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» traite ce sujet, paraît avoir son siège « particulièrement fixé sur cette partie <( latérale de la léte où est le muscle i< ciolapJiilc. 11 n'est pas rare cependant (( de voir des liomines de beaucoup « d'esprit et de ju-'^^ement , privés de « cette mémoire locale et prodigieuse , « et d'en trouver d'autres qui , en étant K e'minemment doués, manquentd'esprit « et de jugement. J'ai remarqué que les « hommes dont les tempes ^ au-dessus « de V arcade zigocmaîi'qiie , étaient K très-saillantes , et formaient une ligne « convexe , étaient presque toujours (( doués d'une mémoire heureuse et « grande j que ceux, au contraire, dont (( cette partie de la tète était étroite , « creuse ou concave , n'avaient qu'une (( mémoire faible, ingrate, et souvent « en étaient totalement privés. »
Nous nous garderons bien de prononcer sur le mérite de ces observations • il
chez De Bausseaux , libraire , quai Voltaire ,' n°. 5.
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D^ippartient de le faire qu'à un petit nombre d'élus plus familiarisés que nous avec les écrits des G rata rôle , des Claramontins , des Camper ;, des Lavater . des Blumenback 5 des Hufeland et autres physionomistes.
Nous observerons seulement que ce système des si^'nes distinctifs de la mémoire est plus simple et semble reposer sur des données moins vagues que la crànologie du docteur Gall.
Notre auteur a fait aussi une observation dont les lecteurs pourront s'égayer^ mais^ qu'il publie très-sérieusement : c'est que l'on peut établir un signe presque certain de plus ou moins de longévité , sur la mesure du nez. Plus le nez est saillant , proéminent , quelle . qu'en soit la forme , plus on vit longtemps. Sur un grand nombre de vieillards septuagénaires , octogénaires^ nonagénaires et plusieurs centenaires même , dont l'auteur a expressément remarqué la figure, presque tous , ditil , avaient un grand nez très-prononcé.
11 ajoute que la plupart des vieux invalides qui sont à l'hôtel , ont cette même configuration , signe sans doute d'une organisation plus solide , d'un principe de vie plus actif ou d'une plus grande quantité de Ibrce vitale.
Il n'est pas difficile de vérifier cette observation : mais l'auteur l'applique seulement aux hommes , n'ajant pas porté la même attention dans l'analyse des traits qui composent la beauté de la femme , et il s'en remet aux amateurs de prononcer décidément à leur sujet.
A l'appui de son opinion , il cite quelques oiseaux , notamment les perroquets, les corbeaux, les faucons , les vautours et d'autres à gros bec , qui sont très-vivaces. Peut être aurait-il pu citer de même quelques quadrupèdes , quelques reptiles , quelques insectes , quelques poissons tels que le brochet ; alors il eût fait voir que l'homme a des ménechmes chez toutes les espèces d'animaux.
Cet ouvrage est terminé par une liste
assez étendue ,\ contenant les noms de plusieurs vieillards illustres parmi les philosophes, les poètes, les artistes, les médecins , et autres savans de diverses nations qui , d'après leur portrait transrais par la gravure , avaient un f^rand nez, et qui sont morts à l'âge de yo à loo ans.
Quel jugement porter de ce système nouveau ? Ma foi , lecteur , mesurez votre nez • si la nature vous a libéralement partage' de ce côté , persuadez vous comme article de foi, que c'est le signe d'une longue vie , celte confiance contribuera peut être à e'tendre le cercle de vos jours ; si , au contraire , vous êtes camard , regardez l'auteur comme un rêve creux , et ne croyez pas un mot de ce qu'il dit.
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