‹ Le centenaire de VoltaireChapitre 5 sur 7 · IDOLES DE L'AVENIR · texte numérisé non relu

IDOLES DE L'AVENIR

C'est bien cela : Ce qu'ils appellent le centenaire de 187

« Voltaire est contre les majorités et les méprise :

(( en fait de raison, les masses lui paraissent naturelle lement bêtes. ..

Pauvre suffrage universel!

« 11 ne croit au bon sens que chez un petit nombre, i et c'est assez pour lui si l'on parvient à grossir peu à ( peu le petit troupeau. La France, écrivait-il à « M . Tabareau ... »

Nous avons donné plus haut cette lettre à Tabareau dans laquelle il n'accorde au Peuple qu'un joug, un aiguillon et du foin. Nous l'avons rapprochée des paroles de Luther.

« Malheureuse parole, s'écrie Sainte-Beuve ! Volce taire se moque quelque part du bruit qui avait couru a qu'on allait ériger sa terre de Ferney en marquisat ; « Le marquis Crébillon, le marquis Marmontel, le « marquis Voltaire, ne seraient bons qu'à être mon- « très à la foire avec les singes de Nicolet. » C'est avec « son goût qu'il se moque du titre ; mais son esprit, sa « nature étaient aristocratiques au fond, et cette « fois sa première impression l'a emporté plus loin \ il « a été brutalement féodal. »

{Causeries du Lundi. — 27 octobre 1 856).

« Voltaire a le bonheur insolent,» dit ailleurs Sainte- « Beuve. »

Voilà beaucoup de prose, et de bonne prose ; des

vers, maintenant, et de beaux vers : ils sont dans la mémoire de toute personne lettrée. — N'importe : On ne se plaindra pas de pouvoir les relire.

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