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CHAPITRE III

Mardis 5 mars.

Quels sont doncl^ces catholiques de surface que le pessimisme de notre ami Renold ose ainsi vouer au châtiment de l'extinction finale? Les catholiques de surface me paraissent ressembler comme des frères à ces cléricaux dont mes « Leçons de la défaite)) (1) ont déjà fixé l'âme etla figure. Faire pavillon de la Religion pour couvrir une marchandise politique, c'est évidemment détourner la Religion de ses fins subhmes. Je crois, d'ailleurs, avoir étabh le fait avec assez de preuves à l'appui : le cléricalisme est une piraterie désuète et qui, de nos jours, se retourne infailHblement contre ceux qui la pratiquent. Mais que penser de la triste prédiction du philosophe Joseph Renold sur mes amis, les cléricaux ? Il n'est vraiment pas gai, cet avenir réservé aux cathohques de surface !

(1) JEHAN de BONNEFOY : Les Leçons de la déjaite (In-12 à 1 fr. 25 ; Paris, Emile Nourry).

Pendant que je cherche à déchiffrer la singu- Hère énigme, en attendant la prochaine arrivée de mes chers habitués du mardi, on sonne à ma porte... et l'on resonne...

Berujon, mère Berujon, dans quel pays de Jouvence ou de rêve voyagent donc vos cinquante-huit ans pour perdre aussi complètement le sens de l'ouïe ? La surdité persistante de mon vieux gouvernement m'oblige à faire Berujon moi-même et je vais ouvrir ma porte.

La personne que je vois sur le palier vaut certes le dérangement que je m'impose: Elle ne semble pas porter plus de trente printemps, son sourire exprime la grâce, et l'élégance de sa mise décèle la parenté avec un tout grand monde. L'inconnue ne me dit point son nom, elle me remet un petit paquet vert tendre, sourit une seconde fois et disparaît....

Vision fugitive et toujours poursuivie...

Je n'ai pas l'habitude de suivre les gens qui s'enfuient, en courant, dans l'escalier. J'estime d'ailleurs que le paquet m'instruira plus complètement que la messagère. Il est très léger, ce qu'il renferme n'en sera sans doute que plus déUcat. Je défais la faveur rose et le papier vert tendre qui l'entourent et je découvre.... un exemplaire des Leçons de la défaite.

Voici le mystère qui se complique. L'angoisse n'est pas heureusement de longue durée. J'ai

à peine entrouvert le volume qu'il s'en échappe une pluie de violettes de Parme, une pluie de roses embaumées, une pluie de marguerites blanches, oh, combien blanches ! J'en trouve en haut, en bas, en marge de chaque page. Quand je dis que les fleurs s'échappent de mon livre en nuages de pluie, je veux parler de leur parfum, car chacune d'elles a la tige solidement fixée au sol où l'a transplantée la main gracieuse de ma fée. Pour tout dire, une main d'homme, la main plus ferme de quelque révérend Père en robe courte a dirigé ça et là l'ensemencement de mon jardin. Et ce travail admirable de ma fée et de son bon génie va simplifier celui de Berujon. Ma vieille bonne n'aura pas à déranger de leurs vieilles armoires mes fameux vases de Sèvres pour y mettre ces fleurs exquises qui donnent à ma figure parcheminée l'éclat d'une matinée de printemps ensoleillée ; mes amis jouiront cependant comme moi de l'odeur de ces fleurs et du parfum de l'âme charmante qui songea, dans sa délicate bonté, à égayer une morne solitude. Roses, marguerites et violettes, j'aurais dû le dire plus tôt, sont des fleurs qui parlent^ des fleurs qui même écrivent (1) : oui, ces fleurs

(1) Cette histoire n'est pas une fiction, une main anonyme et féminine m'a réellement fait tenir un exemplaire annoté de mon petit livre, et les critiques que j'en extrais y ont été réellement insérées. La même main charmante armée du même gant me poursuit encore aujourd'hui de ses envois

ont écrit en haut, en bas, en marge de chaque page les commentaires de mes Leçons et le porte-plume du révérend Père en robe courte répète en haut, en bas, en marge de chaque page: Mensonge ! sophisme ! Car tout ment dans mon ouvrage et tout le monde y conspire à sophistiquer la vérité.

Quand je me couvre de la grande autorité de Victor Hugo, les petites fleurs me demandent si je puis prendre au sérieux le témoignage d'un homme « aussi peu honnête et intelligent ». Quand je cite Montaigne, les petites fleurs ricanent : Celui-ci est comme moi « un sans cœur ». Je ne suis guère plus heureux avec Monseigneur Dadolle, l'ancien recteur des Facultés cathoHques de Lyon, avec l'abbé Guibert, l'aimable auteur de « l'Educateur apôtre », avec le Père Burnichon lui-même, des « Etudes religieuses ». Les adorables fleurs ferment les yeux sur ces références très cathohques. Qui sait, se disentelles, si l'auteur des Leçons de la défaite n'est pas lui-même de ces pieux forbans qui détroussent les textes sur les grands chemins de la pensée humaine ? Les petites fleurs entrent enfin dans des colères de grandes folles, lorsque j'appuie un peu trop fort sur l'hypocrisie de l'équivoque cléricale : Je ne suis plus catholi-

délicats, avec cette différence que les promesses de prières ont remplacé chez ma correspondante les appels aux voies de fait. J'ai tenu à dire ici toute ma gratitude.

que, je ne le suis pas pour deux sous, pour un sou, pour un liard... Je croyais libérer l'Eglise en lui rappelant avec un filial respect que, dans le temps divisé et querelleur qui est le nôtre, la religion ne devait plus être mêlée aux mesquines querelles des factions politiques. Et j'avais entrevu, dans la simplicité de ma foi, un catholicisme de l'avenir entièrement séparé de la conquête du pouvoir, entièrement indépendant de tous les partis, soucieux uniquement de rester la force morale la plus respectée et la plus puissante du monde, parce que la plus désintéressée. Rien que cela, mais tout cela. Le penser, était malheureusement une aberration, et le dire, l'abomination des abominations. Les pieuses petites fleurs me demandent « pour quels ignorants ou quels sots j'ai formulé cette hérésie », Elles s'indignent et leur langage monte jusqu'au sublime : « Judas, pour combien de deniers as-tu écrit ton livre ? »

Petites fleurs, aimables fleurs, saintes fleurs, croyez que, pour une fois, je dis vrai : La colère est une mauvaise conseillère, la colère trouble déjà l'harmonie de vos traits charmants ; elle altère le parfum de vos incomparables vertus- Une fleur me répond dans un style lapidaire : « Que je voudrais être un homme pour vous appliquer ma main sur la figure ! » Devenez cet homme, ma Belle Fleur, ou demandez au révérend Père en robe courte qui présida à l'opéra-

tion délicate de l'ornement du petit livre métamorphosé, de vous prêter, à son tour, sa main virile. Je vous tends la joue droite, chère fleur, vous aurez ensuite la joue gauche que notre commun Créateur daigna placer du côté du cœur...,

Mes amis se joindront peut-être aux violettes, aux marguerites et aux roses pour incriminer ma sagesse. A mon âge et avec la charge d'aussi graves fonctions, gaspiller une heure précieuse à savourer l'odeur des fleurs ! J'entends déjà l'austère Loëtmol me remémorer les anathèmes du Pirké Aboth : « Celui qui perd son temps avec la femme se fait le plus grand tort à luimême, néglige l'étude de la Loi et se rend finalement digne de la géhenne. » Mais, vraiment, est-ce perdre son temps que de prolonger sa promenade dans le jardin embelli par Basile? Je n'avais vu jusqu'à ce jour que les gestes extérieurs du cléricalisme et je me flattais, bien à tort, d'avoir mis à nu son âme avec sa figure.

Les petites fleurs cléricales qui abominent « la Répubhque, le suffrage universel et les démocrates chrétiens » ont raison de s'indigner : Du catholique de façade je n'avais encore apporté qu'une psychologie de surface. Grâce aux fleurs que Basile crut devoir planter dans mon jardin, je puis, à cette heure, achever le portrait et je

n'aurai pas besoin des explications de mon jeune ami Renold pour déchiffrer son énigme. Je comprends aujourd'hui pourquoi le catholique de surface ou clérical ne sera bientôt plus dans l'Eglise un élément viable.

S'il faut juger selon les principes des petites fleurs, on doit constater tout d'abord que le clérical traduit dans ses écrits un état d'âme qui n'éveille aucunement à la pensée la notion et le geste du respect.

Son catholicisme a l'effigie si violente qu'on ne peut guère l'offrir que pour la caricature des vertus chrétiennes. Il convient de n'accorder son respect qu'à bon escient, mais l'homme qui se plaît à avilir et à traîner dans la boue tout ce qui le dépasse ou ne cadre pas avec sa mentalité retombe au régime du Primaire.

Le clérical se met lui-même en marge de la société par cette habitude qui ne le quitte jamais d'incriminer la bonne foi de son adversaire. Quiconque professe une opinion contraire à la sienne est « un homme qui ment, un faux frère, une étoile tombée... (1) »

Le clérical est enfin mieux que personne en mesure d'apprécier la toute puissance de l'argent, et cette conviction est ancrée dans son esprit que tout, ici-bas, a une valeur vénale. Les idées obéissent donc comme les autres denrées, comme les autres productions du travail

(1) Expressions tirées des commentaires des petites fleurs.

manuel à la vieille loi de l'offre et de la demande. Et le clérical s'étonne, proteste et insulte, quand il rencontre par hasard des hommes qui ont accepté tous les risques d'une pauvreté volontaire pour proclamer librement et hautement ce qu'ils croient être la vérité.

Avec de pareilles tendances, on ne se hausse pas très haut dans l'estime de ses contemporains, surtout quand on ne peut se présenter à ceux dont on se flatte d'acheter les suffrages que pour les défenseurs des choses mortes. C'est le cas de reprendre la leçon d'hier : qui dit clérical dit aujourd'hui réactionnaire, et les deux épithètes sont en même temps deux épitaphes.

Le catholique de façade ou clérical est encore un personnage dans l'Eglise. Il y plastronne, claironne et paye les violons. Il ne serait pas à façade s'il ne montrait pas blason doré et panache guerrier. L'Eglise accepte l'un et subit l'autre, un marché qui n'a pas contribué à accroître le prestige de l'idée religieuse. Elle voit d'ailleurs ceux qui se servent de son autorité comme d'un moyen de gouvernement et d'action politique,se prêter avec une parfaite bonne grâce au geste cultuel qui traduit l'état de foi. En dehors de la période de la chasse, le catholique de façade est généralement assidu à la messe dominicale.il y accompagne volontiers sa femme et ses enfants. On reconnaît bien vite, il est vrai,

qu'il s'ennuie à l'office, il sait du moins le faire avec décence, il ne quittera pas l'église, comme le paysan indifférent, au moment du sermon, il saura supporter toute la messe et tout le prône avec une sereine résignation. Le catholique de façade se doit à lui-même et aux autres de sauver les dehors. La morale qu'il pratique n'est pas malheureusement celle dont sa foi lui prêche les leçons, les romans dont il est le lecteur, les exemples de cynisme en actes et en paroles dont il régaie dans l'intimité Messieurs les esprits forts prouvent surabondamment que cet homme, encore si attaché extérieurement à sa religion, en viole les préceptes aussi aisément qu'il en renie les croyances.

Ah ! je les connais bien ces croyants de surface ! A Quimper, ils désertent chaque vendredi la table de famille pour aller manger chez Vorateur les célèbres andouillettes qui portent jusqu'à Lyon la renommée du Vatel Breton. Mon ami, le libre-penseur Léopold Ruplan, est obhgé de les rappeler ironiquement au respect des lois catholiques de l'abstinence. Il frappe bruyamment la table « andouillettarde » du pomeau d'or de sa canne de jonc. Le garçon accourt avec un Dubonnet.

— Non, dit l'ami Ruplan, ce n'est pas un Dubonnet que je vous demande.

— Des andouillettes à la mode lyonnaise ?

— Gardez les andouillettes pour Messieurs

les catholiques qui saucissonnent le vendredi et hâtez-vous de me servir un dîner maigre...

D'où je puis logiquement inférer que le catholique de surface se sert plutôt de l'Eglise qu'il ne la sert véritablement. C'est un demi-croyant qui fait cause commune avec l'Eglise, parce qu'il l'envisage comme la gendarmerie morale des classes dirigeantes. Elle représente la poHtique d'ordre et de conservation ; elle prêche la résignation ; elle fut toujours une grande école de r-espect. Et le catholique clérical compte sur l'action de ces puissantes influences pour le maintien d'un état social dont il doit recueillir l'immédiat et complet bénéfice ; il compte sur l'enseignement religieux pour faire perdre de vue à la foule ignorante et brutale les jouissances terrestres réserv'ées à l'élite. Est-ce qu'il y a place d'ailleurs pour tout le monde au banquet des heureux et la nature ne veut-elle pas que le genre humain soit soumis à l'œuvre servile pour qu'un petit nombre d'hommes vivent esthétiquement ?

Mon Dieu, que ce verbe intérieur est dur pour ceux qu'il incrimine et troublant aussi pour la sérénité du philosophe I Je suis loin cependant de vouloir caricaturer une classe dont nul n'admire autant que moi, chez beaucoup de ses représentants, la probe intelHgence et les douces vertus. Ils appartiennent malheureusement à

cette classe dirigeante, les privilégiés insolemment riches que le peuple appelle ses exploiteurs; ils sont là, les catholiques de surface qui, fidèles aux traditions de famille ou de respect humain, assistent à une messe basse le dimanche, mais n'ont jamais su traduire dans leur vie les sublimes préceptes de l'Evangile, parce qu'ils n'ont jamais trouvé dans la générosité d'un cœur chrétien la vaillance morale nécessaire à la répression des ardeurs égoïstes ; ils sont là, enfin, les cléricaux qui n'ont lié leur cause à celle de l'Eglise que pour réfréner les instincts égalitaires d'une société démocratique. Et je comprends aujourd'hui que toutes ces « surfaces » ne donnent plus à mon ami Renold d'autre impression que celle des sépulcres blanchis dont parle l'Evangile.

Mais la vie sort quelquefois de la mort. Ne peut-on pas espérer la résurrection de ces cadavres ? Qu'il serait consolant d'escompter au profit du Catholicisme la collaboration prochaine de recrues d'éhte, affamées de vertu et de beauté morale et fondant sur le véritable don de soi l'union de la vie privée et de la vie sociale.

Rêve de solitaire ?

Mais qui sait ?

Et qui sait aussi, je puis bien le dire, puisque

je l'appréhende, si le réveil ne marquera pas le divorce définitif des catholiques de surface et de l'Eglise.

Une foi de routine ou de commande qui n'entre pas dans le tissu de la vie morale est ui-c croyance sans fondement et c'est la foi du catholique de surface.

Si l'école primaire moderne doit amener l'extinction des catholiques d'étiquette, le lycée et le collège de demain, soustraits à toute influence religieuse, diminueront aussi progressivement et sans interruption le xiombre des catholiques de surface. Et la politique ne ramènera pas à l'Eglise les mercantis du cléricalisme. La conception de l'Eglise gendarme a fait son temps avec celle de la Religion d'Etat. Un pacte perd sa raison d'être, quand, au lieu de servir les intérêts des parties contractantes, il n'aboutit qu'à les compromettre. C'est l'histoire même de la politique cléricale.

L'Eglise dénoncera la première, sous la poussée des vrais croyants, le contrat équivoque qui, pendant un siècle, a nui si grandement à l'influence chrétienne. De leur côté, les fils de cette bourgeoisie amie de l'ordre qui comptait sur l'Eghse pour ramener les masses au respect des puissances de réaction et d'argent, reconnaîtront eux-mêmes l'inanité du rêve paternel ; ils chercheront ailleurs que dans les colonnes du Temple les soutiens de leurs ambitions politiques.

68 Les semis de bàsile:

L'enseignement de demain restera-t-il l'enseignement chosiste d'aujourd'hui qui fait trop souvent de l'esprit un magasin où s'entassent sur les mêmes rayons meubles et bibelots, objets d'utilité et d'inutilité ? Le lycée et le collège auront-ils, au contraire, recours à l'organisation philosophique et sociologique pour donner des idées directrices à la jeunesse de demain ? Et en apportant des idées sauront-ils faire des hommes ?

Quelque malaisée que soit la réforme, elle peut s'accomplir, et certains symptômes attestent même qu'elle est déjà commencée. Cette réforme servira nécessairement aux œuvres de justice sociale et d'éducation des masses. Mais cette nouvelle bourgeoisie, dont l'Eglise n'aura pas modelé la pensée et dont l'âme dépouillée de Dieu fera songer à l'autel dénudé du Vendredi Saint, voudra-t-elle se reposer sur l'Eghse du soin d'éduquer et de diriger cette fille robuste qui s'appelle la démocratie ?

Cet avenir est encore bien obscur, et l'évolution des sociétés n'est pas toujours celle que prévoient nos théories.

Si les institutions sociales de demain doivent élargir dans la cité future la place légitimement due aux déshérités de la vie, je persiste à croire que ces institutions seront tout à la fois le développement de l'activité moderne et « la fructifi-

cation nécessaire des données évangéliques », elles tendront logiquement à réaliser l'idéal chrétien qui est d'aimer ses frères plus que soimême. « L'histoire témoigne que l'esprit de l'Evangile est toujours vivant dans l'Eglise ; à toute époque il la travaille et la meut, même aux heures où il semble qu'un grand nombre de ses représentants s'en éloignent le plus ». Je serais bien surpris que malgré son divorce politique avec la classe dirigeante, l'Eglise ne fût plus admise à faire entendre la leçon d'amour aux descendants régénérés des catholiques de surface.

C'est à cette conclusion que vient de me conduire ma promenade inattendue dans le jardin de Basile. Le maître de ce jardin a aussi vécu. Et j'ai découvert son fossile à la dernière page du commentaire des « Leçons de la Défaite ».

Je ferai un sort tout de même aux petites fleurs qui ont ressuscité mon humeur combative....

— Berujon, mère Berujon ?

— J'assure à Monsieur qu'aucun de ses amis n'a encore sonné à ma porte.

— Ecoutez avant de répondre, Berrujon ; le conseil est digne de votre sagesse. Vous voyez ce petit livre qu'une écriture de fée a recouvert de notes à chaque page. Vous allez le porter tout de suite chez Bouvellet, et vous demande-

rez à Bouvellet une reliure en maroquin vert. N'oubliez pas surtout de faire dorer les tranches.

— Monsieur vendrait, je crois, ses chemises pour habiller ses bouquins en marquis. On sait bien que Monsieur gaspille.

— Je ne vous demande pas votre avis, Bérujon, ne vous inquiétez donc aucunement du prix de la reliure et de la dorure, car ce livre, tombé chez moi comme un soleil, est pour votre vieux maître... le plus beau jour de sa vie.

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