A. DE LAMARTINE
« P. -S. — Je vous prie. Monsieur, de considérer cette lettre comme uniquement personnelle, nullement destinée à aucune publicité dans un jourlal (i). »
Cette lettre éloquente et suggestive, que je publiai ►our la première fois, en 1907, dans les Annales romantiques, a été utilisée avec beaucoup d'à-pro- ►os par M. Christian Maréchal dans son livre remar- [uable sur Lamennais et Lamartine (i). J'y renroie les lecteurs qui voudraient se bien pénétrer de l'influence que le philosophe exerça sur le poète, lans le cours de sa vie tumultueuse et féconde. Et
(1) LeUre inédite communiquée par M. Macqi {2) I vol. in-18, chez Bloud et C'«, 1507.
Vue \ii hrorliun* rlij rriArn<* iniiaiv mir hamcnfuilH < I \ K '"I llu(/n ( t ),
ÏÏH vn/'ont ^ju<', pour avoir /«h' nioirM |>roloii<l«! cl, /iioi»iH (liirahlr, rinlliKînnt tïc l'auteur <Iiî /'h'/mui mit' l'auUîiir <I<'H ^>//^'^ /'/ Italhulrn riVn fut pnn ifioinw tr^H viv<'
VirJ.or Ifup'o :iv;iil rtinriu j/iti/M'nrniMi \t\i*m\\\i*, vw ushw*. h^MipM (jur )wiMuirlMM% inaiH iMimun*. il avait dou/o i\x\n (h uumn <|ise ce dernier^ il n'eit pou «^((uiruifit (|u<i Tarliori (lit f/fiuM'uiuiiM Nur lui aiti!l/t (l'ahord (',<*llc (l'un pAri! Hur Ho/t cnlanl. AuM^i bien, l'aclion de (^lialcauluiaiid Mur Victor, qui fut In première «ri date, n'cut-cllc paM d'ajjtrc caraclif. Oi'i \ Ai\\\\\v\\iu\ panait, diHr.uitiit, av;int d'admirer, coiufue uu liornnie «pi'il /'luil, Virtor Hugo, connue \m enfant, admirait nann diNcuH^ion et miwn vèM^'v VCH, parce rpie, dafiH hou aduiiratiou, la part <le rifuaj^iruitiou Mm\ beaucoup pluH ^rmuU\ /pie celle du juj^euirut, Ouaud, par exerujde, il dinait : a J(5 veux Atre(!liateaul)riiiud ou rien », estait Ift j^^randc reurunuM^e, le Hcul prcHlijb^e de riititcuulM'iaud rpii le captivait. Il eu ei^t (Jil aufant de Lauienuain, ni LarneurudM avait eu ulorM la r/;puta(ion bruyanh*, nniveiHelle, rpie lui firent pluH tard l'Aiwnlr et IffH l^fifdh'H (l'un croiinnl. MaiM, en iH'>/j{,au moment {\{\ Ht^n mitriage, f^imennain lu*. parlait encore qu'A N(Mi ' "I <le cbn^lien, et l'on aura uru! uU'a*. t/ nette, lie tu'H NenlimeufM cnlIioiirpurH, quand ofj auf a priw (wninaiHHanciî (bî la buirr (ju'll ('nivnii a ^i^ll^-
1/) I vol. fii'H, d«(;/< Arthur Hmv»M'
(jii'il Mvail fuit en HiiiMMii mv«;c i'AmrïnH SudUti",
" \)mn\n h \H*M \irkH le jour ad je voum qiiitttji^ (iMî (lu H^^p'jinJ, mon illiiHtre «roi, /n;i vie n'ii ('îI^'î «jo'rine i*M\ih'A*> de (>é(erin«/;(e eonti/Hje), J'ai M, Je Parin /i MloJM (i), Je Hlom A Honionintin, (Wmm- LomI h IVeiniM, etc. Noum «voriM vi^it/^ ^îliarien Nod/<!r t'X moi, «vee no« femmes et noM filli'H, le oirH)t iîjjinc et le mont Haint-lJenia/djOe/iève, L/in- Hîinne, ^^lniml>(^j'y,etu«c partie Je la Vvmu'Ai,Htnï% avonn bien souvent pa/l^*. Je von« Jan« w voyance aMrjuel voiiH manqoie/ ; et, A OenAve, je me Mnint i.i\i\n',U', (;e (joe voiih m'aviez rlit ^nr eette H/îjHihlirjue jalonne et Jei*f>otir|ne, liér/;ti/|ne et intol/îrante,
Ht' e<;(te l'année et men^juine inolnf/t, /i<nr eette pnii'fi'loe vertn Je la lil>e/'t/; pojHilainî et Jn «eliii^me r' i ;/';nx, vant/îe j;ar J^erney et f»e« éelioMj toute»
oM parole* Mont profonJen, et voniv Jevnez hien j'iel'jue jour, aveeeefle aJmiraMe po/j/te Je jn^^exîni, rectifie/' lei* hiéttH y;^uUtt'iiU',m('Mi UiiiHié^uiH mil'
• ome et «ur ^ieuAve ; e« serait pr>nr moi le «ujet
i'ufl beau et iii^ranJ livre, NoJier m'a ren>mmanJé
'r/ire rjne l'on Je wex ann'n, le «enl liomme
loire Je Oencvc, e!»t eouvenii avec lui (pie
le protenta/itinme clie;s un esprit comt^/^querit «e ré'
'/Ivail né/^ii^f^airementÀratliéiNme,4^iJmireeomme ' iAmi/ii/;itiii^ttnf mhna c^^' ' nemix,
>/ Ou ti«l/R«)i «M/M f^*',rt:»
viennent fortifier l'autorité de votre foi et de votre raison.
« Maintenant que me voilà revenu, pour l'hiver, au n^ 90 de la rue de Vaugirard, je serai bien heureux d'avoir de temps en temps de vos nouvelles. Ma femme est avide comme moi de savoir ce que vous faites et surtout comment vous vous portez. Ma petite fille prospère, et vos bénédictions et vos prières y sont, sans doute, pour beaucoup ; continuez lui cette précieuse assistance, et écrivez-moi bientôt.
(( En attendant, cher et vénérable ami, je vous embrasse tendrement,