‹ Le catholicisme libéralChapitre 6 sur 24 · Boutard, II · texte numérisé non relu

Boutard, II

Les erreurs les plus compromettantes ne le feront point reculer. Je ne puis noter ici toutes celles qui lui échappent au courant de la plume. Il me suffira de signaler ce qui caractérise mieux son système. Car c'est bien en présence d'un système de politique religieuse que nous allons nous trouver. Les parties en sont fortement liées.

Lamennais professe sur l'évolution sociale une tolérance qui trouble. « Ces lois [de l'évolution), dont l'histoire est l'application d'autant plus nette et précise à mesure que s'écoulent les siècles, se manifestent principalement aux grandes époques où se termine une période et où commence une autre période, alors que se dégageant de la vieille enveloppe d'un passé à jamais éteint, tout renaît, tout change, tout se transforme, et que les brises de l'avenir apportant aux peuples comme les parfums d'une terre nouvelle, ils s'élancent impatients à travers les flots, vers ce but inconnu de leurs vœux. » (1)

L'allusion aux événements contemporains est transparente. On se demande pourquoi il s'exhausse ainsi sur un trépied pour vaticiner, à la façon d'un oracle, ses idées politiques. Les lois de l'histoire, qu'il invoque, n'existent que dans son imagination, où il est très à l'aise pour les promulguer. L'histoire, à laquelle il se réfère, n'a rien de commun avec celle qu'élaborent nos érudits grâce à une patiente accumulation de

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