XXIV PRÉFACE
lique elle-même et de la morale naturelle avec les devoirs de stricte justice.
8*" La confusion de la morale et de la politique.
T» La tendance à la fusion de TÉglise et de l'État, et à la domination de TÉtat par TÉglise.
8° Par conséquent la tendance très marquée à une théocratie qui, aujourd'hui plus que jamais, n^est que l'autocratie papale.
9** L'éloignement qu'un pareil état de choses et un pareil esprit inspirent à un très grand nombre de catholiques qui, ne pouvant plus appartenir de cœur et de conviction à la religion dans laquelle ils sont nés, restent sans culte extérieur, sans religion positive.
10'' Le dommage qui résulte pour la morale de la plupart d'entre eux, de cette séparation, puisqu'ils ont appris de leurs instituteurs congréganistes ou ecclésiastiques, et malheureusement retenu peut-être, qu'il n'y a pas de morale en dehors de la religion, qu'il n'y a pas de religion en dehors de la révélation, qu'il n'y a pas de religion révélée en dehors du catholicisme, et qu'ainsi le catholicisme est la seule autorité morale.
H" Le pr^ugé sceptique et très funeste qui découle de l'erreur précédente, préjugé suivant lequel la morale n'est pas une science naturelle, rationnelle, philosophique pure, puisqu'elle serait d'origine surnaturelle, révélée, et qu'elle ne pourrait être bien enseignée qu'au nom de la religion et par ses représentants dûment autorisés; préjugé sceptique, je le répète, et qui est Tun des plus grands obstacles à {'enseignement de la morale naturelle dans nos écoles. La mo-« raie naturelle est la plus vraie, la plus intelligible, la plus propre à être goûtée des jeunes âmes, et à former les