PRÉFACE. XXV
esprits et les cœurs aux idées et aux sentiments les plus sûrs et les plus efficaces comme règles et mobiles de la vie.
12» Le préjugé antisocial et injuste qui fait regarder comme dépourvu de toute moralité, de tout principe moral et religieux, au moins, quiconque n'appartient pas à l'Église catholique ou né prend aucune part à son culte.
idp La prétention que toute la doctrine catholique est également vraie et de foi nécessaire dans tous ses points et qu'en abandonner un seul, c'est les abandonner tous, suivant la maxime : Quipeccat inuno, omnium reus est; d'où il arrive que celui qui n'a pas pu ou n'a pas su se faire ou se refaire une doctrine morale d'après la révélation première ou souveraine de la raison, reste logiquement sans morale aucune dès qu'il ne peut admettre indistinctement tous les points essentiels de la religion catholique.
44** La négation formelle de toute vertu méritoire, de tonte moralité vraie, profitable au salut, si les œuvres ne sont vivifiées, sanctifiées par la foi ; doctrine qui va même jusqu'à ne voir dans les vertus humaines les plus désintéressées, les plus nobles, que des fautes éclatantes {splendida peccata).
15° L'afl'aiblissement et la perversion du sens moral par une casuistique trop souvent en désaccord avec le sens moral.
16*» L'occasion très prochaine pour les consciences faussées par un enseignement erroné, ou pour les consciences qui se faussent elles-mêmes, de s'alarmer ou de se tranquilliser mal à propos.
17* La tendance très prononcée à opprimer la raison et le raisonnement, à soumettre l'une et l'autre à une autorité