HerbermanDj The sulpicians in the United States, p
ry caractérise leurs entreprises et leur histoire ^. » Dès 1806, ils avaient ouvert à Pigeon Hill, en Pensylvanie, un petit séminaire destiné exclusivement à l'éducation des futurs prêtres. Trois années plus tard, il fut transféré à Emmitsbourg. En 1812' il avait soixante séminaristes. M. Dubois, futur évêque de New- York, en fut le supérieur jusqu'en 1824 où un incendie le détruisit. Il reçut lui-même ses bulles en 1826. A ce moment, le collège n'appartenait plus aux sulpiciens. En 1829, ils recevaient de Charles Ciarrolî. frère de l'évêaue, une partie de ses terres du manoir de Darghoregan et de l'argent. D'autres dons arrivèrent. L'on se mit à bâtir un collège qu'on appela Saint-Charles du nom du bienfaiteur. Des difficultés financières et le manque de personnel absorbé par Sainte-Mary's Collège, l'empêchèrent de s'ouvrir. Devant l'insistance de l'archevêque de Baltimore, Mgr Eccleston, un ancien sulpicien, M. Deluol, supérieur du grand séminaire, opposé, jjar raison de prudence à cette ouverture,-" dut s'incliner. Le président du nouveau collège fut M. Jenkins. Ce choix fut un coup de maître. M. Jenkins appartenait à une vieille famille catholique du Maryland. Élève de Sainte-Marie, banquier à dix-huit ans, à trente il se décidait à entrer -au séminaire. A trente-trois ans, en 1841, il joignait la Compagnie de Saint-Sulpice. Il était professeur dans la maison où il avait été élève, quand on le nomma à Saint- Charles. Il y réussit si bien qu'on le mit à la tête