INTRODUCTION. XVII
de Jésus-Christ ; et, ce principe une fois détruit, il n'y a plus, du côté du Christianisme, que Terreur et le mensonge comme éléments d'harmonie avec l'humanité sociale. Encore une fois^ comment donc expliquer cet étrange phénomène?
Quant aux conséquences de la négation de la divinité de Jésus-Christ, elles sont trop évidentes pour qu'il soit possible de se faire illusion. Ces conséquences, ce sont des ruines : ruines du Christianisme et de tout ce qu'il a produit dans le monde. Ruines du Christianisme, c'est-à-dire : la ruine de ses dogmes^ la ruine de son culte et la ruine de son Eglise. Ruines de ce que le Christianisme a produit dans le monde, c'està-dire : ruine des améliorations et des progrès que la société lui doit dans ses institutions ; c'est-à-dire, en un mot, ruine de la civilisation moderne.
Et qu'on ne dise pas que la société peut répudier l'élément supposé divin dans le Christianisme, tout en conservant les résultats civilisateurs qu'il a produits dans ses institutions : l'histoire et l'expérience prouvent que cette distinction ne se fait pas impunément dans la pratique. Il y avait autrefois, en Orient et sur les côtes d'Afrique, des chrétientés fidèles à l'Evangile et florissantes dans la civihsation ; regardez maintenant ce qu'elles sont devenues. Elles ont commencé par le schisme ou par l'hérésie ; et la perturbation morale, politique ou sociale en a été la première conséquence. Et puis, lorsque, plus tard, elles ont renié tout à fait la divine autorité de Jésus-Christ , alors elles sont tombées, sans exception, dans la décadence^ dans la dégradation et dans la barbarie où nous les voyons