LE PROBLEME DE LA VIE HUMAINE
Il y a dans Tâme humaine un instinct qui la porte vers Tinconnu et qui la pousse à coordonner ses idées de manière à éclairer le problème de son propre avenir. Personne n'a résolu ce problème avec certitude et d'une manière indiscutable. Toutes les philosophies l'ont posé, et toutes en ont donné des solutions différentes.
Les religions ne l'ont ni posé, ni discuté^ parce qu'il n'existe pour elles ni discussions, ni problèmes ; mais chacune a donné sa solution. Le bouddhisme seul a proposé aux hommes, pour terme final de leurs efforts, l'anéantissement, non de l'existence, comme on Ta répété, mais des conditions de l'existence individuelle, leur promettant que, par la science et la vertu, ils échapperaient