ADOLPHE, COSIMA
COSIMA, à part.
Vn Franrais. . . quel bonheur!
ADOLPHE, d part^ avec agitation.
Angiola!... comme elle est partie!... comme elle me bravait 1
côsiMA, d part.
On vante tant leur amabilité !
ADOLPHE, à part.
J'ai eu tort de le souffrir... un sot, qui va lui remplir la tête d'idées fausses.
cosiMA, à part.
Il cherche quelque chose de galant pour commencer.
ADOLPHE, d part.
Oui, oui... c'est assez de badinage , et puisque ça n'a servi à rien, je veux. . .
Fausse sortie.
COSIMA
Eh bien !.. où allez-vous donc ? est-ce que vous songez à me quitter?
ADOLPHE, avec préoccupation.
Oui, oui, Madame... tout ce qui vous plaira...
GOSIMA.
Mais ça ne me plaît pas du tout. . . Apprenez que vos devoirs. ..
ADOLPHE, à lui-même.
Mes devoirs !. . . en effet, un mari doit à lui-même, à l'opinion. . .
COSIMA
Il est bien question de mari«.. je vous préviens. Monsieur , que le cavalier. . .
ADOLPHE , toujours distrait.
Est un drôle, qui s'attirera vingt coups de plat de sabre.
.f'?!!** COSIMA.
Que dit-il?., perdez-vous la tête?
ADOLPHE, très-vivement.
Ma foi... je crois que oui... et tenez, macousine, malgré notre querelle.
Air : Mes yeux disaient tout le contraire. (Une heure de Maiiagc.J
Ici, voulez-vous à mes yeux
Vous montrer et bonne et sensible?
Mais je ne demande pas mieux.
Parlez, je ferai mon possible.
ADOLPHE
De m'éloîgner en ce moment, C'est la liberté que j'espère.
cosiMA, surprifi.
Vous éloignez! {à part, avec ehagr'm.) J'ai cru vraiuunt Qu'il désirait tout le contraire'.
Lui, s'éloigner 1 J'ai cru vraiment Qu'il désirait tout le contraire.
SCEXE XV.
ADOLPHE, GIGOLO, GOSIMA.
ciGOLO, avant d'entrer L'éventail!.. Tévenlail que j'ai oublié!.. [Paraissant, à Adolphe et à Cosima.) Que je ne vous dérange pas.
Il passe rapidement, et entre dans l« boudoir, cosiMà , à part.
Nous déranger !. . et de quoi ?
ADOLPHE, dparU Encore lui!., je ne sais qui me tient... ( à Cigolo, guisQrtdu sort du boudoir^ dont il laisse la porté à moitié ouverte.) Où est m;i femme ?
CIGOtO.
Dans la calèche. Elle a voulu aller devant , en disant que je la rattraperais toujours assez tôt. Dieu ! courir à pied. . . au soleil !. . ô héroïsme !. . . heureusement que je pourrai en chemin. . . (// déploie un énorme cvcntaiL et fait le geste de s'éventer.) Adieu, cher collègue... serviteur, Marquise , beaucoup d'agrément ensemble... ■ • ««^oia
COSIMA, dpari. l
Oui. . . ça s'annonce bien.
SCEINB XYI.