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INSTRUMENTS ET TECHNIQUE DU CATHÉTÉRISME DES URETÈRES

On voit donc en somme que, à l'heure actuelle, le chirurgien a le choix entre deux méthodes. La première consiste à introduire un spéculum uréthral dans la vessie vide, à chercher l’orifice de l’urètre et, lorsqu'il a trouvé, à pratiquer le cathétérisme en introduisant la sonde dans l’intérieur du spéculum, comme on fait de l’hystéromètre ; à cette méthode mérite d’êlre attaché le nom de Kelly. La seconde utilise le cystoscope : la vessie est pleine, la sonde se place non plus dans la lumière de l’instrument, mais à côté, de sorte qu'on n’en voit que l'extrémité saillante. Nitze et Casper ont montré les services qu’on pouvait attendre de ce procédé; maissi l'honneur leur revient d’en avoir, les premiers, démontré l'importance, précisé et facilité l’application, c’est à M. Albarran que nous devons de posséder un inslrument vérilablement pratique.

Je décrirai l’une et l’autre méthode, et j’en apprécierai les résultats en me basant sur les documents publiés. Mais auparavant, il me paraît indispensable de rappeler en quelques mots quelles avaient été les méthodes de Simon, Pawlick et de quelques autres; elles ont encore conservé une importance historique suffi -

sante pour légitimer cet exposé.

a) MÉTHODES DE SIMON, PAWLIGK, ETC.

Simon commençait à dilater l’urètre de ses malades avec des cathéters, dont le plus grosavail ? centim. de diamètre et 6 centim. 3 de circonférence. Il convient d'ajouter, du reste, que Simon commençait la dilatation par des numéros plus faibles et qu’il faci-

litait ses manœuvres en faisant une incision au méal ; mais il arri-

na re

vait couramment aux cathéters les plus volumineux. [’urètreainsi élargi, il devenait possible d'introduire le doigt dans la vessie et de rechercher la corde inter-urétérique au voisinage de l'uretère; lorsque l’orifice était perçu par le doigt, il introduisait alors dans l’uretre un cathéter métallique dont l'extrémité arrondie s'engageaitdans l’uretère ; cei engagement se faisait, du reste, par lâtonnement, et il est si incertain que Winckel, malgré ces essais persévérants, n’a pu arriver à le réussir. Simon fait remarquer, du reste, que le bourrelet inter-urétérique est beaucoup moins appréciable qu'il ne le paraît sur les figures qu'il en donne. Enfin, lorsqu'on avait pu introduire dans l’urelère l’extrémité de la sonde que l’on sentail alors à travers la muqueuse vésicale, on la poussait plus ou moins avant, suivant le but à atteindre, Simon a pu pénétrer ainsi jusque dans le bassinet, mais toujours avec des intruments métalliques, son procedé lui interdisant l’emploi des sondes molles ; il est fächeux qu’il n’ait pas cru devoir publier d’observations détaillées, bien que, sur 17 essais de sondage, il ait réussi 15 fois. Ses expériences ont été contrôlées par diverses personnes, parmi lesquelles Lister, Ziemssen, etc. ; il en aurait tiré des déduclions diagnostiques et des résultats thérapeutiques, comme nous le verrons plus loin.

Le procédé de Pawlick, décrit dans le W. med. Press., 1886, réalisait sur le précédent un véritable progrès ; il reposait sur l'étude de points de repère observés sur la paroi vaginale antérieure. Immédiatement au-dessous de l’orifice de l’urètre, se trouve un bourrelet de chaque côté duquel se détachent deux lignes saillantes qui limitent ainsi un {riangle vaginal à base postérieure ; elles sont réunies en arrière par une ligne transversale, appréciable par le toucher, qui complète ainsi ce que l’on à appelé le triangle vaginal de Pawlick. Or, cette surface répond très exactement au trigone de Lieutaud ; son sommet antérieur correspond à l’urêtre et ses deux sommets latéraux aux embouchures des uretères. Par conséquent, on conçoit que, si l’on introduit dans la vessie une sonde métallique à laquelle on imprime

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