CHAPITRE II
Histoire de la jeune Fille. — Le Manufacturier. — Sa maladie. — Le vieillard. — Fanny s'échappe.
Il n'y a rien qui soit aussi peu naturel que ma course nocturne; or, vous devez juger qu'il a fallu un bien grand intérêt pour me la faire entreprendre , et surtout, que je ne suis pas maîtresse de me soustraire à cette nécessité. .
Mon père est un des plus riches fabricans de la ville ; il emploie
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beaucoup d'ouvriers , ensorte que son existence est précieuse à une foule de familles qui ne vivent que par lui. Son extrême bienfaisance , sa bonté, lui ont concilié l'estime de toute la ville , l'amour de beaucoup de personnes , et une grande popularité.
Je suis sa fille unique , il m'aime bien tendrement, et moi, Monsieur, je l'aime autant qu'il nous est permis d'aimer.
Acesmots, une larme s'échappa des yeux de la jeune fille , cette larme roula le long de ses joues et tomba sur l'herbe , où elle dût produire l'effet d'une goutte de rosée; elle était pure comme elle
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et. s'il est des esprits divins occupés â tenir compte des sentimcns qui honorent î'honime , cette larme fut sans doute recueillie. L'accent qui anima les simples paroles de cette enfant émut le général. — J'ai fait , reprit-elle , tout ce que j'ai pu pour répondre à ses soins , je me suis efforcée de lui procurer toutes les jouissances morales que donnent les perfections d'un enfant; j'ai eu le bonheur d'acquérir des talens, aussi tous les jours je remercie le ciel de ce qu'il m'aitcrééemusicienne , puisque mes doigts, en errant sur les louches de mon instrument, apaisent les douleurs de mon père.
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La jeune fille ne put contenir ses pleurs.
— Ah ! Monsieur , continua-telle , Ton n'a rien souffert lorsqu'on n'a pas eu le spectacle déchirant de la maladie mortelle d'un père que l'on chérit.
Elle fit ime légère pose , et après avoir essuyé ses beaux yeux noirs , elle reprit :
Il y a trois ans que mon père , ayant besoin d'augmenter le nombre de ses ouvriers , fut obligé d'aller à Lyon pour en choisir :
il ramena de celte ville un vieillard très-expérimenté dans l'art de teindre la soie ; ce fut au brillant des couleurs que cet ouvrier
sut j)iéparGr , que mon père dût la célébrité de ses manufactures et sa réputation. Cet ouvrier mourut un an après ; mon père lui avait donné des soins très-empressés , ainsi qu'il en agit avec tous ceux de ses ouvriers qui tombent malades.
Depuis ce moment, mon père est en proie à la plus cruelle maladie qui ait aflPIigé un homme vivant, si tant est qu'il existe. Je suis loin d'accuser personne , mais ce mal a commencé presq u'aussi tôt que mon père eut reçu le dernier soupir de son ouvrier. »
— Est-il bien mort? demanda Béringheld.
— Oh oui! Monsieur, car les médecins l'ont ouvert.... mais il semble que son dernier souffle ait légué la douleur à mon père.
D'abord , il ressentit un affaiblissement total qui ne lui permit pas aesemontreràses ouvriers, et ce fut de son lit qu'il dirigea leurs travaux : c'est moi qui lui servis d mterprète, et, tâchant d'imiter sa bonté, je me suis attiré une bienveillance et un amour qui n'appartiennent qu'à lui seul.
A cette débilité graduelle a succédé une douleur dans tous les os de son corps ; le siège de cette douleur mortelle est dans le cerveau; d'horribles élance-
mens dans celle partie de la tèlc donnent le signal et se répèlent dans toute la machine.... alors le moindre bruit, un léger souffle lui doublent sa souffrance; il semble, dit-il, qu'une force inconnue lui tire les yeux vers l'intérieur de la tète par im mouvement lentement cruel et qui se manifeste quelquefois par des convulsions visibles.
11 ne peut manger!... la nourriture la plus légère, l'eau la plus j)ure surchargent tellement son estomac trop faible, qu'il éprouve une fatigue horrible : par momcns son poids s'arrête , son cœur tombe dans une atonie extrême
et il est prêt à expirer. Un nuage
Tenvironnc et il se plaint
de ne plus me voir.
Le linge le plus fin , le tissu le plus délie!; lui causent des souffrances inimaginables; le satin sur lequel il repose n'est pas encore assez uni... Les élancemens de cette douleur profonde se communiquent à toutes ses fibres , c'est-à-dire que ses cheveux , sa peau , ses cils , sont douloureux; que ses dents semblent se décomposer ; que son sang voiture dans ses veines toute la substance corosive de l'arsenic; que son palais brûlant se dessèche ; des gouttes d'une sueur froide sortent péni-
blcmcntdc ses porcs et sillonnent son front ; on dirait que la mort va le saisir , et il l'accuse de lenteur.. Souvent j'entends des paroles délirantes accuser saFanny , souvent ses yeux voient des monstres informes qui le tourmentent.
11 me montre alors des grandes ombres, dont les couleurs disposées en long se rembrunissent par degrés , deviennent blanches tout-à-coiip , puis de blanches, rouges, vertes, et enfin d'une clartééblouissante; ou bien, ce sont des serpens avec des têtes de femme , des singes qui rient comme doit rire Satan, et, aumilieu de ce délire, ses douleurs
prennent un caractère plus grave , ses membres se roidissent , tout chez lui , prend Taspect cadavéreux d'un homme expiré : ses yeux sont secs , fixes , ses cils hérissés ... , il écume, nedit plus rien...
et , monsieur , celui qui souffre tout cela est mon père , je ressens ses maux , je les vois , je ne puis les soulager, ô mon père !....
à quoi te sert ta fille . . .
A quoi!... ? reprit Fanny avec un espèce de délire, ne dis-tu pas que tes mets ont plus de saveur quand je te les présente ? ne suisje pas la seule qui sache essuyer ton front ? mes mains ne sont-elles
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pas les seules que tu puisse endurer ?
Dans CCS crises , une douce musique le calme quelquefois , ah !
Monsieur, avec quelle crainte mes doigts caressent légèrement les
touches de mon piano î la pédale ne me paraît jamais assez sourde; les compositeurs n'ont jamais de inorceaux assez vaporeux : je voudrais que les sons fussent aussi doux quoje les imagine . je voudrais savoir composer pour rassemblerlcs notes les plus faibles^ les plus légères , qui n'eussent de son que l'indispensable pour être entendues., jevoudraisdes nuages
de musique, de sons el d'accords,
onfin la musique des Sylphes
Quand je chante, je tâche que ma voix soit d'une pureté qui n'ait rien d'éclatant et d'offensif pour l'oreille , je m'étudie longtemps et d'avance avant de lui chanter une romance. Si je lis , je rassemhle les sons les plus doux
du inedium de mon organe ;
je voudrais que Ton m'enseignât quelque chose qui pût plaire à mon père, qui pût charmer son oreille et ses yeux sans aucune fatigue. Heureuse quand après avoir joué , lu ou chanté quelques morceaux , je vois la paupière de mon père se fermer ;
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qu'après un moment de sommeil son œil rencontre l'œil humide de sa fdle, et que sa main cherchant la mienne, il la presse et me dise : « Fanny, c'est bien.... , j'ai dormi •»
Fanny croyant tenir la main de son père et entendre sa voix plaintive, s'arrêta; son œil attendri fut inondé de pleurs qu'elle retint... mais quittant la main du général clic continua :
Tous les médecins les plus savans de la France et de l'étranger ont été appelés , tous sont venus , leurs remèdes n'ont rien produit , mon père n'en reçut aucun soidagement, et de jour en
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jour ses souffrances cmpircreut.
Elles sont parvenues au plus haut degré de douleur que l'hoinnie puisse endurer sans mourir ; il lui faut sa résignation , sa vertu , la conscience de l'utilité dont il est à tant de malheureux qui le regardent comme leur providence , et il compte sans doute pour quelque chose l'amour de sa fille , sans tout cela il se détruirait. . Souvent il en a eu la pensée , alors , général... je lui représentais avec force toutes ces considérations , el, il se résignait.
Depuis long-temps j'ai le spectacle navrant de cette maladie, il est chaque jour nouveau ; cha-
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qiK^jour mon cœur saigne : liclas mes mains n'ont pas encore, une seule fois, sans Ircmblcr, présenté à mon pore , sa boisson , ou ses mets quand il peut manger!.. Ahl si je pouvais partager sa souffrance, telle cruelle qu'elle soit, j'en aurais la force et peut-être aussi le courage de l'imiter dans son noble silence.
Jamais souverain n'aura des témoignages d'un amour aussi violent : les ouvriers ont payé ime sentinelle pour qu'aucune voilure ne passât autour de sa maison ; tout, dans les manufactures, se fait à force de bras; c'est une calamité dans la fabrique
lorsqu'un orage se déclare , et chacun est dans la peine en songeant qu'il est impossible d'enipêelicr que le bruit du tonnerre ne parvienne à l'oreille de mon père.
On m'attend tous les matins avec anxiété pour savoir comment il a passé la nuit ; il n'est pas un ouvrier qui manque , en sortantlesoir.d'adresserune prière à ISotre-Daine de Bonsecoiirs dont l'église se trouve en face la manufacture; enfin l'on a obtenu du curéqueles clochesnesonnassent jamais et le dimanche ce sont les ouvriers qui vont dans les maisons annoncer l'heure des cérémonies.
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Aussi, lorsque mon pore , reste deux heures sans souffrir, je cours le leur apprendre et il en est qui baisent ma robe de joie! ils ont pris sur leur salaire pour destiner une somme très - forte à l'homme qui guéi ira leur père !. . .
Mais je crains bien que celui qui le guérira ne la prenne pas ?. ..
En disant cela , Fanny paraissait dominée par un sentiment hors nature, une espèce de fanatisme animait ses regards ; ses yeux noirs fixés sur la voûte céleste firent croire au général qu'une main divine pouvait seule guérir le père de la jeune fille et que s'il mourait, elle le suivrait dans la tombe.
Kn ce moment , un léger bruit retentit dans les airs, il partit du Trou de Grain mont et Fanny tourna la tète avec une précipitation curieuse vers cette colline, elle la regarda avec attention , puis elle reprit ainsi :
Vous voyez, général, que l'amour filial est le seul qui m'inspire ; si rien ne m'affligeait, j'ai la franchise d'avouer que je ne serais pas , en cet instant , vierge <le cœur, mais l'aspect de l'inforlune de ce père bien-aimé, fait seule frémir toutes les cordes de mon cœur et vous pouvez juger
«^u'il n'y a que l'intérêt de cet T 1 3
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cire chéri qui puisse me guider à
la nuit , dans ces prairies.
Jl y a environ quinze Jours qu'un ouvrier me prit à part et
me dit qu'il avait rencontré dans le pays , un ctre ( Permettezmoi, général , de me servir de ce terme pour le désigner ; ce que j'ai promis je dois le tenir: la vie de mon père et la cessation de ses maux y sont attachés; quand elles n'en dépendraient pas, reprit-elle avec dignité, je serais tout aussi fidèle à mon serment. ) ...n?i êirc^ dis- je, auquel il avait vu faire, jadis , une cure très-extraordinaire et que, quelque grave que parut la maladie de mon père,
il repondait que , si cet être le voulait, mon père serait guéri.
L'ouvrier me conduisit dans cette avenue et me dit que nous ne tarderions pas à le voir passer.
En effet , après trois soirées pendant lesquelles je l'attendis envain, je l'aperçus se promener lentement : alors, général, j'abordai cet ange, et mes prières l'ont attendri. Il m'a promis la guérison de mon père, en m'avouant que des circonstances malheureuses exigeaient qu'il se cachât et que.,.
— 'J*ai promis toxit ce quil voulut
La jeune fille prononça ces paroles avec un air de mystère qui faisait soupçonner qu elle at-
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tachait une grande importance a ce qu'elle taisait.
Tous les soirs, continua-t-elle, je viens chercher les sucs salutaires qui calment les douleurs de mon père : sans le voir cet être a tout deviné, et voici dix jours que toute souffrance n cessé graduellement, que les nuits n ont plus que douze heures pour mon père et qu'il les passe à dormir; il commence à manger ; son délire a disparu ; mais j'en ai hérilé, car je suis en proie à une folie de joie et de bonheur. Aujourd'hui, ce fut une fête pour la moitié de la ville; mon père s'est levé, a revu ses ouvriers et ses manufactures,.. . il a pleuré de joie en aper-
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cevant les métiers et , à ce spectacle touchant, chacunversait des larmes. Demain , général , mon père sei'a hors de tout danger... car selon ce que m'a dit hier cet être, voici ma dernière course; (Béringheld frémit) en effet , j'accours avec bonheur chercher le breuvage qui doit dissiper les derniers vestiges de cette cruelle maladie.... Cependant ajouta-t-elle , je doute encore de sa guérison, tant je voudrais être sûre qu'il ne souffrira plus.
Fanny ne dit plus rien. Elle regarda le général avec étonnement, car son visage indiquait la terreur, le récit de la jeune iille l'avait plongé dans une méditation
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profonde et ce ne fut qu'après nu long silence cpi'il s'écria :
— El cet honunc nie ressemble!
— Je vous l'ai dit....
— Ahl jeune Fanny. vous risquez votre vie 1 si mes conjectures ne me trompent pas, votre
père est guéri. Je connais le
vieiiiard !, , .
A ce mot la jeune fille élonnée regarda le général avec curiosité , mais il continua :
Retournez à la ville, vous allez à
la mort ! Le général prononça
ces paroles d'un ton de conviction qui aurait fait trembler toute autre que Fanny.
En cet instant , l'on entendit un bru il assez semblable à celui
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que produit une cresselle , et
Fanny rapide comme un trait s'élança.,, alors Béringheld , plus prompt encore , la retint dans scsbras en s'écriant : — Non , vous n'irez pas!....
— Général , dit la jeune Fanny avec le cri sublime du désespoir et de cette rage féminine qui contracte et dénature les traits de la beauté; général, vous manquez à votre parole...,. Sa voix expira de fureur;.... général, vous n'avez pas le droit de me retenir
général, vous abusez... vous... ô mon père, dit-elle en rassemblant les forces de sa voix et en sanglottant, ô mon père ! si tu meurs, n'accuse que lui! général je
nie tuerai - là ! général
Certes il fallait de bien grandes et de bien fortes raisons pour que Béringheld violât son serment
La jeune Fanny s'évanouit de colère. Tullius effrayé , la déposa sur le gazon et courut à la rivière chercher de l'eau pour la secourir ; alors il se fît mille reproches intérieurs sur sa conduite: en effet, si ses conjectures étaient fausses , il devenait trèscoupable car il pouvait causer la mort du père de Fanny. iXéanmoins ses pressenlimens avaient tant de force qu'ils contrebalançaient dans son esprit tout le tort et la violence de sa conduite. Il revint précipitamment en tenant
à deux mains son chapeau rempli d'eau. Quel fut son étonnement ! il trouve la place vide I Fanny était disparue , et , quand il regarda vers le rocher , il aperçut , à la faveur de la lune , le grand schall rouge qui trahissait en voltigeant la course légère de la jeune fille. Un frisson mortel parcourut le corps du général , la stupeur le fît rester immobile , il contempla la fuite de Fanny , le schall la lui montra sautant un fossé, puis, un buisson la lui déroba, il la revit encore, elle disparut , revint et enfin elle entra dans le Trou de Gramrnoiit,
Béringheld, jugeant que de toute manière il était inutile de
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courir aprrs la jeune fille, remonta sur la levée et s'en vint, à pas lents, chercher son vieux Lagloire, qui probablement dormait encore sur le haut de Grammont. Tout en marchant le général ne i)ou\ait détacher sa vue de dessus le Trou de Gratnniont.
— Si elle n'y périt pas ce soir , j'averlirai son père , car je n'ai pas de sermensàtenir !... au surplus^ il est possible que je me trompe!...
Telles étaient les pensées du général , réduites à leur plus simple expression. Quand il lui fut impossible d'apercevoir la grotte ^ il se contenta del'aspectdecettefaible lumière qui colorait le bas de la roche.
11 approchait de cet endroit , lorsque de sourds gémisseniens parvinrent c'\ son oreille , ces gémissemens plaintifs semblables à ceux d'un enfant, ou même à ceux d'un mourant qui périt violemment , retentirent dans le cœur du général avec d'autant plus de force que le silence de la nuit était plus profond, ses soupçons réels pour lui^ et Fanny intéressante. Il resta glacé , l'œil fixé sur cette lueur qui dès -lors lui sembla errer et qui bientôt s'éteignit....*
Un mouvement machinal le portant à regarder le haut de la montagne, ses yeux n'aperçurent plus le nuage de fumée. En ce moment,
un dernier cri se prolongea faiblement et bientôt rien n'interrompit plus le silence de la nuit.
Le général resta stupéfait: il lui semblait qu'il était l'auteur de la mort de celte jeune fille, il croyait toujours entendre ce dernier cri plainlifterminépar le silence nocturne qui servit d'oraison funèbre.
— Général, s'écria le vieux Lagloirc, que diable se passe-t-il dans ce trou ?... jamais le dernier serrement de main d'un camarade qui descend la garde sur le cliamp de bataille ne m'a ému comme ce qui vient de me réveiller.
— CouroDS , Lagloire! je veux m'en assurer!.... dit Tullius.
Aussitôt le général et son soldat se précipitent à travers les buissons, les inégalités de la levée et les arbres du bocage; ils redoublent d*ardeur pour arriver à l'endroit où la lumière avait brillé , néanmoins le général emploie mille précautions pour quesamarche et celle de son soldat fasse le moins de bruit possible. Lagloire a remarqué Falléralion des traits de son général , il en conclut q\i'il devait s'être passé quelque chose de bien extraordinaire , pour que l'impassible guerrier fut étonné.
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