III. De Tours à Poitiers
98 kil. Trajet en 1 h. 45 à 3 h. 15. Prix: 11 fr. 20, 7 fr. 50, 4 fr. 90.
Les trains en correspondance avec l'express se dirigent vers la stat. de St-Pierre-des-Corps (3 kil.), sur la ligne de Paris ; les trains omnibus suivent un tronçon de raccordement. On laisse à dr. les lignes de Nantes et des Sables-d’Olonne (R. 3 et 8), traverse le Cher, passe sur un viaduc d’où l’on a une belle vue et au-dessus de la ligne de Châteauroux (R. 12). Ensuite, à g., le beau château de Candé du xvx e s., et un grand viaduc, de 751m. de long et 21 m. de haut, sur la vallée de V Indre, qui offre une belle vue. — 245 kil. (de Paris). Monts. — 254 kil. Villeperdue. Encore un viaduc, de 31 m. de haut, sur la Manse. On aperçoit à dr. le château de Brou. — 266 kil. Ste- Maure, petite ville à 3 kil. à g. — 277 kil. Port -de -Piles.
Ligne de Chinon, v. R. 8.
De Port - de - Pilea au Blanc: 67 kil.; 2 h. 10; 7 fr. 50, 5 fr. 06, 3 fr. 30. Cette ligne remonte d’abord la vallée de la Creuse, puis celle de la Claise. — 10 kil. La Haye- Descartes, patrie de Descartes, où il a une statue. — 21 kil. (3 e st.) Le Grand -Pressigny, où se voient un donjon du xn® s. et un château du xvix® s. On a trouvé de nos jours et l’on trouve encore beaucoup de silex ouvrés à 1/2 h. à l’O. de ce village, à «la Doussetière». Ligne d’Esvres, v. p. 88. — 35 kil. (5 e st.) Vreuilly , qui a une fort belle église romane, dépendant jadis d’une abbaye. — La voie quitte ensuite les bords de la Claise pour retourner dans la vallée de la Creuse. — 51 h. (8e st.) Tournon-St- Martin, petite ville où aboutit l’embranch. de Châtellerault (v. ci-dessous). — 58 kil. (10 e st.) Fontgombault, qui a aussi une anc. église ab-
‘26 I. R. 1 . CHÂTELLERAULT. De Paria
batiale fort remarquable. Puis on rejoint la ligne de Poitiers (R. 13) — 67 kil. Le Blanc (p. 91).
La ligne de Bordeaux traverse ensuite la Creuse et remonte la vallée de la Vienne. — 281 kil. Les Ormes. — 285 kil. Dange'. — 293 kil. Ingrandes- sur- Vienne.
299 kil. Châtellerault (hôt. : de V Espérance, de l’Univers, boul. Blossac et rue de Berry), à dr. , ville prospère de 22522 hab. et chef- lieu d’arrond. de la Vienne, sur la Vienne, célèbre par sa manufacture d’armes et renommée pour sa coutellerie.
Le boul. de la Gare, à g., puis la rue de Berry, à dr., mènent en quelques min. au boulevard Blussac, sorte de place oblongue qui est la plus belle partie de la ville. — On y voit à dr. Vtglise St-Jean- Baptiste, en partie moderne, du style goth. du xv* s., avec un clocher à flèche en pierre sur la façade. Elle est à trois nefs d’égale hauteur et se termine par un mur droit. Elle a de beaux autels à retables en pierre. — A l’autre extrémité du boulevard, le square Gambetta, où il y a un château d’eau que couronne un haut monument de la Re'volution , avec une statue en bronze.
La rue des Mignons, la l re en deçà, du square, et la rue suivante nous conduisent à l 'église St- Jacques, du style roman fleuri , qui a une riche façade moderne, rappelant Notre -Dame -la -Grande de Poitiers (p. 29). et dont l’intérieur, restauré, est également remarquable par ses sculptures.
En continuant dans la même direction et appuyant enfin à g., on arrive au pont de la Vienne, du xvi e s., qui se termine de l’autre côté par deux grosses tours rondes à toits en poivrière. Ou y aperçoit aussi, en amont, la manufacture d’armes, qu’on ne visite pas.
Ligne de Loudun , v. p. 75. — Embranch. de 46 kil. sur Tournon-St- Martin (le Diane-, v. ci-dessua), par la Roche-Posay , toute petite ville situe'e sur la Creuse, qui a conservé un donjon du xii e s. et qui possède, à 1 kil. au S., des eaux ferrugineuses et sulfureuses , avec un établissement de bains.
On traverse ensuite la Vienne et remonte la vallée du Clain. — 308 kil. Les Barres. Dans le voisinage est l’emplacement du Vieux- Poitiers et plus loin, aussi sur la rive dr., Moussais-la- Bataille, où eut probablement lieu la fameuse bataille de Poitiers (v. ci-dessous). — 313 kil. La Tricherie. A env. */* h. au N.-E., le château de Baudiment, édifice fort remarquable et bien restauré du xv e s., au marquis de la Rochethulon. — 317 kil. Dissais-sur-Vienne, qui a un beau château des xvi® et xvm e s. — 321 kil. Clan. — 324 kil. Chasseneuil. On traverse ensuite deux fois le Clain. A dr., la ligne de Loudun (v. p. 74). — 332 kil. Poitiers (buffet).
Poitiers. — hôtels: Gr.-IJ. du Palais (pl. a, B3), belle maison près du palais de justice (ch. dep. 2 fr. 50, dî. 4); de France (pl. b, B4; eh. dep. 2 fr., dî. 3), de l'Europe (pl. c, B4), des Trois-Piliers (pl. d, B4), tous trois rue des Halles, près de la place d’Ârmes. — Cafés, rue des Halles et sur la place d’Armes. — Voitures: course, 75 c.* heure, 1 fr. 50 le jour, 1 fr. 25 et 2 fr. la nuit.
Poitiers est une ville de 37497 hab., l’anc. capitale du Poitou,
POITIERS
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à Bordeaux.
POITIERS
auj. le chef- lieu du départ, delà Vienne et le siège d’un évêché et d’une académie universitaire, avec une école de droit fondée dès 1431. Elle est sur une colline, au confluent du Clain et de la Boivre, et la plupart de ses rues sont étroites, tortueuses, montantes et mal bâties. Le défaut d’industrie et quantité de couvents font de plus qu’elle manque d’animation. Mais elle a des monuments fort curieux.
C’est une ancienne ville gauloise, la capitale des Piétons, qui s'appela sous le Romains Limonum. Elle eut pour premier évêque St Hilaire, vers 350. Comprise dans le royaume d’Aquitaine fondé par les Visigotbs, en 419, elle fut réunie au royaume des Francs par Clovis, vainqueur d’Alaric II à Vouillé, en 507, puis érigée en un duché dont les titulaires se rendirent plus ou moins indépendants. C'est un de ces ducs qui appela dans le pays les Sarrasins que Charles-Martel vainquit, non loin des murs de Poitiers, en 732 (v. ci-dessus). Le mariage d'Eléonore, seule héritière des comtes de Poitou et ducs d’Aquitaine, avec Louis VII de France, en 1137, avait de nouveau réuni cette importante province au royaume ; elle en fut séparée par suite de leur divorce en 1152, et, pour le malheur de la France, elle passa à l’Angleterre par le mariage de la riche héritière avee Henri Plantagenet. L’événement le plus important dans la lutte de plus de deux siècles dont ce pays fut l’objet, est la bataille de Maupertuis, aux environs de Poitiers, en 1356, dans laquelle le roi Jean II, le Bon , fut fait prisonnier et perdit plus de 11 000 hommes. Le Poitou lit enfin retour definitif à la couronne en 1372, par suite des victoires de B. du Guesclin. Charles VII y fut couronné et y résida jusqu'au jour où Jeanne d’Arc vint le trouver. Les protestants , sous Coligny, assiégèrent inutilement Poitiers pendant sept semaines, en 1569. Les événements dont la ville fut ensuite témoin sont d’une importance secondaire.
Au sortir de la gare (pl. A4), dans le bas de la ville, les voitures montent à g. par le boul. Solférino pour gagner le centre par un long détour. Les piétons montent directement par la rue de la Visitation, la première à dr. du boulevard. En tournant encore à dr. à la première rue transversale, on arrive sur une place devant la préfecture (pl. AB 4), grand édifice moderne en briques et pierre. De cet endroit part la rue Victor -Hugo, qui mène à la place d’ Armes (v. cidessous) et où se trouvent, à dr. , le collège de la Grand' Maison (pl. B 4), tenu par des prêtres et qui a une belle chapelle; à g., n°9, le nouveau musée des Augustins, à la société des Antiquaires de l’Ouest (v. aussi p. 30).
C’est Fane. collection de Chevières, qui comprend 175 tableaux, dont un paysage de Ilobbema , une Ste Famille de Jules llomain , un St Jean- Baptiste de J. de Leyde, un Sabbat de Teniers , 2 Batailles de Bourguignon , etc. Il y a ensuite des tapisseries, des meubles, des émaux, des porcelaines, des faïences, etc.
La place d’ Armes (pl. B 3-4), forme le centre de la ville.
Au fond s’élève l’hôtel de ville (pl. BC3), bel édifice du style de la renaissance française, achevé en 1875, sur les plans de Guérinot. 11 renferme les musées de la ville. Il y a un musée des Beaux-Arts et d’ archéologie et un musée d’histoire naturelle , le premier public le dim. et le second le jeudi de midi à 4 h. , excepté lorsqu’il pleut, mais visibles aussi; les autres jours, aux mêmes heures, pour les étrangers.
l re SALI.E à g., au rez-de-chaussée: antiques, sculptures originales et plâtres , sculptures modernes et curieuse collection de champignons. — Au fond, des peintures: à g., 79 (291, numéro de l’inventaire), Léon Perrault
POITIERS
De Paris
(de Poitiers), le Vieillard et les trois jeunes hommes; 9 (251), Sonnât, Antigone conduisant Œdipe; 68(250), Luminai* , les Braconniers ; 12(333), Brouillet (conservateur du musée), Violation du tombeau de l'évêque d’Urgel; 220, Brunet (de Poitiers), Caron; 42 (194), Dehodencq , Fête juive à Tanger; 11 (354), Brouillet, Eeee homo.
lie salle ; à g., 221, Brunet , les Gibets du Golgatha; 502, L. Perrault, Surpris par le Ilot; 77 (353), Bajou , Œdipe maudissant Polvnice ; 63(083), Largillière , portr. d'un membre du Parlement; 44(249), Doyen, Mars blessé par Diomède; 114 (086), le Tintoret , portr. d'homme, une des toiles les plus remarquables du musée; 90 (356), <5an(crre(f), Une dame peignant; s. n", le Titien , la Madeleine; 191 (341), école italienne , Nvmplie et Amour; — 130 (240), d’après Teniert, Paysans jouant aux quilles; 151 (358), école de Poussin , Albinus offrant son char aux Vestales; 30 (347), -\oél Coypel, Mlle de Montpensier: 153 (283), école française du .tt* Cardinal et deux saints; 10(277), Fr. Boucher, la Chaste Suzanne; puis quantité de portraits, la plupart d'inconnus et par des artistes inconnus, 88 (330), attr. a Higaud; 132 (676), attr. à ran Dyck; 144 (671), par ran Ravestein ; 124(675), par rot» Oost; 118(255), par le Titien, son portrait; 131 (662), attr. à van Dyck; 06 (660), par Lefebvre ;i(n (655), le Guide, tête de sainte; 133(660), von Dyck, portrait; 122 ( 270), Franck le V., le Festin de Baltbazar; 109, Masaccio, Prise d’habit; (117 273), A. del Sarto, l'Annonciation; 106(272), Phil. Lippi ; 102 (281), Diamente, la Vierge et l'Enfant; 13 (301), Brouillet, Au chantier. — Il y a aussi dans cette salle des plâtres modernes et une statue tombale en marbre de Jeanne de Vivonne, du xvi e s.
III e salle: dessins, médailles, petits antiquités, faïences, fragments de sculptures, meubles, armes, émaux (chasse de la tin du xn e s. , etc.), antiquités préhistoriques, un tableau de 1619 représentant le siège de Poitiers par Coligny en 1569 (p. 24), etc.
Le bel escalieh qui monte an 1 er étage est précédé de cariatides par Barrias, l'Architecture et la Peinture, et décoré de fresques par Pvris de Chavannet, la Béeeption de Charles-Martel à Poitiers et Ste ltadegonde protectrice des lettres contre la barbarie.
La halle ues Fêtes a un beau vitrail par Bteinheil et Briquier, Eléonore d’Aquitaine confirmant les privilèges de la ville, et un plafond par Brunet, Duguesclin délivrant Poitiers des Anglais. — La halle des Mariales est aussi décorée de peintures, par Léon Perrault; au plafond, le Triomphe de l’hyménée.
A dr. , derrière l’hôtel de ville , se voit le joli hôtel Bauee ou Gaillard , de la renaissance (1554). A peu de distance de là. à l’extrémité de la rue de dr., est le lycée (pl. C3-4), ancien collège des jésuites, dont la chapelle a un autel remarquable duxvii e s. , un tableau de Finsonius, élève de Rubens, et, dans la sacristie, de belles boiseries de la fin du xvn e s.
Nous retournons par la même rue jusqu’à la seconde à dr., la rue d’Orléans, par laquelle nous descendons.
Le temple St- Jean (pl. D3), au milieu de la rue suivante, est un curieux édifice , un ancien baptistère du vn e s. , construit en partie avec des matériaux de l’époque gallo-romaine. Le bâtiment, dont le sol est maintenant au tiers au-dessous de celui de la rue, forme un carré de 13 m. de long sur 8 de large. Un appendice y a été ajouté au xn e s. à l’entrée, la toiture a été refaite, et il y a encore eu d’autres modifications. Les autres côtés ont des absidioles. On peut le visiter en s’adressant au concierge de l’évêché, à g. L’extérieur est simple et l’intérieur est sombre et peu curieux. Au milieu est la piscine. On a déposé alentour des sarcophages et d’autres antiquités lapidaires, des vi e -ix e s. 11 y a aux murs des restes de
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à Bordeaux. POITIERS. 1. R. 1. 29
fresques duxn e s. — La rue où est le temple aboutit au Pout-Neuf, sur le Clain (y. ci-dessous).
La cathédrale, St-Pierre (pl. CD 2), fut commencée en 1162 par Henri II d’Angleterre, mari d’Eléonore d’Aquitaine ou de Guyenne, mais consacrée seulement en 1379. Certaines parties sont encore du style roman , cependant le style ogival plantagenet y domine. La façade, en partie restaurée depuis peu, est trop large et trop basse et flanquée de tours inachevées qui ajoutent encore à sa lourdeur. On y descend par huit degrés et il y en a encore dans l’église même. Mais l’intérieur est imposant par la hardiesse de ses proportions, la hauteur et la largeur des nefs et des travées. Pour ajouter à la fuite des lignes et à la profondeur de la perspective}, l’architecte a diminué la largeur des nefs et abaissé les voûtes vers le chœur. Il reste quelques verrières des xn e et xm e s. Les belles stalles du chœur passent pour être de la seconde moitié du xm e s. A g. derrière le chœur, le tombeau moderne de Mgr Bouillé.
Retournant maintenant derrière la cathédrale , nous descendons à dr. à Ste-Radegonde (pl. D2), église fondée vers 560 par la reine de ce nom, femme de Clotaire 1 er , qui s’était retirée ici à son monastère de Ste-Croix. Toutefois l’édifice a été reconstruit du XI e au xm e s., dans le style de la cathédrale, moins le portail, qui est du xv e ou du xvx e s. Il y a à la façade un assez beau clocher roman. On remarque surtout à l’intérieur une crypte avec le sarcophage de Ste Radegonde, but de pèlerinage, et une statue en marbre de la sainte, sous les traits d’Anne d’Autriche, attribuée à Girardon. A dr. de la nef est une sorte de niche dite la chapelle du Pas-de-Dieu, avec deux statues sans valeur, entre lesquelles est une empreinte de pied dans la pierre, laissée, dit-on, par J.-C. dans une apparition à Ste Radegonde. Cette église a encore des vitraux remarquables, l’un d’eux, du xiv e s., représentant le jugement dernier.
Ste-Radegonde est près du Clain, que traversent à dr. le pont Neuf, du xvm e s., et à g. le pont Joubert , du xn e s., mais reconstruit au xv e et au xvi e s.
Sur la hauteur de l’autre rive, la statue colossale et dorée de Notre-Dame des Dunes (pl. D 2) et une caserne. On a découvert un peu plus bas, de chaque côté du chemin de Montbernage, une nécropole païenne roinano-gauloise et un champ des martyrs, avec les restes d’un hypogée, maintenant comblés.
11 y a un dolmen, dit la Pierr e- Levée , dans le haut du faub. de St- Saturnin, à 1/4 d’h. du Pont-Neuf, par la 2e rue à gauche.
Nous remontons dans la ville du pont Joubert, par la rue de ce nom et par la suivante, qui passe à
•Notre - Dame - la - Grande (pl. B 2), monument très intéressant d’architecture romano-byzantine, de la fin du xi e s., avec des additions des xv e et xvi e s. Cette église est célèbre par sa * façade , qui rappelle par sa décoration, comme celle de la cathédrale d’Angoulême (p. 32), un grand ouvrage d’orfèvrerie au repoussé. Elle a trois étages d’arcades, dont celles du bas encadrent une porte à plein cintre etdeux fausses portes en ogive obtuse, subdivisées en deux arcades à plein
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De Paris
cintre. Celles du haut, interrompues par une grande fenêtre, renferment des statues mutilées de St lliiaire, de St Martin et des apôtres, et dans le pignon est un Christ bénissant, entouré des attributs des évangélistes. 11 y a en outre des bas-reliefs dont les sujets sont surtout tirés de la vie de la Vierge. Cette façade est flanquée de tourelles à toits coniques et appareillés en écailles de poisson. Le clocher de l’église, à toit du même genre, est à l’entrée du choeur. — L 'intérieur, défiguré de nos jours par des peintures à tons criards, est divisé en trois nefs, celle du milieu à voûte en berceau , les bas côtés à voûtes d’arête. Les chapelles latérales ont été ajoutées au xv e et au xvx e s. 11 n’y a pas de transept, mais les collatéraux se prolongent autour du chœur. Celui-ci a une fresque du xm e s., à la voûte, et un beau maître autel moderne du style roman. Dans une chapelle à dr., un St-Sépulcre du xvi e s.
Le palais i»ks Facultés (pl. B2), près de Notre-Dame, n’a rien de remarquable comme e'dillce, mais il renferme la bibliothèque (le la ville, qui compte près de 400000 vol. et 389 manuscrits, parmi lesquels il y a une Vie de Ste Radegonde par St Fortunat, du ix e s.. avec miniatures et arabesques-, un livre de sentences et un Pontifical du X e s., un Evangéliaire et un Rituel, du xm e s., etc.
Le palais de justice (pl. B3), aussi non loin de Notre-Dame, à g., entrée place St-Didier, a derrière des parties modernes insignifiantes, des restes du château des comtes de Poitou au xiv e s. La plus belle partie est la *salle des pas perdus, l’ancienne salle des gardes, de 49m. 30 de long sur 17 de large, rappelant celle du palais de justice de Rouen. À l’une des extrémités se trouve une triple cheminée richement sculptée, du style goth. du xv e s., surmontée d une galerie à balustrade et de cinq belles fenêtres du même style, entre deux tourelles contenant des escaliers.
La Prévôté' (pl. A B 2), de fait l’anc. hôtel Fumée, qui se trouvait en face de la Prévôté, est une construction des xv® et xvi e s., avec une façade très remarquable, qui a quatre tourelles et de jolis frontons aux fenêtres. Elle est transformée en école.
A l’extrémité N. de la ville se trouve l’église de Montiernetjf (Moutier-Neuf; pl. Al), anc. église des bénédictins, du xi e s. et d’une largeur exceptionnelle pour cette époque. Elle a une petite coupole au transept, surmontée de 2 clochetons réunis par 3 arcades.
Revenus au palais de justice, nous retournons dans la direction de l'hôtel de ville par la rue St-François. La rue des Grandes-Ecoles, où elle aboutit à g., rappelle l’anc. Université de Poitiers. Il en reste peu de chose, une petite chapelle du xv e s., occupée maintenant, avec une grande salle sans caractère, qui fut précédemment celle de la mairie, par le muse'e de Antiquaires de l’Ouest (pl. B 3; «Sociétés Savantes®). On peut le visiter en s’adressant au gardien. L’entTée est dans un passage entre les num. 14 et 16. Dans la chapelle se voient toutes sortes de débris de sculptures gallo-romaines et autres, des inscriptions, des sarcophages, etc. Dans la salle du haut, de petites antiquités : bronzes , poteries , verres, médailles, et aussi des
à Bordeaux. ANGOULÊME. I. H. 1. 31
objets du moyen âge et d’autres encore moins anciens, comme au rez-de-chaussée.
Dans la rue de la Mairie, à laquelle aboutit aussi la rue St-François et que l’on peut gagner par le passage du musée . se trouve St- Porchaire (pl.R3), église du xvi e s. qui n’a de remarquable que sa tour romane, reste d’un édifice plus ancien.
Au S., St-Hilaire (pl.B5), anc. abbatiale, fondée, dit-on. avant le vi e s., reconstruite aux xi e et xii c s. et en partie aussi de nos jours. Elle est à 7 nefs et elle a 6 coupoles, mais pas de clocher.
Le parc de Blossac (pl.BC5-6), à l’extrémité S. de la ville, est une promenade qui date du xvm e s. On y a une belle vue sur la vallée du Clain. A l’entrée du côté de la rue des Capucins se trouvent deux groupes en marbre par Etex. les Joies et les Douleurs maternelles. Du côté de la rivière, les restes des anc. remparts du xiv e s., qui se prolongent à quelque distance à l’O., entre la ville et le chemin de fer. Il y a concert militaire au parc le dim. et le jeudi.
De Poitiers à Nantes , v. R. 7 ; à ta Rochelle et à Rochefort, E. 9.
Kmbkakch. de chemin de fer sur Parthenay (5 î kil. p. 40), se confondant avec la ligne de Nantes jusqu'à Neuville-de- Poitou (p. 72).