‹ Le Cathéterisme des Uretères: Par les Voies NaturellesChapitre 12 sur 44 · G, INCONVÉNIENTS DE LA SONDE URÉTÉRALE À DEMEURE · texte numérisé non relu

G, INCONVÉNIENTS DE LA SONDE URÉTÉRALE À DEMEURE

Nous venons de voir que l’on peut introduire une sonde dans l'urelère et la pousser jusqu’au bassinet ; nous devons maintenant nous demander si ce cathétérisme est vraiment inoffensif, si, par conséquent, son application au diagnostic des maladies du rein et de l’uretère est bien justifiée.

Il est évident que les phénomènes déterminés par la présence d'une sonde dans les uretères seront variables suivant la nature de l'instrument employé. Comme on a pu le voir, les premiers chirurgiens qui se sont occupés du cathétérisme, ont été obligés d'utiliser des sondes métalliques dont l'emploi était rendu nécessaire par le fait même des méthodes mises en œuvre. Depuis, on s’est servi d'instruments en gomme, qui ont lavantage d'être beaucoup moins offensifs pour le canal et de pouvoir être laissés à demeure, ce qui étaitimpossible avec les instruments primitifs. Il serait peut-être préférable de se servir de sondes en caoutchouc analogues aux sondes de Nélaton. Jusqu'à présent, je ne crois pas que de telles sondes aient été encore employés. |

Quoi qu'il en soit, c’est aux instruments en gomme qu'on à

1 Une bonne partie des détails qui suivent est empruntée à l'importante monographie de M. Casper, auquel je mé fais un devoir d'adresser mes remerciements pour les renseignements qu'il a bien voulu me donner.

LE U0 LE eu recours dans presque tous les cas, el c'est avec eux que nous devons examiner la question de l'innocuilé ou des dangers du cathétérisme de l'uretère.

Quel est d’abord le calibre à donner aux sondes avec lesquelles on tentera de faire le cathétérisme ?

Ce calibre dépend évidemment du volume de l'instrument, mais nous avons vu comment M. Albarran est parvenu à introduire des sondes relativement volumineuses. D’après Poirier, qui a fait à ce sujet de très nombreuses mensurations, l’orifice urétéral aurait un diamètre moyen de ? miliim. ; mais il admet parfaitement äes sondes n* 12 et 14; cependant, il est préférable de ne pas dépasser dans une première séance le n° 10.

Eltudions maintenant les phénomènes qui accompagnent la manœuvre du cathéter; j’insisterai plus loin sur les effets de la sonde à demeure.

L'introduction du cystoscope provoque évidemment une cer taine douleur, mais elle ne dépasse pas ce que l’on observe dans le cathétérisme en général, lorsqu'on le fait avec une grosse sonde; au reste, il est aisé d’atténuer avec la cocaïne la sensibilité du malade. L’instrament étant on place, il arrive que son contact avec les parois vésicales détermine aussi une certaine réaction douloureuse, surtout lorsque le malade est déjà atteint de cystite: on sait, en effet, quo l’échauffement de la vessie par la lampe à incandescence peut ne pas êlre absolument indolore, et c'est un principe de notion courante en cystoscopie, d'éleindre de temps à autre la lampe et de permettre au malade de se reposer. J'ajoute que dans une vessie alleinte de cystite, comme le fait remarquer Casper, le frôlemert de la paroi par la pointe de l'instrument peut facilement déterminer un suintement hémorrhagiqne léger, mais suffisant pour obscurcir singulièrement le champ de vision et compliquer la manœuvre. Il y a done un réel inlérêtà manœuvrer avec autant de douceur que possible, Dans tousles cas on recon-

naîtra que ces pelits incidents se produisent également avec les cystoscopes ordinaires. |

Page 1