Herberraaim, The sulpicians in the United States^ p
M. Magnien lui succéda. Il était du diocèse d'Orléans, où il avait subi tout jeune l'influence du grand évêque Dupanloup. Après avoir enseigné la philosophie au séminaire de Rodez, il fut envoyé à Baltimore en 1869. Il y professa successivement ou simultanément le dogme, la liturgie, l'Écriture , sainte. Complètement américanisé ^ et plein de sympathie pour les idéals de sa patrie d'adoption « tout en maintenant l'essentiel des règles de MM. Olier et Émefy, non seulement il accorda plus de libertés à ses élèves, mais il supprima tout ce qui, dans son pays d'origine, aurait pu sembler^ exigé par la tradition et la dignité^. » Il réforïna l'enseignement du séminaire et l'adapta aux nécessités de la jeune république. Il s'était entouré d'un corps de professeurs de choix. Parmi eux, se trouvait M. Tanquerey qui commença à publier son cours de théologie pendant qu'il enseignait à Baltimore (1887-1902). A côté de lui, était M. Ayrinhac, canoniste distingué, devenu depuis supérieur du* grand séminaire de San- Francisco. Attirés par eux, les Américains, jusque-là un peu revêches, demandaient à entrer dans la Compagnie de Saint-Sulpice. Parmi ceux-ci, il convient de citer deux hommes éminents, M. Dyer, un de ses successeurs à la tête du séminaire, et M. Fenlon, le provincial actuel de la ^ Société aux États-Unis. En 1866, deux cent vingt ; élèves, tous nés aux États-Unis et des régions les plus diverses, suivaient les cours de Sainte-Marie. M. Magnien doubla les bâtiments du séminaire et