‹ Le cénacle de Joseph Delorme,Chapitre 23 sur 46 · M. DG. IX · texte numérisé non relu

M. DG. IX

Ce titre se détache, au milieu d'une belle planche frontispice, gravée par L. Gaultier, représentant un motif architectural de quatre colonnes jumelées, de style ionique, dont le socle est orné des statues de Mars et de Vénus, et dont le fronton est surmonté de buste lauré de Ronsard que couronnent deux ancêtres, sans doute Pindare et Anacréon.

Le volume, imprimé en caractères italiques, n'a pas moins de 1 2 1 6 pages , encadrées d'un filet rouge, non compris 8 feuillets liminaires, 10 pages de table, 2 pages pour Fode pindarique de Garnier en mémoire de feu de Ronsard, et 182 pages d'un supplément intitulé: Recueil des Sonnets^Odes^flymmes, Elégies, Fragments et autres pièces retran^

LE CÉNACLE DE JOSEPH DELORMfî

chées aux éditions précédentes des œuvres de P. de Ronsard^ gentilhomme vandosmois, avec quelques autres non imprimées ci-devant, suivi d'une épitre au lecteur par laquelle succinctement T auteur respond à ses calomniateurs .

Après la dédicace au Roy suivie de vers latins de Turnèbe, de Joachim du Bellay et de Dorât, dédiés à Ronsard, on, lit ce sonnet de Joachim:

Comme un torrent qui s'enfïe et renouvelle Par le dégOList des hauts sommets chenus^ Froissant et ponts et rivages cognus.

Se fait (hautain) une trace nouvelle :

Tes vers, Ronsard, qui par source immortelle, Du double mont sont en France venus, Courent (hardis) par sentiers incognus De mesme audace et de carrière telle.

Heureuses sont tes nymphes vagabondes, Gastine saincte^ et heureuses tes ondes, 0 petit Loir, honneur du Vandosmois !

îcy le luth qui n'aguere sur Loire

Souloit respondre au mouvoir de mes doigts,x Sacre le pris de sa plus grande gloire.

Au-dessous de ces vers se trouve le portrait de Muret, quixommenta le premier livre des Amours, Puis vient (page XII) le médaillon de Ronsard, en empereur romain, regardant celui de Cassandre, avec le beau sonnet de Cl. Garnier qui suit :

Voicy les deus Amans qui renomment la France,

De même qu'ils ctoient en leurs plus jeunes ans :

LE « RONSARD )) DE VICTOR HUGO

Voici l'objet divin d'un si riche Printans

Où les Dieus avaient mis leur plus chère influance .

« Mais quoy, rien n'ét durable, il faut que toute essance (c Eprouve l'infortune et l'injure du Tans : Ils ont fini leur course, et leurs rays éclatans Ont vù tomber leur gloire au sons de l'oubliance.

Leur gloire, ha ! qu'ay-je dit, tant que les jours seront Et tant que par la nuit les Astres flamberont Elle aura par la Muze une éternelle vie .

« Le tans met comme il veut les Empires à bas, (c Ilion n'est plus rien, sa grandeur est finie, « Mais le sçavoir d'Homere a veinqù le trépas .

On conçoit que Victor Hugo ait été fier de ce Ronsard^ surtout avec la dédicace de Sainte-Beuve qui, par ses articles du Globe et son Tableau de la poésie au seizième avait pris la figure et l'im-

portance d^un véritable Aristarque. Il avait d^autant plus droit d^en être fier que tout le Cénacle lui trouvait des ressemblances avec le chef de la Pléiade, et que, sans le savoir, il lui ressemblait aussi, non seulement par la mission qu'il s'était attribuée, par les dons et par le génie, mais encore par le caractère. Or, le caractère chez Ronsard n'était pas, tant s'en faut, à la hauteur du talent. Non content d'être le premier entre ses émules (primus inter pares), il était jaloux de leur gloire et faisait tout pour l'effacer. Si par devant il les flattait et les couvrait de fleurs, par derrière il s'appliquait à les des-

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servir, retirant publiquement à qui avait cessé de lui plaire la dédicace de telle épitre célèbre pour Toctroyer à quelque nouveau courtisan, ménageant ceux qu^il redoutait de leur vivant pour les accabler une fois morts, et laissant dire ou faisant dire par ses joueurs de flûte que tout Thonneur de Tinvention de Tode horatienne et le principal mérite de la Deffence et illustration de la langue françoyse lui revenaient sans conteste, quand l'un et Tautre appartenaient à Peletier du Mans et à Joachim du Bellay.

Sous ces traits de caractère assez vilains, il est facile de reconnaître Hugo jeune et surtout vieux.

Et donc il avait eu soin de mettre ce précieux Ronsard bien en évidence, sur une table de la chambre au lys d^or, afin que chaque visiteur pût le feuilleter en Tattendant, et admirer les vers autographes dont Pavaient enrichi les principaux amis de la maison .

Lui-même, pour leur donner l'exemple, avait pris la peine d'y écrire, à la page 7 des feuillets liminaires, ces deux strophes de six vers chacune, datées du 4 novembre i828yfête du Roi :

Souvent^ lorsque tout dort, je m'assieds plein de joie, Sous le dôme, étoilé qui sur nos fronts flamboie ;

LE « RONSARD )) DE VICTOR HUGO

J'écoute si d'en haut il tombe quelque bruit; Et l'heure vainement me frappe de son aile, Quand je contemple, ému, cette fête éternelle Que le ciel rayonnant donne au monde la nuit.

Souvent alors, j'ai cru que ces soleils de flamme

Dans ce monde endormi n'échauffaient que mon âme ;

Qu'à les comprendre seul j'étais prédestiné ;

Que j'étais, moi, vaine ombre obscure et taciturne,

Le roi mystérieux de la pompe nocturne ;

Que le ciel pour moi seul était illuminé (1).

Et tout de suite, au verso de cette page, par droit de naissance autant que par droit de dilection, car « Toncle de Normandie », comme l'appelait M^^ Victor Hugo, était un peu comme chez lui, rue Notre-Dame-des-Champs, Ulric Guttinguer avait transcrit ces vers désespérés :

l'ahbre mort à Victor Hugo

Oui, le bois est bien triste aux longs jours de l'hiver

Mais tous ces arbres noirs refleuriront encore.

Et que vienne ce temps où le ciel découvert,

Quittant son manteau gris, de l'azur se décore,

La sève embaumera sous le feuillage vert.

Oui, sauvés de la bise et des froides tempêtes,

Ces arbres de la vie ont retrouvé les fêtes,

(i) Victor Hugo, en recueillant cette petite pièce dans les Feuilles d'Automne, où les strophes commencent par le mot « parfois » au lieu de <( souvent », Ta datée de novembre 1829, sans doute pour ne pas rappeler qu'il l'avait faite le jour de la fête du roi. C'était son habitude d'antidater ou de postdater ses poésies, quand il avait quelque intérêt à le faire. Or, Finterdiction de Marion de Lormey et tout ce qui s'en était suivi, avait singulièrement refroidi Victor Hugo à l'égard des Tuileries.

Hors un seul quelquefois que ne peut ranimer Ni rayon du matin^ ni soleil, ni rosée ; Par quelque affreux amour telle une âme épuisée, Tel un cœur très aimant qui ne peut plus aimer.

Et cet arbre longtemps restera noir et sombre Sur le sol où l'on a tant aimé sous son ombre ; Car on l'espère encore, et, l'œil sur ses rameaux, On se flatte longtemps qu'ils renaîtront plus beaux. Mais en vain I certains froids ici-bas nous flétrissent, Dont l'arbre ni le cœur jamais ne se guérissent ; On reconnaît la mort après un long combat, Et le vent le renverse, ou la hache l'abat.

Alors, tout sera dit, si ce n'est qu'une femme Portant quelque coupable amour au fond de Famé, Emue et tendre, un jour en ce lieu passera. Puis, le front tout à coup abaissé, pleurera : Et, pensive, arrêtant sa démarche plus lente, Vers quelque vague objet tendra sa main tremblante, Et jetant un regard sur le sol éclairci, Avec un long soupir dira : C'était ici !

Puis, essuyant ses yeux, et poursuivant sa course. Elle ira consolée à quelque belle source. Non loin de là, rêvant un nouvel avenir. Sous un arbre plus beau perdre le souvenir; Car de quelque bonheur que le passé nous lie. Si tendre qu'elle soit, quelle femme n'oublie î

Ami, je suis cet arbre et triste, et sombre, et noir, Dont la sève en courant par le froid fut saisie. Que vous vous lasserez d'arroser quelque soir. Que ne peuvent sauver ni chimères d'espoir. Ni rayons d'amitié, ni fleurs de poésie !

Uluic Guttinguer.

Paris, 22 mai 1829.

LE (( RONSARD » DE VICTOR HUGO

Mais les événements devaient démentir ces sombres pronostics, et, tout mort qu'il était en 1829, l'arbre de Guttinguer avait encore de longs et d'heureux jours à vivre.

Continuons à feuilleter notre Ronsard, A la page i, où commencent les Amours du poète, voici des vers de Louis Boulanger, ie peintre du Cénacle, qui, ma foi, ne sont pas trop mal tournés et pourraient nous aider à comprendre ce mot de Sainte-Beuve que Boulanger était « le poète des peintres ». Je ne connais d'ailleurs pas d'autres vers de lui .

Non, je ne reçus point d'en haut ce don céleste Qui fait, lorsque tout meurt et s'efface, que reste Debout l'œuvre immortelle, et que dans l'avenir La gloire de l'auteur resplendit aussi belle Qu'aux g-rands jours où sa ville, en fête solennelle, Promenait ses tableaux que l'on allait bénir.

Pourtant ces Florentins, ces élus du génie

Que ta muse à mes yeux présente comme en vie,

Souvent de leur lumière ils viennent m'inonder,

Et quelquefois, hélas î aux élans de mon âme

J'ai cru,pauvre insensé, qu'un rayon de leur flamme,

Pénétrant dans son ornbre, allait la féconder .

Page 3, sous la date du 5 juillet 1829, voici un sonnet d'Ernest Fouinet intitulé : A deux Heureux. Il fut célèbre en son temps et fit une certaine réputation à Fouinet, qui en profita pour cultiver le

roman et fournir des articles à tous les magazines romantiques, depuis les Annales jusqu'au livre des Cent-et'un, Aujourd'hui il n'est plus guère connu que des bibliophiles et des curieux qui se souviennent du témoignage empressé que lui rendit Victor Hugo dans les notes des Orientales. Fouinet était membre de la Société asiatique, et, comme tel, avait traduit quelques jolis contes de l'Orient dont Hugo tira parti dans ce livre. Sainte-Beuve l'appréciait beaucoup et lui a dédié l'admirable pièce des Consolations qui a pour épigraphe cette phrase des Confessions de- saint Augustin : Non^ dam amabam, et amare amabam^ quœreham quid amarem^ amans amare^ et qui débute par ce beau vers :

Naître, vivre et mourir dans la même maison . Voici le sonnet A deux Heureux :

Dans la création tout est harmonieux

Gomme Tordre éternel d'où jaillissent les mondes.

Sur de tendres yeux bleus tombent des tresses blondes ;

De vastes rayons d'or voilent l'azur des cieux.

Les champs de la Provence, aux soleils radieux. Sont pour les jeux, le rire et les joyeuses rondes. Les forêts de Bretagne, obscurités profondes, Sont pour l'isolement aux rêves soucieux.

Une femme penchée embrassant une harpe, Déployant mollement son bras comme une écharpe, C'est un groupe suave> une harmonie encor :

LE (( RONSARD )) DE VICTOR HUGO

Mais la beauté, la grâce alliée au génie,

La colombe de Taigle accompagnant l'essor,

C'est l'accord le plus beau, c'est là votre harmonie.

Deux pages plus loin, p. 5 5 voici une longue pièce d'Alexandre Dumas, car il était aussi prolixe en vers qu'en prose, et quand il était parti, la plume à la main, il ne s'arrêtait plus (i). On sait qu'Alexandre Dumas fut brouillé longtemps avec Victor Hugo. Mais en 1829 (et les vers qui suivent sont datés du 17 août) ils étaient une paire d'amis, et dans les fêtes carillonnées, j'entends après quelque retentissante lecture, comme celle de Marion de Lorme ou d'^^rna/zi, pour mieux marquer son enthousiasme, Alexandre prenait Victor dans ses bras et l'élevait au-dessus de la foule, qui l'acclamait comme un roi.

Les vers suivants furent inspirés à Dumas par rinterdiction de Marion de Lorme et le refus de Victor Hugo d'accepter du gouvernement, à titre d'indemnité, une augmentation de pension :

Ils ont dit : <( L'œuvre du génie Est au monde un flambeau qui luit ; Que sa lumière soit bannie, Et tout rentrera dans la nuit. »

(i) Dumas avait commencé par faire des poésies de circonstance. Voir plus loin, page 261.

Puis de leurs haleines funèbres Ils ont épaissi les telnèbres.

Mais tout efFort fut impuissant Contre la flamme vacillante Que Dieu mit, légère et brillante, Au front du poète en naissant.

Alors ils sont venus à tes pieds, ô poète.

Consumant quelques grains de leur bannal (sic) encens,

Humbles, verser de For et traîner des présens.

Comme si les accens que ta bouche répète

Se pouvaient calculer à ceux des courtisans.

Eux qui parlent aux rois, à toi parlant au monde,

Ils sont venus offrir de te payer le prix

De ces veilles de feu qui brûlent les esprits ;

Et toi, tu leur as dit, dans ta pitié profonde :

(( Loin de moi, malheureux ! qui n'avez pas compris.

(c Laissez-moi, laissez-moi, vous dis-je,

Dans ma fierté qui vous surprend !

Car rhomme libre est un prodige

Que rhomme libre seul comprend.

Quand l'aigle, d'une haute cime

Vers le ciel, dans son vol sublime,

Remonte, à la foudre pareil, *

S'il veut des routes inconnues.

Ce n'est point pour se perdre aux nues.

C'est pour s'approcher du soleil.

« Le soleil du poète — écoutez — c'est la gloire : Son chant, comme un fruit d'or, mûrit à ses rayons. Et quand ce chant est fort et mûr d'émotions, Il le laisse tomber dans les mains de l'histoire Comme un mets superflu qu'il jette aux nations.

« Et lui, pendant ce temps, dans sa force et sa joie. Oublieux de l'orage et sûr qu'il est au port, Au roulis de la vague il se berce et s'endort,

LE (( RONSARD )) DE VICTOR HUGO

Dédaigneux des écueiis qu'il heurte sur sa voie, Car il tient dans sa main et sa vie et sa mort.

(( Or voilà ce qu'est le poète :

Libre, puissant, insoucieux, Écho terrestre qui répète Quelques notes du chant des cieux, Oui plane sur ce gouffre immonde Que le Seigneur nomma le monde.

Fange d'exil que nous aimons, Ainsi qu'en s'égarant un ange Vient planer sur l'abîme étrange Où se tourmentent les démons... »

J'arrête ici la citation, car il y a encore quarantehuit vers de cette volée, et le Ronsard en contient d'autres qui sont impatients de voir le jour.

Justement à la page 453, j'en aperçois quatre de la fine écriture de Lamartine. L'illustre poète ne s'est pas mis en frais ; il est vrai qu'il était toujours pressé et que lorsqu'il venait, de loin en loin, à Paris, il ne pouvait suffire aux invitations qu'il recevait de tous côtés : c'est au point que David d'Angers avait remarqué qu'il ne s'asseyait jamais comme les autres. Pourtant, en 1829, il fit un assez long séjour à Paris, et, sur les instances de Victor Hugo, qui l'admirait comme un grand frère, il consentit à dire, un soir, chez lui, devant une assistance d'élite, une de ses plus belles Harmonies, que Gosselin était sur le point d'éditer. C'est même là qu'il apparut à David d'Angers tel qu'il l'a représenté

dans rincomparable buste en marbre qui appartient aujourd'hui à M. Chéramy : « Lamartine s'était adossé à la fenêtre. Sa tête se détachait en silhouette sur le ciel qui lui servait de fond. Il semblait une statue de bronze, et parfois on eût dit qu'il allait prendre place parmi les astres (i). » Quelle était donc cette Harmonie qui le soulevait ainsi de terre ? C'était le Souvenir d'enfance ou la Vie cachée^ qu'il a dédiée à son ancien camarade de collège Guichard de Bienassis. Rien de plus lyrique, en effet, et qui sente mieux l'inspiration. Ecoutez plutôt ces vers du début :

Quand la voix du passé résonnait dans son âme. Les regards d'Ossian étincelaient de flamme, Le vol de sa pensée agitait ses cheveux, Sa harpe frémissait dans ses genoux nerveux. Et ses accents, pareils au murmure des ondes. Coulaient à flots pressés de ses lèvres fécondes. Gomme un torrent d'hiver qu'on ne peut contenir ; Le vieillard n'était plus que voix et souvenir. 0 puissance de Tâme ! ô jeunesse éternelle, Qu'une douxîe mémoire en nos seins renouvelle !

Sur mà lyre, Ossian,je ne vois pas encor Flotter mes cheveux blancs parmi ces cordes d'or. Mon. cœur est tiède encor des feux de la jeunesse. Je n'ai pas tes longs jours, j'ai déjà ta tristesse; Je parcours comme toi le champ de mes regrets ! Adorant comme toi les moûts et les forêts,

(i) David dC Angers, par Henry Jouin, t. I, p. 199.

LE « RONSARD » DE VICTOR HUGO

J'aime à m'asseoir aux bords des torrents de l'automne,

Sur le roeher battu par le flot monotone,

A suivre dans les airs la nue et l'aquilon,

A leur prêter des traits, un corps, une âme, un nom,

Et, d'êtres adorés m'en formant les images.

A dire aussi: « Mon âme est avec les nuages. »

Le lendemain de cette lecture, à la prière de ]\jme Victor Hugo, qui tenait à en perpétuer le souvenir, Lamartine écrivait sur le Ronsard de la chambre au lys d'or les quatre derniers vers de cette Harmonie :

Dieu ne mesure pas nos sorts à l'étendue : La goutte de rosée à l'herbe suspendue Y réfléchit un ciel aussi vaste, aussi pur, Que l'immense Océan dans ses plaines d'azur !

Quelques jours après, entre deux répétitions de son Othello^ — qui avait failli le brouiller avec l'auteur d'Hernanij — Alfred de Vigny transcrivait, à son tour, sur la page 5i3 de ce royal album, dixsept vers de son poème d'Eloa, comme pour attester que le nuage qui s'était élevé entre eux n'avait pas altéré la sérénité de son âme.

Et Fontaney, qui devait mourir si jeune après avoir donné de si belles promesses, confiait à la page 775 ce sonnet amoureusement ciselé, dernier écho de la dispute de Marion de Lorme:

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