‹ Le catholicisme contemporainChapitre 65 sur 94 · LES COLLÈGES, LES FACULTÉS · texte numérisé non relu

LES COLLÈGES, LES FACULTÉS

domestique. Elles croient les soustraire ainsi à la contagion du siècle et aux vices dont Tinjustice ultramontaine accuse les établissements de TÉtat. En réalité, elles les nourrissent d'ajiciens préjugés, les rendant étrangers à leur temps, et souvent font d'eux des défenseurs abusés, non de la religion, mais de Rome. Il est à propos de remarquer ici que le calme dont jouissent TÉglise et la société civile en Orient, est dû en grande partie à ce que Tenseignement-y est exclusivement laïque. Il fut retiré des mains du clergé lors delà révolution sociale entreprise par le grand enipereur Léon III et connue sous le nom de querelle des Iconoclastes; Depuis cette époque et malgré la restauration consommée par Irène et Théodora, l'enseignement est resté purement laïque dans tous le§ pays de langue grecque. Ainsi leur a été épai-gnée pendant plusieurs s^iècles la lutte dont TEurope latine souffre aujourd'hui. .

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LtS LIVRES, LES JOURNAUX.

Les livres et les journaux continuent dans le monde Tinfluence cléricale commencée dans renseignement. L'église a toujours beaucoup écrit; mais la nature de ses publications a changé avec le temps. Elle a été théologienne au moyen âge, puis érudite. Elle a écrit sur la philosophie, quand Descartes eut émancipé cette science. Elle a fait des poômesetdes historiettes épiques. De nos jours elle produit ou suscite des livres de tonte sorte, imités de ceux que publient les laïques, surtout des histoires, des critiques, des manuels et des romans. Je n'examine pas en ce moment la valeur de cette littérature pieuse, qui est en général très-petite. Je remarque seulement que Téglise et les écrivains de son parti n'ont que peu d'initiative et ne créent pas def formes nouvelles ; ils adoptent les genres litté-

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