EMILE
« Mon père et ma femme vous disent les choses les plus aiïeclueuses (i) ».
J'ai cité tout au long celte lettre à cause des détails intéressants qu'elle renferme, mais je n'en retiendrai que le passage qui a trait à Lamartine. Evidemment l'article d'Holmondurand, paru le i^*" octobre sur la Mort de Socrate et les Nouvelles Méditations, avait été concerté dans le bureau de la Muse entre Tauteur, Soumet et Emile Deschamps, car, sans être positivement malveillant, ni même injuste, il sent tout de même la rancune, et ce n'estpas pour rien qu'Emile était contentde « Teffet produit (2) ».
bore au Conservateur littéraire. Il était lecteur de Louis XVIII et c'est lui qui, en 1822, mit les Odes et Ballades sous les yeux du roi. Il avait connu Victor Hugo par Ad. Trébuchet qui était nantais comme lui.
(i) Lettre inédite.
(2) De la lettre inédite de Saint- Valry à M. Pinaud dont je parle plus haut (p. 58) il appert que Durand n'était pas à Paris quard parut la Muse : « Mon émule Durand est attendu, et il va venir habiter parmi nous. Je crois que le séjour de Paris ne peut que servir à développer son jeune et beau talent. » 11 arriva donc à pointr nommé pour écrire l'article sur Lamartine.
Lamartine d'ailleurs ne s'y trompa pas. 11 écrivait le i3 novembre suivant à Victor Hugo :
(( J'ai lu quelques-unes des petites diatribes en question, mais cela ne mord guère sur mon impassibilité politique. Je ne suis pas en ce sens du ffenus irritabile. Chacun fait dans ce monde de son mieux son petit métier. Les oiseaux chantent et les serpents sifflent, il ne faut pas leur en vouloir de mal. L'article de la Muse était juste, mais sévère dans tout ce qui ne regarde pas Socrate ; pour Socrate, il n'y arien compris. Il a pris une scène pour un drame... Cependanton voit quesa rigueur est d'un ami mécontent, et je suis loin d'être choqué. Si vos amis me traitent mal, je vois que les miens vous le rendent bien. J'en suis aussi innocent que vous. On se bat dans les ténèbres, dans un tems comme celui-ci où tout est confusion (i) ».
Mais tous les amis de Victor Hugo n'avaient pas goûté l'article en quelque sorte anonyme de la Muse, J'en sais un qui dut en être navré, si j'en juge par ce qu'il écrivait à Victor avant de l'avoir lu. C'était précisément celui qui était en ce moment à deux cents lieues de Paris et qui se réjouissait de partir pour la Catalogne. Voici ce qu'Alfred de Vigny mandait à Victor Hugo, le 3 octobre 1828.
(i) Revue de Paris du lo avril igo4. — Si je n'avais pas la preuve que Victor Hugo était foncièrement dévoué à Lamartine, qu'il aima toujours o d'un cœur tendre et fidèle », je serais tenté de croire que, dans la circonstance, il avait joué un double jeu, car c'est par son canal que Lamartine avait fait passera la Muse les deux ouvrag^es, cause de cette petite querelle, et Holmondurand était sou ami, voire son obliî^c. Cependant on peut se demander pourquoi ce ne fut pas lui qui en rendit compte, comme il le fit pour Eloa.
«... C'est une chose infâme que la littérature, je commence par là, et ce qui me le fait dire, c'est d'entendre autour de moi tout ce qui se dit de M. de Lamartine (i). Il est toujours mal jugé et tantôt on le prend trop haut, tantôt trop bas. On dit que vous Tavez excommunié. Je ne puis le croire. Cela me rappelle les cris que Ton jeta parmi nous lors des premières Méditations; par combien d'applaudissements les avons-nous étouffés! Je n'ai reçu à son sujet aucune lettre de nous! J*ai lu attentivement à plusieurs reprises et seul ses deux nouveaux ouvrages, et je veux vous dire ce que j'en pense pour savoiravec lequel de vousje me serai accordé. Je ne veux d'abord parler que de l'ouvrage, je vous dirai ensuite deux mots sur l'auteur. Je parierais que vous ne les avez pas assez distingués, vous êtes trop près.
« Socrate est un ouvrage très bien composé et auquel on ne peut refuser une poésie- grave et majestueuse. Je veux bien que Platon en ait fait une partie, tout cela est plus beau par les vers, il y en a d'une sévérité mâle qui m'a ému, et l'émotion ne se trompe jamais. Mais Psyché est trop longue et sans grâce, elle interrompt un puissant intérêt, et
(j)On [\t, dans \e Journal m/j/?ied'EdmondGéraud, que Vigny fréquentait pendant son séjour à Bordeaux :
« On dit que M. de Lamartine a fait une étude particulière delà Bible. D'après les deux derniers ouvrages qu'il vient de faire paraître, je le soupçonne d'avoir surtout beaucoup lu l'Apocalypse. Sa Mort de Socraie et ses Nouvelles Méditations me semblent porter un coup funeste à sa renommée. Il n'était permis d'écrire ainsi qu'au temps de Ronsard et de Théophile ; mais après Boileau, mais après Racine, oh! par ma foi, c'est trop fort. » {Un homme de lettres sous V Empire et la Restauration, p. 224.)
si Fauteur voulait mettre les tableaux de Raphaël, il fallait en choisir un, celui qui avait le plus de rapport avecle moment, l'immortalité de l'âme. Je renoncerais pourtant difficilement à ce rayon de poésie qui pénètre dans le cachot, mais je voudrais l'épurer. Il y a là un poignard, une goutte, de bien mauvais goût, m^is les deux gouttes pour les dieux me paraissent d'une grande beauté. Je trouve que Lamartine a manqué son ciel comme tous ceux qui en ont fait, car nous ne connaissons que le malheur. Je n'aime point les âmes qui se fécondent, et Phédon est par trop anacréontique. Quel parti notre grand Soumet eût tiré de ce grand sujet! Il m'en avait un jour confié le projet. Son plan était admirable, et il sera peut-être forcé d'y renoncer ; ce Socrate ébauché fera peut-êlre trop de bruit pour qu'on ait l'air original en le traitant. Les sots iront toujours chercher le germe de ses beautés dans un hémistiche de l'autre. Je pleure tous les jours cette tragédie, je la pleure avec les larmes de la postérité. »
Vigny, sans s'en douter, venait de mettre le doigt sur la plaie, j'entends de nous révéler la cause, une des causes tout au moins, de la rancune de Soumet contre Lamartine. Ainsi, ce n'était pas assez de lui avoir fait concurrence dans Saûl, il fallait encore que ce Lamartine lui volât le sujet de Socrate t Ce sont là de ces choses qui ne se pardonnent pas dans la gent irritable des poètes. Et pourtant Soumet passait pour avoir l'âme grande.
I04 LE CliNAGLE DE LA MUSE FRANÇAISE
Vigny continuait :
(( Quant aux Méditations, certes, l'ensemble est fort inférieur aux premières, le ton est désuni et on a Fair d'avoir réuni toutes les rognures du premier ouvrage et les essais de Tauteur depuis qu'il est né. Je ne puis pas croire qu'il ait présidé à cet arrangement, et certes il n'a pas pu penser qu'une scène de son Saâl balançât celle de Soumet. Je ne vous parle pas des incroyables fautes qui se trouvent souvent, je veux les donner à l'imprimeur: mais dans la danse céleste ils s' élancent est un peu fort, et le branle de la lame^ et un rocher qui surplombe t Cependant, et je le dis avec vérité, je ne crois pas que M. de Lamartine ait rien fait qui égale les Préludes et les dernières strophes surtout, Bonaparte et le Chant d'amour. Il y a en général dans tous ses ouvrages une verve de cœur, une fécondité d'émotion qui le feront toujours adorer, parce qu'il est en rapport avec tous les cœurs. Il ne lui reste plus qu'à l'être avec l'esprit par la pureté et avec les yeux dans les descriptions... »
Voilà, certes, de la bonne et saine critique, et plût au ciel qu'au lieu d'être signé d'un illustre inconnu l'article de la Muse sur la Mort de Socrate et les Nouvelles Méditations eût été confié à Alfred de Vigny ! Mais, encore une fois, Emile Deschamps gardait une dent à Lamartine de son attitude envers ce recueil, et Soumet lui en voulait aussi de s'être rencontré avec lui deux fois sur le même sujet. Il fallait un ami complaisant pour satisfaire
FONDATION DE LA (( MUSE FRANÇAISE )) Io5
ces mesquines rancunes. Durangel s'en chargea sous le pseudonyme d'Holmondurand. Mais cela jeta du froid dans les rapports de Vig-ny avec la Muse et je sais qu'à son passage à Paris, au mois de juin 182/i, il eut de ce chef une explication assez vive avec ses amis.
Sur ces entrefaites, Chateaubriand fut renvoyé du ministère. A première vue, cet événement n^avait aucune raison d'influer sur les destinées de la Muse; à la réflexion, on conçoit parfaitement qu'il ait été la cause déterminante de sa disparition. N'oublions pas, en efl^et, que Chateaubriand avait été son parrain le plus illustre, qu'il l'avait encouragée et soutenue de ses propres deniers, que le patron de la barque l'avait en quelque sorte associée à sa fortune en lui donnant comme enseigne votive une vignette qui avait un faux air de Velléda, malgré le bouclier, l'épée et la lance qui lui servaient d'attnbuts, et que tout l'équipage, à commencer par celui qu'il avait baptisé « l'enfant sublime », jusqu'à ceux qui avaient fait ou cru faire la guerre d'Espagne, ne jurait que par lui, ne voyait que lui dans le ministère. N'oublions pas non plus que Soumet, Victor Hugo et Jules Lefèvre avaient chanté la guerre d'Espagne, qui était l'œuvre de Chateaubriand.
Quelque temps avant sa chute, comme on regrettait devant Alfred de Vigny que Chateaubriand eût abandonné les lettres pour la politique, le jeune poète dit avec beaucoup de simplicité : « Oui, M. de Chateaubriand s'est fait diplomate, comme
Dieu s'est fait homme. Il faut espérer que ce sera aussi pour nous sauver, mais il est descendu du ciel (i) ».
Et le lendemain de sa disgrâce, Vigny fut un des premiers à aller s'inscrire chez l'ancien ministre des Affaires étrangères. Nous lui devons même une jolie anecdote à ce sujet. On sait qu'aussitôt averti de sa destitution il fit enlever tout ce qui lui appartenait de l'hôtel du ministère. Parmi le modeste mobilier qu'il en rapportait se trouvaient deux superbes chattes qu'il affectionnait beaucoup.
— «Ah! mes bonnes amies, s'écria-t-il, en les voyant, avec une gaîté et une bonhomie dignes de La Fontaine, le temps est passé de faire les grandes dames. Il faut songer maintenant à prendre des souris (2) ».
Chateaubriand avait été destitué le 6 juin 1824, jour de la Pentecôte. Le i5, « un motif de haute convenance, dit Marie Nodier, fit rentrer le bâtiment dans le port, après une salve brillante tirée en l'honneur du grand écrivain à sa sortie du ministère. Le jeune La Bruyère qui, d'une plume à laquelle l'émotion n'ôtait rien de son énergi-e, avait iracéle portrait d'Auguste, c'était Saint- Valry (3) ».
Voici ce portrait.
« Auguste, vous sortez du ministère plus pauvre
(i) Un homme de lettres sous la Restauration {Edmond Géraud), fragments de journal intime, publié par Maurice Albert, p. 226.
(2) Fragrnents du journal intime d'Edmond Géraud, p. 233.
(3) Charles Nodier, épisodes et souvenirs de sa vie, par M™» Mennessier-Nodier .
et encore plus grand que lorsque vous y êtes entré, La gloire, votre fidèle compagne, depuis trois longs mois vous attendait à la porte avec une vive impatience; aujourd'hui, au milieu d'un concours de citoyens, elle vous reconduit en triomphe jusque chez vous, célèbre votre délivrance, et ajoute une couronne à toutes celles qui ombragentvotre fronl. Ne nous étonnons point de ce qui arrive, les choses ont suivi leur pente naturelle; car les passions humaines semblent avoir, à travers les siècles, quelque chose de réglé, d'uniforme et d'invariable comme le cours des astres. Depuis votre jeunesse, bravant la mort et le bannissement, vous avez combattu les plus terribles usurpations qui aient jamais pesé sur le monde, vous avez regardé, l'un après l'autre, l'anarchie et le despotisme face à face, et les coups que vous avez portés à ce dernier dans la lutte ne lui ont pas été moins fatals que la défaite de ses phalanges. Quand la monarchie s'est relevée encore faible et languissante, elle s'est appuyée sur vous, et ce fut votre main habile et vigoureuse qui l'affermit sur de nouvelles bases. Depuis, aux jours de ses nouveaux périls, elle n'a jamais manqué de vous retrouver comme un ami que la mauvaise fortune rend plus fidèle et plus dévoué.
«Mais si vousTavez constamment servie et honorée, protecteur des libertés publiques, vous avez été pour elle un bon fils, et non pas un flatteur. Tous les droits vous ont été chers et sacrés; au sénat et dans lesconseils, votre voix éloquente s'est élevée pour défendre tour à tour la religion, la
lOb LE CENACLE DE LA MUSE FRANÇAISE
royauté et la patrie. Enfin, avide de toutes les g'ioires, et ravissant à la fois toutes les admirations, il vous a semblé n'avoir presque rien fait, en plaçant votre nom parmi ceux des Homère, des Virgile, et des Milton, si vous ne deveniez pas Tun de nos plus grands citoyens. Aprèsune si belle vie, je vous le demande, Auguste, que vous manquait-il pour la disgrâce? Mais elle a des fruits différents suivant les hommes.
« La plupart en sont accablés et anéantis; vous, au lieu de vous abaisser, elle vous élève et vous honore. Tous les entretiens sont remplis de vous et de vos nobles qualités; vos ennemis eux-mêmes, et, ce qu'il y a de plus glorieux, les ennemis de l'Etat, qui sont aussi les vôtres, confessent tous votre génie et votre grandeur d'âme; et dans ce concert de louanges vont se perdre, inattendues, les injures des esclaves et des histrions. Que ma faible voix se mêle à la voix publique, car il est doux de rendre hommage à la vertu et au courage d'un homme de bien, et peut-être n'est-il pas encore défendu d'accompagner jusqu'aux portes de Rome Cicéron partant pour l'exil. »
Ainsi parlait Saint- Valry, au nom de la Muse. Dans le même temps, Victor Hugo dédiait à Chateaubriand une très belle ode, dont voici la dernière strophe :
Chacun de tes revers pour ta gloire est compté. Quand le sort t'a frappé, tu lui dois rendre grâce.
Toi qu'on voit à chaque disgrâce Tomber plus haut encor que tu n'étais monté !
FONDATION DE LA « MUSE FRANÇAISE » lOQ
Et Lalouche, se souvenant qu'il habitait à la Vallée-aux-Loups en face du manoir de Chateaubriand, lui adressait une épître, moitié huile et moitié vinaigre, qui fut très finement analysée par P.-F. Tissot dans le Mercure du XIX^ siècle. J'en extrais ce passage :
Assez, dans les ennuis d'un si stérile honneur, Ton nom s'est obscurci du nom de Monseigneur, Reviens du Val d'Aulnay visiter la chapelle : Ton belliqueux ami. Montmorency, t'appelle. Acquéreur du manoir et non ton successeur, Avec moins d'appareil et de feinte douceur Qu'il n'a laissé tomber le royal portefeuille, Il te rendra tes bois parés de chèvrefeuille. L'ombrage un peu grandi de ton naissant jardin, Et, dans un flacon pur, ses ondes du Jourdain, Relique aventureuse et saintement gardée, Inépuisable honneur des sources de Judée, De qui le flot toujours emplit l'heureux cristal. Bien qu'épanché deux fois sur un berceau royal. Accours: et ces jasmins qui pour nos monts sauvages Ont du Mançanarès oublié les rivages.
Et des rocs du Liban à ta voix descendus, Ces cèdres voyageurs, ils te seront rendus; Et jusqu'à ces créneaux si récemment gothiques. Restaurés tour à tour de tes mains politiques. Reviens, comme le sage à qui doit mon pays Le contrat immortel de ses droits envahis. Contraindre l'avenir de son pieux hommage A visiter le toit de cet autre hermitage ; Qu'il associe un jour en des nœuds éternels Votre double mémoire et vos noms fraternels. Et qu'ensemble admirés Paris immortalise Les bois de Velléda, les vallons d'Héloïse.
Heureusement pour Chateaubriand que le vrai
mol if de sa disgrâce resta ig-noré du public, car son prestige en eût été singulièrement diminué (i).
Voilà donc sur quelle salve la Muse amena son pavillon et fut désarmée. Il n'était que temps. Cinq mois plus tard (on sait que Soumet fut reçu à l'Académie française le 26 novembre 1824), elle aurait eu le chagrin et la honte de voir son ancien capitaine passera l'ennemi.
Mais il n'emporta pas son péché en terre. Non seulement il eut une mauvaise presse dans le moment, mais il fut renié à son tour presque aussitôt par les Romantiques, et comme les Classiques avaient déjà choisi pour chef Casimir Delavignc, Soumet, après avoir brillé au premier rang, fut relégué, à tout jamais, au second. Sa royauté n'avait duré qu'un jour.
(i) Les Souvenirs du baron de Frénilly, qui fut le collaborateur de Chateaubriand au Conservateur et son ami très informé, viennent de nous apprendre (mars 1908) que l'affaire des rentes ne fut que le prétexte de son renvoi et qu'il faut en chercher la raison vraie dans sa liaison avec M^e Boni de Gastellane, dont il était le ministre des finances en même temps que celui des affaires étrangères dans le cabinet Villèle. — Cf., sur cette liaison amoureuse, notre ouvrage sur Hortense Aliart de Méritens, p. 98.
I I. LES FONDATEURS
l. — ALEXANDRE SOUMET. — Soii œuvrc lyriquc non recueillie.
— Ses succès aux Jeux-Floraux. — Influence de Millevoye sur lui. — Soumet étant à Rome lui envoie une épître en vers. — La Pauvre fille et la Chute des feuilles. — Le chant du sacre du Soumet. — Son article dans la Muse française sur les Nouvelles Odes de Victor Hugo.
IL — ALEXANDRE GuiRAUD. — Sou Petit Savoyard inaugure la poésie des Humbles. — Le « petit sou » condamné par Jules de Rességuier. — Influence deSoumet sur ses Chants élégiaques. — Une définition du vague par le Comte Elzéar de Sabran. — Les élégies de Guiraud le placent entre Millevoye et Lamartine.
m. — EMILE DESCHAMPS. — Poètc du xviii^ siècle par l'esprit et la grâce. — Avant-coureur d'Alfred de Musset. — Petits vers de lui. — Ses traductions des poètes étrangers.
— Son Roi des aulnes comparé à celui de Latouche.
IV. — VICTOR HUGO. — Sa prose et ses vers dans la Muse française. — Variantes de l'Ode à mon père et de la Bande noire. — Ses ballades jugées par Lamartine. — Influence de Soumet, André Chénier et Millevoye sur lui.
V. — ALFRED DE VIGNY. — Héléua ct V Ode au malheur supprimées de son œuvre poétique. — Changements qu'il apporta à ses premières poésies, notamment à Dolorida et à Suzanne au bain. — La date vraie de Symetha. — Variantes de Doit rida. — Le Chant de Suzanne au bain et la Sulamite de Millevoye.
VI. — SAiNT-vALUY. — Son amitié avec Victor Hugo. — Ses débuts au Conservateur littéraire. — Elève de Soumet. — Royaliste impénitent. — La dernière salve de la Muse française tirée par lui.
VII. — G. DESJARDINS. — Poète incounu. — Ses odes sur Bolivar au congrès de Venezuela, sur Camoëns et les Deux Brulus» — Ses sentiments républicains. — Condamné à la prison en 1882 pour les publications de la Sociélé des amis du peuple. — Son poème de Sémiramis la grande.