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NIORT

Notre ligne quitte ensuite la vallée du Thouet et traverse la Gâtine, pays accidenté et boisé, mais peu fertile, comme le Bocage <p. 71), auquel il fait suite. — 381 kil. St-Pardoux-m-Qâtine. — 386 kil. Mazières-en-Gâtine. — 396 kil. Champdeniers. — 400 kil. Cherveux, qui a un château du xv e s. On traverse la Sèvre-Niortaise.

— 406 kil. Echire’, bourg où sont les ruines imposantes du château du Couldray-Salbart, bâti au ix e s., à env. 3 kil. à dr.

415 kil. Niort. — Hôtels: *du Raisin, rue Victor-Hugo, 38 (cour); des Etrangers, rue des Cordeliers, 8; de France, place du Temple, 11. — Buffets la gare, recommandé; dej., 3 £r. ; dîn., 3fr. 50; repas à 1 fr. 50.

— Cafés bien situés dans le bas de la place de la Brèche. — Fiacres : 1 fr. la course, 2 fr. l’heure dans le jour, 1 fr. 50 et 3 fr. la nuit. — Poste et télégraphe, rue de la Préfecture, 6, i g. en venant de la halle.

Niort est une ville de 23225 hab. , le chef-lieu du départ, des Beux-Sèvres, sur la Sèvre-Niortaise. Passée à l’Angleterre avec les domaines d’Eléonore d’Aquitaine, elle fut prise et reprise plusieurs fois dans la guerre de Cent-Ans, la dernière fois par B. du Guesclin, en 1372. Elle eut aussi à souffrir des guerres de religion, pour s’être montrée favorable au calvinisme. L’industrie principale de Niort est la peausserie, et il s’y fabrique beaucoup de gants.

A dr. de la rue de la Gare se voit d’abord St-Hilaire, grande église moderne d’un style bâtard , à trois nefs d’égale hauteur et voûtées en calotte. Le transept a des absidioles au-dessous desquelles sont de belles fresques par L. Germain , la Résurrection de Lazare et la Délivrance de St-Pierre.

Au delà de cette église, la grande place de la Brèche, qui a de ce côté un beau petit jardin, avec des plantes exotiques et des statues en bronze et en marbre. Cette place descend vers la vieille ville, dont on aperçoit les deux autres églises, St-André, à dr., et Notre- Dame, à g. La rue du milieu, dans le bas, laisse à g. celle des Cordeliers et la petite place du Temple, et elle aboutit à la rue Victor- Hugo, anc. rue des Halles, la plus importante de Niort. On monte de là, à dr. au prétendu palais d’ Eléonore, l’ancien hôtel de ville. L’édifice actuel, flanqué de petites tours rondes et couronné de mâchicoulis, date de 1520-1530. Il renferme le musée départemental, collection d’antiquités et de moulages de monuments anciens, publique les dim. et jeudi de midi à 4 et 5 h. et ouverte tous les jours aux étrangers. St-André, où l’on arrive en continuant à g. parles rues Yvers et Yieille-Rose, est une belle église reconstruite de nos jours, du style du xv e s., avec deux clochers sur la façade, dont la décoration est un peu maigre et du reste inachevée. A l’intérieur, on remarque particulièrement la jolie chapelle des fonts, à g. de l’entrée, avec une fresque par L. Germain, et les vitraux.

Plus loin est un beau Jardin Public, sur le versant d’un coteau au bord de la rivière. On y a de jolies vues de la vallée, et il est décoré de sculptures, en particulier, à l’entrée, les Premiers pas ou Bacchus foulant des raisins, bronze par Doublemard.

Le quai ramène à g. dans la ville, aux halles, belle construction

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