‹ Le centenaire de Jean-Jacques, roman. Illustré de 64 dessinsChapitre 9 sur 21 · IL FUT LU ET RELU · texte numérisé non relu

IL FUT LU ET RELU

pour cela le besoin de se joindre à la manifestation qui se préparait, produisit, comme bien on pense, un effet considérable. 11 fut lu et relu, cité, colporté, abondamment commenté.

On en loua généralement les termes heureux, qui, sans forcer la note ni se départir d'une parfaite distinction, disaient cependant ce qu'il fallait et allaient droit au but. On le jugea définitif et péremptoire.

— Ah I ah ! faisait-on, ça va leur couper la chique, à l'Hôtel-de-Ville !

— Il n'y a rjpn à repiper !

— Qu'ils bisquent ou qu'ils rônent, leur beurre n'en vaudra pas plus cher au marché !

— Ils ont reçu leur poche-l'œil !

— Voilà leur bugne cabolé !

Bref, chacun fut d'accord pour dire :

— Il n'y a plus à barguigner, il va leur falloir trouver autre chose.

Et, en effet, il n'y avait plus à barguigner. Ce qu'on trouva n'était pas très malin, mais encore fallait-il y penser. On s'avisa donc, à l'Hôtel-de- Ville, que puisque toute une partie de

la population se montrait décidément réfractaire à l'idée de célébrer Jean-Jacques et plus encore à l'audacieux projet de faire participer la jeunesse à l'éclat de ce centenaire déplorable, on s'avisa que ce qu'il y avait de plus sage était de laisser

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