‹ Le catholicisme considéré dans ses rapports avec la sociétéChapitre 5 sur 35 · VIII INTRODUCTION · texte numérisé non relu

VIII INTRODUCTION

n'ont aucune valeur : ce ne sont que des instruments matériels au service des plus forts. D'ailleurs, en face des graves événements qui se produisent à notre époque, et par suite des conflits dont ils sont l'occasion , la catégorie des indifférents diminue chaque jour; et, bien que le plus grand nombre passe dans les rangs de nos ennemis, nous préférons cette attitude; car, du moins, nous savons à qui nous avons à faire. Et puis, comme le disait un homme tristement célèbre : « Le siècle le plus malade n'est pas celui qui se passionne le plus pour l'erreur ; mais celui qui méprise et qui dédaigne la vérité. »

Pour une autre raison, nous ne nous arrêterons pas davantage aux hommes de la première classe dont nous venons de parler. Ceux qui la composent forment le corps d'élite dans la grande armée qui combat pour l'Église et la société ; et c'est assez pour eux de leur conscience et de l'honneur comme encouragement à la persévérance. Nous allons donc tout droit à ceux qui composent la seconde et la troisième classe ; car ce sont eux qui font, à notre époque, le grave danger de la situation.

Et d'abord, c'est un triste et humiliant spectacle de voir un si grand nombre de cathoHques ébranlés dans leur foi par les événements qui s'accomplissent de nos jours dans l'Eglise de Dieu. Parce que la papauté traverse une des plus graves épreuves qu'elle ait jamais subies ; parce que son pouvoir temporel est menacé par les combinaisons de la politique , par les fureurs de la révolution, et que déjà la violence l'a considérablement entamé, on rencontre, à chaque ins-

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