XVIII INTRODUCTION
plongées actuellement. En ces temps-là, il y avait des philosophes et de faux sages, comme aujourd'hui; et, semblables aux nôtres, ils promettaient aux renégats du Christ le progrès de la société et l'indépendance des peuples. Imposteurs qu'ils étaient! ils ne surent que détruire; et quand, ensuite, ils voulurent reconstruire eux-mêmes sur les débris du Christianisme, il se trouva que l'édifice de leur orgueil n'avait aucun fondement; ils ne purent l'achever, et le premier ouragan qui passa fit un monceau de ruines de cette nouvelle tour de Babel.
Et voilà ce que voudraient renouveler des hommes qui se disent les plus sincères amis de la société ! et voilà ce à quoi ils travaillent avec une ardeur dévorante, sans relâche et sans pitié ! Nous ne chercherons pas à les détourner de cette criminelle entreprise; car ils s'estiment trop élevés par l'intelligence pour laisser arriver jusqu'à eux les plus respectueuses observations. Et d'ailleurs, n'ont-ils pas, dans l'intérêt personnel et dans l'orgueil, de trop pressantes raisons pour poursuivre^ quand même, leur œuvre destructive? Ce n'est donc point pour eux que nous avons écrit ce livre. Mais, à leur suite, il y a leurs disciples, il y a leurs victimes, il y a cette foule, enfin, qui se met aveuglément à la remorque de leur impiété, sans s'inquiéter du terme où elle doit la conduire. Voilà ceux que nous avons en vue ; et voilà aussi ceux auxquels nous voudrions signaler les ruines qui menacent le monde, devant la négation de la divinité de Jésus-Christ.
Pour prémunir les esprits chancelants et pour arrêter sur la pente ceux qui se laissent entraîner, deux