‹ Le Cathéterisme des Uretères: Par les Voies NaturellesChapitre 11 sur 44 · L. GAILLARD (DÉPOSÉ · texte numérisé non relu

L. GAILLARD (DÉPOSÉ

émité souple ; l'un d'eux, destiné à l’homme, porte une armature qui permet de visser une tige d8 rallonge.

Fig. 12. — Mandrins uréléraux à extr

PSE les unes sont à bout coupé avec œil latéral; d’autres ont une extrémité arrondie ; d’autres encore se terminent comme une sonde bougie ordinaire.

Malgré tout, leur calibre serait encore insuffisant si l’on n'avait à sa disposition un arlifice imaginé par M. Albarran, analogue à celui qui permet d'introduire une sonde à bout coupé après l'urétrotomie interne.

On se sert, pour cela, d’un mandrin (fig. 12) long de 60 centim., formé d’une tige de baleine de 50 centim.

terminée par une extrémité molle, en gomme de 10 centim. À ce mandrin on peut ajouter, au moyen d’un pas de vis, une seconde tige de baleine qui lui donne une longueur presque double.

Lorsque l’on veui placer dans l’uretère une sonde supérieure au n° 8, on commence par introduire le mandrin -par le procédé ordinaire, qui, grâce à son extrémité molle, n’est nullement offensif pour les parois de l’uretère.

On retire alors l'instrument par le procédé indiqué, et, sur le mandrin laissé en place, on fait glisser une sonde à bout coupé (fig. 13) que l’on pousse facilement à la profondeur voulue, après quoi on retire le mandrin.

Chez la femme, le mandrin de 60 centim. est suffisant pour permettre

LR noie

cette manœuvre. Chez l’homme, 'il est nécessaire de visser auparavant la pièce supplémentaire, en raison de la longueur plus considérable de l’uretère.

L'uretère admet, par ce procédé, des sondes n° 14, munies d'un fpavillon (fig.

1 4) destiné à faciliter ladap-

tation du bout de la scringue pour les lavages. Il est prudeat, dit Albarran, de

n’introduire &és instrumenlis

de gros calibre que lorsque l’urelère s’est accoutumé à

supporter pendant plusieurs

Jours des sondes de volume Fig. 13. — Extrémité plus faible.

des sondes à bout coupé. Si, après hr rsile cystoscope, on s’apercevait que la sonde n’a pas pénétré à une profondeur suffisante, il faudrait, avant d'essayer de l’enfoncer davantage, introduire de nouveau le mandrin dans sa cavité ; sans celte précaution, la sonde se replierait dans l'intérieur de la vessie, et il serait impossible de l’introduire plus profondément dans l’uretère. Lorsque l'on veut remplacer la sonde, il est possible de le faire sans appliquer de nouveau le cystoscope. Il suffit d'introduire le mandrin et de retirer la sonde en faisant la manœuvre inverse de celle qui a été décrite ; on met ensuite une nouvelle sonde en place, en la guidant sur le mandrin par le procédé indiqué.

Avantages de l’urétéro-cystoscope d'Albarran. — On les comprendra facilement après avoir

Fig. 14, — Modèles de sondes urélérales; l'une d'elles est munie d’un pavillon pour les lavages.

Ale lu la description qui précède. Ils sont, ainsi qu'il suit, résumés par M. Albarran.

«te Le même instrument peut servir à volonté de cystoscope simple, de cystoscope irrigateur et de cystoscope urétéral. Le cumul instrumental a, au point de vue économique, une cer” {aine importance, étant donné le prix élevé de ces cystoscopes.

»2° Le champ visuel de l'instrument esttres large, ce qui permet de trouver les uretères aussi facilement qu'avec les meilleurs cystoscopes ordinaires.

»3° L’intensité lumineuse de la lampe donne un champ fortement éclairé, ce qui facilite grandement les manœuvres.

»4® Facilité vraimentremarquable de pratiquer le cathétérisme aussi bien chez l'homme que chez la femme. La précision des mouvements, donnés à l’extrémité de la sonde, est telle que, bien souvent, j'ai pratiqué le cathétérisme en moins d’une demiminute et que plusieurs de nos élèves de Necker ont appris très facilement à faire ce cathétérisme. Grâce à cet instrument, le sondage des uretères est devenu chose courante dans le service de mon maître, M. Guyon, etil ne se passe guère de jours-sans que ie cathétérisme des uretères soit pratiqué dans ses salles.

»»° Les mouvements doni jouit la sonde urétérale sont si étendus que, jusqu à présent, j'ai réussi le cathétérisme dans tous les cas, même lorsque la prostate est hypertrophiée.

»6° La sonde pénètre dans l’uretère dans la direction la plus appropriée pour la faire avancer vers le rein, c’est-à-dire de bas en haut, et de dedans en dehors.

»1° L'instrument est parfaitement étanche.

»$° La pièce urétérale qui reçoit la sonde formant une portion de l'instrument absolument indépendante de l'appareil optique, peut êlre mise à l’étuve, c’est-à-dire que la seule partie dont le nettoyage peut laisser à désirer, peut être sûrement stérilisée.

»9° Pendant le cathétérisme, on peut nettoyer par irrigation le prisme et la lampe, qui peuvent parfois être salis dans la traversée de l'urètre. On peut aussi, le cystoscope restant introduit dans la vessie, augmenter ou diminuer la quantité du liquide con-

SH

tenu dans le réservoir et même pratiquer facilement un véritable lavage de la vessie. L'utilité de ces manœuvres est surtout appréciable lorsque le liquide vésical est troublé par le sang ou par le pus; dans ces conditions, la vision devient indistincte, et, si l'on ne pouvait changer le liquide, on devrait renoncer à l'examen.

»10° Le calibre du lube urétéral permet d'introduire directement dins l'urelère des sondes n° 8 de la filière Charrière ».

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