‹ Le catholicisme considéré dans ses rapports avec la sociétéChapitre 9 sur 35 · INTRODUCTION. XIII · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. XIII

jugements qui ne sont rien moins que des outrages et des blasphèmes.

De l'ensemble de ces dispositions, il est résulté^ dans la société, une perturbation générale qui donne à penser aux esprits les plus insouciants de l'avenir. Sous le rapport religieux, à part un petit nombre que rien n'a pu troubler^ c'est le chaos qui règne dans les intelUgences. 11 ne suffit pas de déraciner dans les âmes la foi dont elles vivaient, au moins faudrait-il leur inculquer des principes qui pussent la remplacer, en donnant satisfaction aux instincts religieux de leur nature. Eh bien, nous le demandons aux démolisseurs : Qu'ont-ils mis dans les âmes à la place des doctrines qu'ils y ont ravagées? Nous le cherchons ; et nous ne trouvons que le doute et que le néant.

La situation n'est pas beaucoup plus satisfaisante sous le rapport politique. Pour s'en convaincre, en effet, il n'y a qu'à considérer les armées formidables que les gouvernements entretiennent à frais énormes, et qui sont toujours prêtes à se ruer les unes contre les autres. Comme pour la forme, on met, de temps en temps, le désarmement en question ; mais on se garde bien de l'exécuter. C'est prudent ; car enfin, lorsque les plus forts, parmi les peuples, cèdent aujourd'hui si facilement à la tentation d'absorber les plus faibles, ce n'est certes pas le temps de désarmer. D'ailleurs, il ne faut pas seulement que chaque peuple se tienne en défiance et sur ses gardes pour le présent ; un jour, quand l'envahissement général de la force sur la faiblesse sera consommé, il ne restera plus que quelques

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