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LA RONDE DE LA GRENADE

// yen a dont la chair est toujours froide, même l'été.

On les mange accroupi sur des nattes,

. Vu fond de petits cabarets.

Il v en a dont le souvenir vaut une soif

Dès qu'on ne peut plus les trouver.

Xathanaël — te parlerai-je des grenades?

On les vendait pour quelques sous à cette foire orientale

Sur des claies de roseaux où elles s'étaient éboidées.

( )n en voyait qui déroulaient dans la poussière

Et que des enfants nus ramassaient.

— Leur jus est aigrelet comme celui des framboises pas mûres, Leur fleur semble faite de cire

Elle est de la couleur du fruit.

Trésor gardé, cloisons de ruches

Abondance de la saveur

Architecture pentagonale.

L'écorce se fend, les grains tombent

Grains de sang dans des coupes d'azur;

Et d autres, gouttes d'or dans des plats de bronze èmaillè.

— Chante à présent la figue, Simiane Parce que ses amours sont cachées.

Je chante la figue, dit-elle, Dont les belles amours sont cachées.

5& LË CÉKtAVRtt.

Sa floraison est repliée.

Figue! chambre close où se célèbrent des noces — Aucun parfum ne les conte au-dehors. — Comme rien ne s'en évapore, Tout le parfum devient succulence et saveur. Fleur sans beauté, fruit de délices; —

Fruit qui n'est que sa fleur mûrie

J'ai chanté la figue, — dit-elle.

Certes, reprit Hylas, nous n avons pas chanté tous les fruits.

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