‹ Le CentavreChapitre 4 sur 39 · H JOI//.VI XHH3JOT · texte numérisé non relu

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Si le gentil Amour, en habit certainement zinzolin, aurore peutêtre ou smaragdin, se cambre pour faire vibrer si vite — très vite pour que le vent le chatouille — ses arcencélestes petites ailes classiques, ne croyez pas qu'il s'illusionne jusqu'à croire qu'il pourra s'envoler jamais. L'Amour ne vole plus.

Pourquoi donc s'envoler en plein soleil voir comme d'une mansarde les arbres alignés des avenues, lorsqu'il est si bon de se rouler sur tous les divans de tous les entresols miteintés en jetant aux quatre murs les flèches, l'arc, le carquois, et les deux petits souliers nickelés ?

Pourquoi donc s'essouffler autour du char trop doré, si mal attelé de colombes, où Maman promène son insupportable profil grec, lorsqu'il y a tant de mignonnes jolies qui bercent les enfants gais le long des jeux de satin chaud où l'on s'étire ?

L'Amour ne vole plus. Il s'est fait friser les ailes.

Cette fois.

Celle-là sait plagier les Primitifs en vadrouille. Elle dira les strophes qu'il faut des poètes à oarystis. Elle saura l'art des plis longs drapés et des cheveux effleurant les paupières baissées. Si les lèvres ne sont pas tout à fait mystiques, au moins se tiendront-elles au-dessus d'une agileté de cou cygnienne. Des lys!

Elle plaît à l'Amour.

Et voici :

Le gentil Amour, en habit certainement amaranthe, prasin peutêtre ou hyacinthe, laissera Maman promener ses colliers de perles trop grosses et sa ceinture dorée. Dans son carquois — jetées les flèches — il aura de fausses pierreries parnassiennes, des lacets de corset en soie mauve, et toutes les complaisances — pour l'amie minaudante qui saura faire semblant de sembler, et toucher, d'un geste bien esthétique et si artificiel qu'il glissera jusqu'aux reins, son rose groin poudre-derizé et bouffi de petit cochon sentimental.

L'Amour se cambre en palpitant des ailes.

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