‹ Le catholicisme considéré dans ses rapports avec la sociétéChapitre 28 sur 35 · DE LA SOCIÉTÉ · texte numérisé non relu

DE LA SOCIÉTÉ

Nous venons de constater ce que le Christianisme a fait originairement en faveur de la société civile, en la considérant dans les différentes formes de pouvoir qui la gouvernent;, ainsi que dans la condition des personnes, des propriétés et de quelques institutions qui la constituent. Assurément, c'est un résultat prodigieux et vraiment inexplicable que cette transformation sociale ; mais que deviendra- t-elle dans la suite des siècles? Il n'est pas une création, pas une réforme sociale, qui ait pu résister au temps seulement pendant quelques centaines d'années, quand c'était l'homme qui en était 'auteur; qu'est-il donc advenu de l'œuvre sociale du Christ à travers les siècles et les générations? Et, si cette œuvre est toujours debout, parce qu'elle repose sur le fondement de la divinité de Jésus-Christ, que deviendrait-elle par la négation de ce principe divin? Questions graves que celles-là , et auxquelles nous allons répondre presque simultanément ; d'abord parce qu'elles se touchent en réalité, et ensuite parce que nous voulons changer, au point où nous en sommes, la disposition uniforme et peut-être un peu trop méthodique que nous avons suivie jusqu'à présent dans les études précédentes.

Page 1