‹ Le catholicisme considéré dans ses rapports avec la sociétéChapitre 18 sur 35 · XXIV INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XXIV INTRODUCTION

ture et dans la musique ; nous l'avons vu s'élever sur les ruines de l'art antique et conserver seul, pendant des siècles, les traditions et les inspirations artistisques du beau ; et nous avons reconnu que les plus grands maîtres de l'art ont été formés à son école et qu'il a « réellement inspiré les plus admirables chefs-d'œuvre

des temps modernes.

Voilà tout notre ouvrage. Nous y avons souvent rencontré des questions très-délicates et difficiles à traiter ; jamais nous ne les avons éludées. Sans témérité comme sans crainte, nous avons conscience de n'avoir recherché que la vérité, dans l'indépendance de toute influence et de tout préjugé : car nous étions certain que Jésus-Christ et son Eghse n'avaient rien à redouter des lumières de la raison^ des faits de l'histoire ni de la science des hommes. Du reste, disciple respectueux de nos maîtres, et surtout enfant soumis de l'EgKse notre mère, nous soumettons très-sincèrement tous nos jugements à l'autorité de ceux qui ont mission pour prononcer en pareille matière, et principalement à l'autorité du Pape vicaire de Jésus-Christ. En théorie, nous sentons trop vivement le besoin d'une autorité légitime et directrice des intelHgences, pour ne point accepter nous-même consciencieusement ses décisions dans la pratique.

Cette franche déclaration nous paraît d'autant plus nécessaire ici, que c'est généralement sous une forme rationnelle que nous avons étudié le Catholicisme dans ses rapports avec la société ; et que, le plus trouvent aussi, nous avons formulé nos conclusions d'après les seules appréciations de la raison. Or, l'expérience do

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