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PENSION DE DEMOISELLES

d'un AUTRE GENRE QUE LA PRECEDENTE,

Et moi aussi, je suis institutrice. En lisant dernièrement te prospectus d'une nouvelle maison d'éducation, diri^^e'e par n.adameZephjrine, j'ai ete péne'tre'e d'admiration pour sa méthode ^ mais comme je n'ai reçu en partage que cette simple dose de bon sens qui m'oblis^e à me restreindre aux idées communes, par une fatalité singulière^ ma pension est tout juste le contre-pied de celle dont il s'agit. Pourtant je m'en suis assez bien trouvée jusqu'à ce jour. Vingt familles

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lïonnetes me remercient et m'encouragent ; mais c'est une bien faible j^loire dans un temps où le bel esprit et les (grands airs sont plus que jamais en faveur, et slntroduisent insensiblement dans les classes les plus ordinaires de la société.

Chez moi^ vous le saurez, nul autre domestique qu'un vieux portier , argus incorruptible, veillant à son poste nuit et jour. Quant aux soins du ménage , à l'exception des travaux pénibles ou trop serviles , ce sont mes élèves seules qui en sont cliargées : elles se les paitagent touràtour , sans exception. — Eli quoi!

me direz-vous , de jeunes dem.oiselles bien nées se trouvent transformées tout à coup ?..., — A Dieune plaise! mais ces occupations, qui pourraient être considérées comme un genre particulier d'exer; ice , m'ont paru , sous d'autres rapports , offrir un but d'utilité. En effet, combien de femmes ignorent on dédaignent les détails de leur maison!

Convenez, Monsieur, que destinées à

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