HOI STANISLAS LECZINSKI
(Fragment extrait d'un ouvrage ine'dit.)
Avant de s'occuper de mon départ pour Paris , ma famille décida que je serais présente au Roi Stanislas. Ce bon 1^01 se faisait adorer des Lorrains • il était le seul qui put les dédommager de la perte de leurs anciens ducs dont le règne paternel , surtout celui de Leopold , avait laisse les souvenirs les plus touclians.
Mon père me conduisit donc à Lulîéville. Au moment où nous fûmes introduits dans le cabinet du Roi, il était A relire la relation qu'il avait faite de
son départforce de Dantzick. Une longue et large robe de chambre de Damas formait son A^etement^ une grande perruque à boucles couvraitsatëtc. Malgré
son extrcmc embonpoint , il se leva pour recevoir n»on père. A l'iispect de celte figure vénérable dont cliaque trait respirait la bieniaisance, je lus saisi d'urr
respect religieux
Le Roi nous retint à dîner. Je m'attendais a une étiquette gênante • je me trompais : sans proscrire Fe'clat et le cérémonial que son rang exigeait, il les avait alliés aux dehors les plus simples ; sa grandeur résidait en lui • il voulait qu'elle attirât les cœurs et non qu'elle éblouît les yeux. Je vis à sa table plusieurs individus assez mal habillés, auxquels il témoignait beaucoup d'égards, c'étaient de pauvres gentilshommes, qui quittaient de temps à autres le soc de leur charrue pour lui faire la cour • Stanislas les accueillait tous de la manière la plus affable, la plus amicale j jamais ils ne venaient le voir sans qu'il les retuît à dîner ^ jamais ils ne le quittaient sans avoir reçu des marques'de sa î>ien l'aisance. Plusieurs même amenaient au bon Roi leurs enfans en Las-
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âge; il avait fait faire exprès des cliaises a bras Irès-hautes , afin de placer ces Jiiarmots à sa table à côte de leurs pères ; dans ce tableau qui le rapprochait de la vie patriarcbale, il trouvait une jouissance inconnue au vulgaire des Rois,
Maigre' l'esprit altiercte la nation chez laquelle il avait pris naissance , Stanislas Leczinski avait conservé le même' caractère de simplicité' et de bonliomie danslesmomens les plus difficiles. L'histoire n'offre aucun prince dont la vie ait été' plus fertile que la sienne en événemens extraordinaires , peu d'hommes ont plus éprouvé les vicissitudes de la fortune. C'est à son propre mérite^ à l'amour qu'il inspirait et à quelques conjectures heureuses, qu'il avait dû la couronne de Pologne. Le vœu de tous les ceours était qu'elle s'affermît sur sa tête ; le malheur des circonstances l'en avait privé.
En 1 704 , après avoir détrôné Auguste Il , Charles XIÏ , Roi de Suède , offrit cette couronne à Jacques (ils de
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co fameux Sobieski , qui était devena Roi par la valeur avec laquelle, à la bataille de Clioeziu, on i6y2, il avait a(ii-anehi les Polonais du tribut liunnliiint qu'ils payaient à la Porte - Ottomane.
Mais Auguste ayant l'ait enlever ce jeune prince , il fut contraint de refuser.
Charles Xli cliercba donc parmi les grands de la Pologne, celui qui lui paraîtrait le plus digne de régner : la sagesse et les hautes qualités de Stanislas Lecziuski, Palatin de Posnanie, le frappèrent, et en le couronnant, il crut faire le bonheur de la nation Polonaise.
Mais l'esprit de faction de'chirait cette nation malheureuse ; l'intëret de quelques ambitieux luttant contre TinteVct public , s'opposait à ce que l'on appréciât, comme on le devait, le mérite du nouveau Roi. L'élection terminée, Charles XII s'e'tait éloigné avec son armée; six semaines après, suivi de forces considérables, Auguste II reparaît; il marche sur ^ arsovie , place très-mal fortifiée, et en chasse Stanislas^ sa mère et
-deux Clle.s,cIo.,tru„e encore a»
t.a,lsde l.ntortune, lut depuis l'épouse deW XV eu.^,^ua sur la France.
courte durée que eelui de Stanislas. Ce dermer triompha de nouveau , et Au ^acre Ro. de Pologne, ainsi '„ue son
epo-ele4„otobre.7o5.ïo:!t:er -^i'iau alors conspirer à lui assurer une couronne qui recevait lelustre le plus Mant des vertus de celu.qu. la pUbiU Le peuple adorait Stanislas. Charles AU, son ami et son soutien, en imposau trop i l'Europe, par les lauriers qudavaa cueillis, pour qu'aucun sou.
«a^eu. d Auguste. Mallieureusemont
confiant dans son bonheur et dans s,:
•"fepidite, la vengeance aveugla le té-
2™.en,onarç,uedelaSuèdo,.e„,7„9, ;"; 'f P°;"^^ )"»1"'«" Bussie,- h\ il se >|t ahandonne par la victoire dans lea champs de Pulta-.va.
Soudain.appujoparPierre-le-Grand,
Angnstc profite de cette mémorable catastrophe ; il re-vierit en Pologne , à la tête d'une arme'e ; Stanislas est al)andonnë, trahi, persécuté, proscrit, cofitraint de fuir. Mais , au sein des plus funestes revers, il fait abnégation de luimême pour ne s'occuper que des calamités auxquelles sa patrie est en proie. Il n'est à ses yeux d'autres moyens de les détourner et de rendre la paix à ceux qui nai^fuères étaient ses sujets ,. que de se dévouer pour eux aux plus grands sacrifices, que de les délier du serment de fidélité qu'ils lui ont prêté , en un mot que d'abdiquer. Par cette héroïque résolution, il espérait détruire l'aliment des discordes civiles, il se montrait plus digne que jamais d'être Roi , et méritait déjà le surnom àe philoso" phe bienfaisant qu'on lui a donné depuis. Satisfait de ce triomphe remporté sur son ambition, Stanislas se rend à Bender, près de Charles XII, qui y était prisoiinier des Turcs. Son but est de déterminer le liéros malheureux à
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C(nîer aux qrconslances. Toujours fier, incine au sein de la captivité, Cliai'les s'indjiifue à la seule pensée de plier ; l'impérieuse loi de la nécessite' n'en était pas une pour son cœur indomptable.
Bientôt Stanislas se voit lui - même captif dans Bender, tandis qu'on en fait sortir Charles pour le conduire à Andrinople. Cependant, on ne tarde pas à lui permettre de clierclier un autre asyle. A travers mille danij;ers, il se rend à Deux-Ponts et y fpit venir sa famille, qui , cent fois avait été' sur le point de payer de sa liberté , et même de son sang, le dan<>ereux avantage de lui appartenir de si près.
Après tant de vicissitudes , il commençait à respirer dans cette retraite ; il apprend qu'un grand changement dans sa fortune se prépare. Un racommoclement s'opérait entre Picrre-le- Grand et Charles XII ; le résultat devait être que les deux monarques réunis tourneraient leurs armes contre Auguste, et que le trône de la Pologne serait rendu
à Stanislas. L'espérance, «ppu) ce d« „.olifs les plus favorables, Vient .le non ^eau luire clans le cœur de eepvmcc nfovtunéjmaiscen'est^uepoarlep. cipder clans un océan de malheurs.^ JortinopxnéedeCharlesM lenJ 8
,„et le combleA ses revers, elle Ipme tout.àcoupdesonseuappm,<^c 0.»
ses biens qui sont confociU.s et de la perspective d'un trône auquel deso. ma il doit renoncer ; heureux encore s U peut trouver en Europe un asile poursi
faniiUe proscrite ! , „1,., ,1e
Fnlièrement dc-cliu, n ayant plus de
ressources sur la terre , Stanislas ne con-
naîtquek, générosité Iraoçarse alaqucllc
il puisse confier sa tête découronnee , son épouse et SCS filles: il se refugre a
Weisscnibourg , en Alsace. E.entot ri éprouve qu'en se jetant entre les bras des Français , il a rendu justice a lenr loyauté. L'envojé d'Auguste se plaint amèrement au duc d'Ork^ns , alors récent de la présence de Stanislas en France, et demande qu'il eu soit exclu.
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Le régent lui répond : Ecrivez à voire maître que la ÏFrance a toujours été Vasyle des Rois malheureux.
Stanislas n'aura donc plus à craindre pour les objets de ses plus tendres af- Itîctions- ils jouiront en paix de l'hospitalité que leur donne une nation, qui respecte le malheur. Mais quelle récompense inattendue la Providence va décerner à ses vertus! Dans ses écrits il la nomme lui-même un prodige. Toute la nation désirait vivement le mariage de Louis XV. On venait de renvoyer en Espagne , à cause de son bas âge , l'infante qui lui avait été destinée, et qui dès iy2r était en France. On cherchait au Roi une autre épouse. Le duc de Bourbon successeur du duc d'Orléans a la place de pricipal ministre , après avoir passé en revue avec le Roi toutes les cours de l'Europe, et même sa propre famille, ne trouva que Marie Leczlnska, princesse de Pologne, qui put lui convenir, et il le décida à lai donner la main.
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Au grand étonnement de l'Europe , Louis déclara, le 27 avril lysS, son mariage avec la fille d'un Roi fugitif, laquelle n'avait pour dot que sa vertu. Le duc d'Antin fut nommé pour en faire la demande à Stanislas. Le g août , Louis XV signa son contrat de mariage ; le 1 5 du même mois , le duc d'Orléans , nommé pour le représenter, épousa la princesse dans la cathédrale de Strasbourg , en présence du Roi et de la Reine de Pologne, et le 5 septembre, le mariage se célébra dans la maison royale de Fontainebleau. Ainsi de l'abîme de l'infortune, Stanislas vit sa fdle monter sur le premier trône du monde.
Chambord devint la demeure honorable de ce prince, que les Français considérèrent dès-lors comme de la famille de leurs Rois. Ily vivait tranquille, quand en lySS, la voix des Polonais vint encore troubler la paix dont il jouissait , et le rejeter au milieu de cette instabilité d'événemens contraires , qui avaient fait le tourment de sa vie. Au-
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guslc U venait de mourir. Toiilc la Pologne s'écriait : Qu'on nous rende Sln-* nisîasf U ne put résistera cet appel qui semblait devoir changer sa destinée ; se croyant comptable envers les Polonais de leur propre bonheur, le même dévouement qui l'avait porté à renoncer au trône en 1709, pour épaiguer des déchiremens à son pays , le portait alors à y remonter, afin de dédommager ses sujets des maux qu'ils avaient soufferts.
Stanislas se rend donc à Varsovie. 11 est couronné une seconde fois, de la manière la plus légitime et la plus solennelle. Deux jours après, on Fabaiidonne lâchement, sur la nouvelle qu'une armée Russe s'avance afin de s'opposer à son élection, ou de le détrôner pour donner la couronne à l'Electeur de Saxe Auguste m, fils du Roi défunt. En effet, l'Empereur Charles VI, ligué avec la Czarine Anne, et secondé par la faction des évéques de Cracovi^ et de Posnanie, lui opposait ce concurrent.
Ja cour de France avait promis à Stanislas de le soutenir ^ mais des promisses ne sont pas des effets , et l'Electeur de Saxe était appuyé par des forces imposantes. Stanislas est donc contraint de se réiugier à Dantzick , pour y attendre les secours qui lui sont promis par son gendre. Il est certain de triomplier s'il peut conserver cette place , qu'il considère , et qui est le boulevard le plus important du royauine ; c'est son dernier refuge j s'il la perd^ l'asservissement delà Pologne à l'influence Russe est décidé sans retour.
En février 1 7 34, sous les ordres d u maréchal Autrichien Eascj,le leld maréchal Munnich , général des armées russes , vient assiéger la place ; l'espoir de voir bientôt arriver les Français double le courage et soutient la résistance des Dantzickois qui chérissent Stanislas ^ ils font des prodiges de valeur. Mais, hélas ! ils s'épuisent I et les Français n'arrivent point! La cour de Versailles a cependant le plus puissant intérêt à seconder
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Stanislas; mais les lenteurs de celte cour sont interminables.
Les forts de llakelsbcrgetdoWeicliselmunde vomissent la mort surles Russes. Un événement funeste pour eux favorise Stanislas et peut-être lui assurera le trône, si ces secours attendus depuis si lonf,^-temps viennent faire une heureuse diversion. Munnich a commandé trois mille hommes pour l'assaut de Ilakelsberg ; à minuit ils se sont portés sans bruit sous les murs , ils seront appuyés par cinq mille autres hommes. L'assaut se donne ; les Russes emportent une batterie de sept pièces de canon. Tout à coup une décharge foudroyante de la part des assiégés écrase les principaux officiers et les ingénieurs qui conduisent l'assaut. Le trouble , la confusion , le désordre sont dans les rangs des Russes. N'ayant plus de chefs pour les dirii^er^ ils n'agissent plus; mais ils restent immobiles, inébranlables dans la redoute qu'ils ont enlevée. Le feu terrible de la place les fait tomber par
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cenlainos, et ceux qui restent sont immobiles. Vainement des adjudans ^ à plusieurs reprises , leur disent de se retirer; ils restent à leur poste. Il faut que Lascy lui-même vienne leur donner l'ordre de la retraite pour qu'ils reffectuent. Plus de deux mille tant tue's que blesse's sont couclie's sur le champ de bataille. L'armée des assiégcans , à ce point affaiblie , est force'e d'attendre des renforts^ pour continuer ses opérations.
Que les Français arrivent donc ea forces suffisantes^ le moment est propice ; les Russes seront écrasés ^ Stanislas sera Roi de Pologne , et le cabinet de Pétersbourg verra se réduire en fumée , l'espoir d'usurper la Pologne et de troubler l'Europe. Mais des motifs d'une si liante importance n'ont pas le pouvoir de donner de l'activité à un monarque insouciant^ à une cour dégénérée , à des ministres nuls. Les Russes ont acquis de nouvelles forces , ils ont repris leur attitude énergique et offensive, quand ^ seulement le 24 mai , déir. 14
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barquenlprès W cischelmunde , àl'emboucLure de la A istule , ces secours promis avec tant d'emphase et si ardemment désirés par Stanislas et les fidèles Dantzickois. Sans doute, ils seront dédommagés d'une longue et douloureuse attente. Les ministres de Louis XV auront fait pour le beau-père de leur souverain et pour ranimer la confiance de ses partisans , un effort proportionné à la puissance du monarque Français.
Détrompez-vous : ce bel effort se borne à deux mille quatre cents liommes, commandés par le comte de Plelo. On les envoyé à la boucherie. Us sont Français : ils mourront ; s'ils ne sont pas vainqueurs leur défaite coûtera beaucoup de sang à l'ennemi. A peine débarquée, cette poignée de bravesattaque avec intrépidité toute une armée Russe; les soldats Français font des actes de vaillance inouïs pour pénétrer dans la place ,• animés par ce que le courage a de plus impétueux, ils se précipitent sur les retranchemens russes; le choc
f^sl épouvantable^ lo sang coule à grands Ilots de part et d'autre; la terre estjoncliée de morts et de mourans ; presque tous les Français périssent en portant des coups terribles; enfin ce qui reste , assailli par le nombre, est contraint de mettre bas les armes. Alors , plus d'espoir pour lesassiégés; foudroje's de tous cote's par les Russes , ils se vo^^cnt enlever les redoutables forts de Hakelsberg et de Weicliselmunde; leur perte est certaine; et de plus elle sera sans utilité' pour la cause de Stanislas,s'ils ne demandent à capituler.
Dans cette affreuse extrémité , il ne reste plus d'autre partie que la fuite, à l'illustre victime du sort pour laquelle ils se sont dévouas. La tête dé Stanislas est mise à prix ; les passages sont fermés, cliaque pas qu'il fera le conduira dans un nouveau péril. Mais, la force de son ame et sa présence d'esprit ne l'abondonneronl point. Il s'évade, déguisé en paysan.
Les Dantzickois sont admis à capituler. Munnicli exige pour première cooi-
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dilion qu'on lui livre Stanislas. A la nouvelle de sa fuite , il entre en fureur et fait recommencer le bombardement de la place. Mais ^ ce mouvement indigne d'un liomme d'honneur est bientôt appaisé, il accorde même une capitulation favorable aux partisans du roi proscrit.
Cette conquête importante ravit pour jamais le sceptre à Stanislas pour le placer dans la maison de l'électeur de Saxe , elle assura à la Russie le succès des projets que son ambition a re'alise's depuis.
Pendant ce temps , le beau-père du Roi de France parcourait furtivement les campagnes pour sauver sa tête que l'on proscrivait ; à peine avait-il surmonté un obstacle qu'il s'en présentait vingt autres. Cent fois , il fut sur le point d'être pris ,• des partisans d'Auguste le reconnurent en lui donnant asile ; mais il leur en imposa tellement par l'air de grandeur et de bonté empreint sur ses traits et par sa noble coufiance ^ qu'ils
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ne purent se résoudre à le livrer. Les aventures multipliées qu'il eut pendant, cette liiite , sont aussi intéressantes que surprenantes j il faut les lire dans ,'a propre relation ; s'il échappa à tous les périls qui l'environnèrent , ee fut par miracle. Cette relation a surtout innnortalisé la fjjénérosité , le dévouement , et la loyauté des braves Dantzickois.
Enfin Stanislas arriva dans les états du Roi de Prusse , y fut en sûreté et de là , repassa en France. Que de reproches dut se faire Louis xv en revoyant cet illustre infortuné! H dépendait de moi', devait-il se dire, de lui épargner tant de îiialheurs et de prévenir ceux dont la Russie se dispose ti accabler l'Europe, et je ne l'ai pas fait !
Louis cependant prétendit venger l'outrage fait à son beau-père , en déclarant la guerre à l'empereur d'Allemagne ; mais, il eiit été plus utile de le secourir que de le venger. La guerre fut donc portée en Italie en 1704 ,• l'empereur y perdit ses plus belles provinces.
Ol8 LECAUSEUn.
Le paix fut conclue à Vienne en l'^^G. Entre autres articles, on convint que Stanislas conserverait le titre de Koi, qus ses biens en Pologne lui seraient rendus , et qu'il aurait la jouissance des duchés de Lorraine et de 13ar, avec droit de reversion à la France.
Ainsi , c'est à Stanislas que la France dut cette belle conquête , si souveçt projettee , ainsi , la Reine sa fille ne resta pas sans dot.
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