‹ Le Catholicisme aux Etats-Unis [microform]Chapitre 8 sur 34 · Vie du cardinal Gibbons · texte numérisé non relu

Vie du cardinal Gibbons

hostilité. Les vues exactes sur la manière de sauvegarder, sans rien abandonner, l'équilibre des deux éléments rie sont le privilège que d'un petit nombre. Courir le risque de laisser soupçonner une mainmise de l'Église sur l'État, aurait amené d'incalculables dangers. C'eût été encore plus vrai, s'il se fût agi d'un cardinal, personnalité en évidence i.

Dire cependant que Gibbons a surmonté toutes les difficultés serait inexact. Force morale et hiérarchisée de premier ordre, s'adaptant sans peine à toutes les exigences d'une grande démocratie dont la Constitution proclame la séparation du temporel et du spirituel, s'inclinant de préférence vers les faibles, les souffrants, les travailleurs pour les fortifier, les soulager et améliorer leur condition, s'il séduisait les hommes d'action, le catholicisme avait moins de prestige aux yeux des intellectuels. Il ne pouvait montrer ni un Balmès, ni un Ozanain, ni un Lacordaire, ni un Newman. Ce sont là fruits de choix de l'âge mûr. Le catholicisme américain, admirablement planté en terre neuve, par Gibbons et ses amis, déployait à peine ses premiers rameaux. Les fruits de choix pataîtront plus tard sur l'arbre, si les jardiniers poursuivent l'œuvre de culture si bien commencée. II ne. manque pas de plants au verger et le sol est fertile.

. jll est aussi très varié et très étendu. D'un côté, il touche l'Océan ; de l'autre, le Pacifique ; au Sud, il ressent les chaleurs tropicales; au Nord, les froids du pôle. On pouvait craindre que l'effort de culture

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