‹ Le catholicisme et l'instruction publiqueChapitre 4 sur 42 · PRÉFACE. IX · texte numérisé non relu

PRÉFACE. IX

n'y ail de l'effroi dans cette enti*eprise, et par conséquent une certaine sincérité. Hais les paladins de cette nouvelle croisade ne savent pas assez que la peur est mauvaise conseillère, et qu'elle peut se perdre par les excès mêmes qu'elle croit propres à sauver. Ce n'est pas assurément qu'il n'y ait rien à faire pour tranquilliser le présent et assurer l'avenir ; mais ce qui est à faire, nous le croyons fermement, n'est pas de retourner à un passé qui n'a été abandonné que pour d'excellentes raisons. Et ces raisons ont une valeur absolue ; elles sont de tous les temps et de tous les lieux ; dès qu'elles ont surgi dans les intelligences, elles n'en peuvent plus sortir. Elles ne sont pas de ces lueurs fortuites ou de simple circonstance, qui ne paraissent un instant au-dessus de l'horizon que pour disparaître bientôt après dans une nuit qui sera sans lendemain. Voilà ce qu'il faudrait faire comprendre. Au moins est-il permis à ceux qui ont ces convictions d'essayer de les faire partager. C'est ce droit dont nous voulons user ici, sans toutefois

nous faire illusion sur le résultat de nos efforts. Mais ce n'est pas le succès qui est un devoir) c'est la bonne volonté, la volonté efficace, celle qui va jusqu'à l'œuvre, jusqu'au sacrifice. De cela seul nous pouvons répondre ; le reste ne dépend pas de nous.

Il n'est que trop vrai qu'il règne dans quelques esprits égarés des idées subversives, antisociales ; mais on calomnierait son temps et son pays^ on ferait injure au sens commun et à la conscience humaine, si l'on prétendait que ces idées sont celles du grand nombre. Il n'y a même rien là de très particulier à notre époque : dans tous les temps des hommes de désordre ont cherché ou à justifier des

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