent rentrer dans les rangs de» «impies fidèles. Mais il n'en est pas ainsi de ceux qui sont entrés dans les ordres sacrés.
Je vous parlerai, dans cette instruction, loda sous-diaconat; 2** du diaconat. Mais considérons d'abord l'idée que
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rËglise a des fonctions qu'elle confie à ceux qu'elle élève âux ordres sacrés; la crainte qu'elle éprouve d'y élever des personnes indignes. Elle invite le peuple qui est pré* sent à dire hardiment s'il reconnaît en eux quelque vice qui les rende indignes, et éprouvant tout à la fois le sentiment de la joie et celui de la crainlo, elle se confie en \» miséricorde de Dieu, ne pouvant fdire mieux que de recou— rir h lui. Elle invoque les mérites et les suffrages de tous les ordres des saints, commençant par la sainte Vierge» qu'elle invoque par trois fois , sous trois noms différents* à l'imitation de la prière qu'elle fait au Père, au Fils , et au Saint-Esprit, et puis elle invoque les chœurs des anges, les saints patriarches, les prophètes, les apôtres, les martyrs, les confesseurs, les vierges, les veuves et les anachoréles^ et enfin toute la société des saints dans un seul cri de l'âme : « Tous les saints et saintes de Dieu, intercédez pour nous, ))afin qu'à force d'intercesseurs elle obtienne l'abondance désirée de la propitiallon divine. Kl poursuivant, elle se sert d'un autre genre d'oraison que nousappe- Jons obsécration, rappelant tous les mystères de notre rédemption. A la fin des litanies, l'évèque se lève; le front ceint de la mitre, le bâton pastoral dans la main gauche, il étend la main droite, et se tourne vers ceux qu'il doit élever à ces ordres sacrés ; et, tandis que ceux-ci sont proalernés à ses pieds, la face contre terre, il les bénit, disant : Ut hos elecios benedicere digneris : « Daignez bénir ces élus; » et t^te l'assemblée répond : a Nous vous prions, Seigneur, «xaucez-nous !» Trois fois il réitère et augmente la grâce de sa bénédiction selon les trois degrés de l'ordre : la béné- 4]iction simple pour les sous-diacres, la bénédiction et la sanctification pour les diacres, la bénédiction ^ la sanctification et la consécration pour les prêtres.
S5S LB CATéCHfSTB
L'ordre des soas- diacres est le premier qaî suit les ordres mineurs. Leur office est de préparer Teau pour îe saint sacrifice, de laver les linges de Tautel, de mettre aux mains du diacre le calice et la patène, et les oblafions qui doivent être consacrées, cr Éludiez-vous, leur dit l'évêque^ h accomplir avec soin ces minislères visibles, afin d'accomplir à leur exemple les invisibles. Sachez que l'autel de l'Église c'est Jésus -Christ, comme le témoigne saint Jean, disant dans son Apocalypse qu*il a vu un autel d'or, debout devant le trône, auquel et par lequel les oblations des fidèles sont consacrées à Dieu le Père. »
Mes frères, apprenez par ces paroles à vous tenir avec le plus grand respect devant Taulel; puissîez-vous tous dire avec le sous-di^cre : « Seigneur, j'ai aimé la beauté de votre maison, et le lieu de l'habitation de votre gloire f » 2» Parlons à présent du diaconat. Le^ fonctions des diacres sont toujours très-honorées et très -célèbres dans l'Église, comme on le voit par les cérémonies de leur ordination. « Mes très-cbers fils, leur dit Tévèque, pensez à quel degré d'honneur vous montez : car l'office du diacre est de servir à l'autel, de baptiser, de prêcher. Vous êtes élevés au ministère du tabernacle, du témoignage, c'est-àdire de l'Église de Dieu, laquelle, toujours exposée au combat, ne cesse de comballre les ennemis. » — « Soyez dignes d'être de la tribu sa rn le du Seigneur, d'autant que vous êtes les coministres et les coopérateurs du corps et du sang du Seigneur. » — « Soyez purs , vous qui portez les vases du Seigneur. Représentez -vous saint Etienne élu par les apôtres à cet office, è cause de sa singulière pureté. Ayez soin d'interpréter l'Évangile par vos œuvres à ceux à qui vous l'expliquez de bouche, afin qu'on puisse dire de vous : Heureux les pieds de ceux qui évangélisent la paix...
Ayez les pîeds chaussés des exemples des saints ; ce que Dieu vous donne pas sa grâce. »
Mes frères, vous pouvez comprendre, par toutes ces exhortations et ces prières, Texcellence et la dignité de cet ordre, qui est la dernière préparation à la dignité sacerdotale; il en approche de si près, que bien que les diacres ne puissent offrir le sacriûce , ou consacrer le corps de Notre- Seigneur- Jésus- Christ, cependant si le sang de la divine hostie, qui est contenue dans le calice, était donné au peuple en communion, comme au temps de saint Laurent , ils le présenteraient et le communiqueraient aus^^ fidèles, comme faisait le glorieux saint Laurent. Dans Tordination du diacre comme dans celle du prêtre, le Saint- Esprit se confère par cette parole : Accipe Spiriium Sanctum. Toutefois, en prononçant ces paroles, Tévêque nimpose sur le diacre que la main droite, et non les deux mains, comme dans Tordination du prêtre, et pour le diacre il ajoute : Ad robur; c'est-à-dire : pour la force, pour que vous soyez fort.
Je ne puis mieux terminer cette instruction que par cette prière de Tévêque, laquelle est bien capable d'élever notre cœur a Dieu : « Seigneur, Père tout-puissant, Dieu éler* nel, vous disposez et ordonnez toutes choses par le Verbe^ votre sagesse et vertu, Jésus- Christ voire Fils ; et par votre éternelle providence vous les préparez , assignant leur temps à chacune d'elles... Vous accroissez, i^levez et dilatez votreÉgiisepar une admirable disposition, ordonnant le service divin, pour l'honneur et la gloire de votre saint nom 1 »
TRAIT HISTORIQUE
Le vêtement propre du sous-diacre , c^est Tétole et la dalmatique* L^étole représente Timmortalité dont la gloire du ciel doit nous revêtir
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un jour, et dont la grâce nous donne un g^age assuré. La dalraatique est un vêtement d'honneur venu de la Dalmaiie , et dont le diacre se revêt comme le sous-diacre se revêt de la tunique.
Du flaerement de l'ordre.
(4* Sermon.)