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Autun, Auxerre, Paris

Comme il est facile de le voir ci-dessus et sur la carte des chemins de fer, ces itinéraires se rattachent les uns aux autres. On peut naturellement aussi les suivre en sens inverse, mais il est toujours bon de s’assurer d’avance si les trains correspondent et s’il n’y a pas trop à attendre aux embranchements.

Dans les visites aux ports et aux bains de mer, il importe, quand on ne doit pas y rester longtemps, d’y être pour les voir sous leur plus bel aspect, c.-à-d. lors de la pleine mer. Or la marée y a lieu à des heures

INTRODUCTION

qui varient tous les jours et pour chaque localité. Il ne nous est donc pas possible de donner des renseignements précis à ce sujet; il faudrait des calendriers spéciaux. Nous indiquerons du moins comment on calcule d’une manière approximative l’heure de la pleine mer.

La marée (flux et reflux) se produit deux fois par jour dans un port, au passage de la lune à son méridien. Elle n'a pas lieu exactement toutes les 12 h., mais chaque fois avec un retard moven de 25 min., parce que le jour lunaire a une durée moyenne de 24 h. bO' 5". Il suffit donc de connaître l’heure de la haute mer le jour de la nouvelle lune et de la pleine lune dans un port, en d’autres termes l'itabliuement d'un port, pour pouvoir calculer l’heure de la marée dans ce port à un jour déterminé. On ajoute alors à cette heure autant de fois 50 min. qu’il y a de jours écoulés depuis la nouvelle lune ou la pleine lune. Nous donnerons donc les établissements des principaux ports ; mais on n'oubliera pas que les calculs ne sont encore avec cela que bien approximatifs , surtout à une époque éloignée des équinoxes. Le retard journalier de la marée varie de plus avec les phases de la lune et par suite d'autres influences, car, de fait, il s'écoule de 12 h. 15 à 12 h. 40 entre deux pleines mers consécutives. Une autre cause d’erreur est la diflérence entre l’heure moyenne et l’heure vraie, qui peut être d'env. 15 min. en plus ou en moins. Enfin il ne faut pas oublier que l’heure locale n’est pas la même que celle de Paris, sur laquelle sont réglés les chemins de fer; elle retarde de plus en plus à mesure qu’on avance vers l’ouest, soit de 4 min. par degré de longitude, de sorte qu’il y a déjà, par ex., un retard de près de 14 min. à la Kochelle, située par 3°29 / 40 // de longit. O. Sous ce rapport, du moins, la rectification est facile à faire, étant donnée la longitude, qu’on peut même connaître par la carte.

Bagage. — Le bagage est l’ennemi du voyageur, surtout du touriste. Non seulement un excédant augmente vite , dans un long voyage, les frais de transport, mais le bagage cause toujours de l’embarras , met en contact avec des gens plus ou moins agréables et entrave partout la liberté. L’idéal est de pouvoir sortir immédiatement d’une gare les mains libres, sans avoir rien à attendre, rien à réclamer, rien à chercher, tout entier au plaisir de se dégourdir les membres et de jouir immédiatement des curiosités pour lesquelles on est venu. Et l’agrément n’est pas moindre au retour , quand on peut partir à sa guise et terminer sa promenade à la gare , sans repasser par l’hôtel , pour prendre l’omnibus , qui peut-être est déjà parti ou ne va pas au train (v. p. xx).

Si l’on ne peut se passer de bagage , il importe du moins d’en prendre aussi peu que possible. Un touriste , qui voyage pour son agrément et n’a pas tant besoin d’une toilette élégante et variée que d’une bourse bien garnie, peut se suffire, même pour un long voyage, avec le contenu d’une valise et d’un sac. La valise est pour la réserve et le sac pour les besoins du jour, les articles de toilette et autres menus objets. ,La valise même doit pouvoir se porter à la main. On la met aux bagages, et on la laisse en gare le plus souvent possible. Le sac, que Ton garde avec soi, est de son côté mis à la consigne toutes les fois qu’on peut s’en passer, par ex. aux endroits où Ton s’arrête entre deux trains.

Les dames qui voyagent en touristes, c.-à-d. plus pour voir que pour être vues , peuvent aussi réduire leur bagage dans les mêmes proportions.

INTRODUCTION

Costnme. — Un pardessus et un costume de rechange sont souvent plus que suffisants, comme vêtements, avec ceux qu’on porte, même pour un long voyage. C’est surtout de linge qu’on a le plus besoin; mais il est facile d’en faire blanchir durant son séjour dans une ville, et encore plus simple de le remplacer, au moins en partie , par de la flanelle de couleur. Si ce n’est dans les grandes chaleurs, rien de plus pratique et de plus agréable qu’une chemise de flanelle. On est maintenant habitué, dans les centres d’excursions, à voir des touristes qui en portent , et elle peut se dissimuler avec un col blanc, un plastron et un gilet montant. Il faut toujours donner la préférence aux vêtements de drap. La toile n’est point pratique et peut occasionner des refroidissements. Si l’on transpire et que cela soit possible, ôter durant la marche un vêtement qu’on remettra en arrivant. Les chaussettes de laine douce sont aussi préférables, surtout pour les excursions à pied. La chaussure mérite une attention particulière. Il faut qu’elle soit forte, large et déjà faite au pied , et il importe d’en avoir une paire de rechange. Les pieds s’endurcissent quand on les frotte avec du suif. Lorsqu’on a des ampoules, on les perce en y passant un fll de soie, qu’on y laisse. La coiffure doit être également pratique, c.-à-d. en feutre de couleur foncée, léger et souple, avec une bride si l’on va dans les montagnes. Un en-tout-cas de coton léger ou un parapluie de soie, avec une poignée commode, est enfin nécessaire durant les chaleurs comme par un temps variable.

Agences de voyages. — Pour les personnes qui aiment mieux voyager avec d’autres et avec un itinéraire tout tracé que se guider seules a leur gré, il y a des agences de voyages, qui organisent des excursions à forfait, c'est-à-dire pour des prix déterminés, comprenant les frais de transport, d’hôtels, de conducteur, etc. Elles annoncent leurs voyages dans les journaux et par des prospectus détaillés, et elles renseignent aussi par correspondance. Ces agences délivrent encore des coupons d’hôtels, des billets de chemins de fer, etc. Elles ont, en France, leurs sièges à Paris et quelques succursales en province. Ea plus ancienne à Paris est l 'agence Cook, place de l’Opéra, i, plutôt une agence anglaise, organisant d'ordinaire de longs voyages dans le goût de sa clientèle spéciale. Il en est de même de l 'agence Gâte, rue Scribe, 3, et de, l’agence Stoan tk Leach, rue Gluck, 4. Sont plus particulièrement françaises et pour les excursions en France: l 'agence Lubin, boul. Haussmann, 36; l'agence des Voyage* économique», rue du Faubourg-Montmartre, 17, et rue Auber, 10, et l'agence Duchemin, rue de Grammont, 20. Ces agences organisent aussi des voyages particuliers à forfait.

II. Chemins de fer, voitures publiques et de louage, passeport, douane et octroi.

Chemins de fer. — Le touriste qui visite les principales curiosités de la France, n’y voyage plus guère qu’en chemin de fer. Six grandes compagnies, l’Etat et quelques petites compagnies se partagent le réseau. La partie de la France qui nous occupe dans ce volume est desservie par la compagnie d’Orléans ainsi qu’une petite partie du réseau de l’Etat et la compagnie de Paris- Lyon- Méditerranée.

INTRODUCTION

L’organisation des chemins de fer est à peu près la même partout. On notera que les trains vont toujours à gauche , que par conséquent on monte et on descend à g., et que lorsqu’une gare a un côté du départ et un côté de l’arrivée, le premier est à g. pour celui qui part, comme le second pour celui qui arrive.

Les prix des places sont considérablement réduits depuis le 1 er avril 1892. On paie 11 c. 20 par kil. pour la l re classe sur les réseaux des grandes compagnies, 10 c. 192 sur celui de l’Etat; 7 c. 56 pour la 2 e cl. et 4 c. 928 pour la 3 e , avec un minimum de 65 (Etat, 60), 45 et 30 c., pour 6 kilom. Il y a un impôt de 10 c. sur les billets au-dessus de 10 fr. ; il est compté dans les prix perçus pour ces billets et dans ceux que nous donnons, mais non dans les tableaux de l’Indicateur des chemins de fer (p. xvi).

Il importe d’ajouter que les prix des places sont le plus souvent majorés aux stat. intermédiaires ou au delà du point initial, qui est ordinairement Paris, même pour des embranchements très éloignés. Les compagnies ont en effet soin de placer leurs stations ailleurs qu’aux poteaux kilométriques et comptent ainsi deux fois les kilom. où se trouvent ces stations, quand on s’y arrête et quand on en repart. Il y a aussi toutefois des cas où des pareours faits deux fois pour la commodité du service, aux raccordements, ne sont comptés qu’une fois dans les prix, et d'autres où certaines concurrences forcent les compagnies à des réductions , ete. Il reste donc plus ou moins d’imprévu, pour le public, dans les prix des chemins de fer, et l’on ne devra pas s’étonner si nos chiffres ne sont pas toujours absolument exacts.

Les trains rapides et les express n’ont pas de tarifs plus élevés que les trains omnibus, mais les premiers n’ont qu’une classe et les seconds deux, assez souvent aussi seulement une. De plus, ces trains ne prennent pas toujours les voyageurs qui n’ont qu’un petit parcours à effectuer. Les coupés de l re cl. sont confortables, ceux de 2 e cl. souvent assez médiocres. Il y a 8 places dans les premiers et 10 dans les autres. On a commencé à construire des wagons de 3 e cl. avec banquettes rembourrées, mais ils sont encore en petit nombre. L’hiver, les trois classes sont chauffées, au moins sur les longs parcours. Il y a des compartiments pour les dames et d’autres pour les fumeurs. On fume bien aussi ailleurs, mais ce n’est que toléré, et il faut que les autres voyageurs y consentent. — Si l’on n’aime pas à être en nombreuse compagnie, fermer la portière et s’y montrer, car la plupart des voyageurs cherchent des compartiments libres et les retardataires se précipitent dans ceux qu’ils trouvent ouverts.

Pour les bagages, on a droit par toute la France au transport gratuit de 30 kilogr., mais on paie 10 c. pour l’enregistrement. Les excédants se paient 40 c. pour 1 à 5 kilogr. jusqu’à 170 kilom. exclusivement, pour 5 à 10 kilogr. jusqu’à 85 kilom., pour 10 à 20 kilogr. jusqu’à 43 kilom., pour 20 à 30 kilogr. jusqu’à 29 kilom. et pour 30 à 40 kilogr. jusqu’à 14 kilom., puis 5 c. par 20, 10, 5, 4, 3 et 2 kilom. , selon l’excédant , comme ci-dessus. A partir de 40 kilogr. , 4 c. 15 par 10 kilogr. et par kilom. , avec minimum de 6 kilomètres. — Aucune franchise n’est accordée sur les lignes

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INTRODUCTION

suisses. — Chiens: 30 c. par tête jusqu’à 20 kilom. exclusivement, puis 5 c. par 3 kilomètres.

La vitesse des trains est de 60 à 76 kil. à l’heure pour les rapides, 40 à 50 pour les directs et 35 à 45 s’ils sont mixtes.

Il n’y a de buffets qu’aux stations principales , et l’on n'a pas toujours le temps de s’y restaurer ou de s’y rafraîchir tranquillement. Pour cette raison et parce qu’ils sont souvent chers et médiocres, on fera bien de se munir de provisions ou du moins de s’arranger de façon à ne pas être obligé d’y prendre ses principaux repas. En tout cas , il n’est pas inutile de s’assurer , avant un long trajet, si le train s’arrêtera suffisamment pour permettre de déjeuner ou de dîner en route. Les buffets ont du reste des tarifs affichés dans leurs salles, et ils servent des repa3 à plusieurs prix, de 1 fr. 50 à 4 fr. , ce qu’il est bon de noter si l’on ne peut ou ne veut pas prendre part à la table d’hôte. Certains buffets tiennent prêts pour le passage des trains des paniers contenant un repas complet froid à prix fixe (3 fr. , 3 fr. 50 et 4 fr.). Les employés du chemin de fer reprennent les paniers vides à n’importe quelle gare.

Il y a des wagons-lits sur presque toutes les grandes lignes. La Comp. Internat, des Wagons-Lits a une agence à Paris, place de l’Ope'ra , 3. Cette compagnie a en outre des wagons-restaur. sur certaines lignes: déj., 4 fr. ; dîn., 6 fr., vin non compris. Va bouteille de vin, i fr. Il y a aussi des wagons-restaur., et pour les 3 classes, sur le réseau de l'Etat; les prix y varient de 2 a 4 fr.

On trouve à louer dans les grandes gares des oreillers et même des couvertures, à 1 fr. pour un parcours quelconque.

On trouvera à peu près tous les renseignements dont on aura besoin dans l 'Indicateur des chemins de fer, qui paraît tous les samedis et se vend partout 75 c. Il est assez encombrant, mais meilleur et relativement moins cher que les Livrets Chaix, 5 livrets spéciaux, qui ne paraissent que tous les mois et se vendent séparément 40 c. On détachera de l’Indicateur les feuilles dont on aura besoin, et on laissera le reste dans sa valise ou sa malle. On devra toujours le consulter d’avance relativement à la durée du trajet et à la coïncidence des trains, qui varient assez souvent. Les numéros sur les cartes sont le moyen le plus expéditif pour trouver une ligne dans l’Indicateur, ces numéros renvoyant à la page à consulter.

Toutes les gares sont à l’heure de Paris, avec 5 min. de retard à l’intérieur.

Il y a souvent dans les gares un bureau de consigne, ou les voyageurs peuvent déposer leurs bagages. Us reçoivent un bulletin spécial et paient 5 c. par jour pour chaque colis, sans toutefois que la somme due puisse être inférieure à 10 c. Là où il n’y a pas de consigne, les employés gardent les effets moyennant un pourboire. On peut aussi les laisser en gare à l’arrivée; dans ce cas, on conserve le bulletin qu’on a reçu au départ.

Des billets d'aller et retour se délivrent maintenant partout, avec 25% de réduction sur les réseaux de Paris-Lyon-Méditerranée et d’Orléans et 40% sur celui de l’Etat.

INTRODUCTION

La validité de ces billets varie aussi selon les compagnies : Orléans, 1, 2, 3, 4, 5, 6 et 7 jours, jusqu’à 100, 200, 300, 400, 500, 600, 700 kilom. et au delà; Etat, 3, 4, 5 jours, etc., jusqu’à 100, 200, 300 kilom., etc. (bains de mer, v. p. 35); Paris-Lyon-Méditerranée, 2 et 3 jouis, jusqu’à 250 et au delà de 250 kilomètres. Les coupons de retour des billets délivrés le samedi et la veille d'une fête légale, ou ces jours-là, sont valables au moins jusqu’au lundi ou jusqu’au lendemain de la fête, et ils le sont encore pour un jour de plus lorsqu’un dimanche et une fête se suivent ou réciproquement.

Sont considérés comme fêtes légales: le 1 er janvier, le lundi de Pâques, l’Ascension, le lundi de la Pentecôte, le 14 juillet (fête nationale), l’Assomption (15 août), la Toussaint (1 er nov.) et Noël.

Il sera néanmoins toujours bon de se renseigner. Les tarifs des billets d’aller et retour ne se trouvent pas dans l’Indicateur des chemins de fer, mais ils sont dans les Livrets Chaix.

Nous ne saurions recommander les trains de plaisir, parce qu’il y a toujours de l’encombrement, que la société qui en profite est en général fort turbulente et que le trajet se fait surtout de nuit, tant à l’aller qu’au retour. En outre, il n’est pas rare d’avoir de la peine à se loger en arrivant et de payer pour cela des prix exorbitants, qui absorbent plus ou moins les économies du trajet.

Les voyages circulaires sont au contraire jusqu’à un certain point recommandables. Il sont moins coûteux et ils offrent l’avantage de s’arrêter où il plaît, de n’avoir pas toujours à se présenter aux guichets et de pouvoir expédier ses bagages en avant. Il y a des voyages de ce genre à itinéraires fixes avec billets de l re et 2 e classe, et des voyages circulaires à itinéraires facultatifs , pour les 3 classes, généralement préférables. Ces billets se délivrent pour des parcours de 300 kil. et au-dessus. Us doivent être combinés de manière à former un circuit complet. Leur validité est de 30 jours pour les parcours inférieurs à 15U0 kil., de 45 pour ceux de 1500 à 3000 et de 60 au-dessus de 3000, mais on peut la faire prolonger 2 fois de moitié, moyennant un supplément de 10°/o ( v - l’Indicateur). La réduction de prix est de 20 à 35 %. Elle peut être inferieure à celle des autres billets circulaires, mais il y en a pour les 3 classes. Elle est de 20 à 35%, mais elle atteint 50 et 60% si Ton prend des billets collectifs ou de famille, c’est-à-dire quand on en prend plusieurs à la fois. Un voyageur seul paie 27, 19 et 13 fr. pour 300 kil., 43, 32 et 21 pour 500, 81, 62 et 45 pour 1000, etc., plus 1 fr. pour la confection du billet. Ces billets doivent être demandés au moins 5 jours d’avance aux compagnies, en versant 10 fr. d’acompte , mais les agences de voyages (p. xiv) les délivrent d’ordinaire dans les 24 heures.

Nota. — Il importe, en établissant le traeé d’un billet circulaire de ce genre, de ne pas perdre de vue une clause d’après laquelle on en peut perdre au moins en partie l’avantage au point de vue de la réduction. Il y est dit, eu effet, que le prix ne peut être inférieur au double du

Beedeker. Centre de la France. 4 e édit. 6

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prix d'un billet ordinaire entre la gare de départ et la gare la plus éloignée dans l'itinéraire. Par exemple, sans cette clause, qui du reste n’est pas en vigueur sur le réseau du P.-L.-M., lorsqu'on ne voyage que sur son réseau, un voyage circulaire de Paris à I.von par Dijon, avec retour par Tarare et Roanne ou vice versa (921 kil.), coûte 78, 08 et 43 fr. Si au contraire le même trajet est compris dans un itinéraire partant, par ex., d’un point du réseau du Nord dont Lyon soit la gare la plus éloignée, il sera compté pour 114 fr. 70 , 77 fr. 45 et 60 fr. 60, comme le double de Paris à Lyon, sans bénéfice pour le retour. Il n'est donc pas inutile de bien se renseigner d'avance.

Voitures publiques. — Les diligences, de plus en plus rares, sont généralement médiocres et assez malpropres. Elles ont 3 ou 4 sortes de places: coupé, en avant; intérieur, au milieu; rotonde, à l’arrière, et banquette ou impériale. Celles du coupé, au nombre de 3, sont les meilleures et les plus chères et souvent retenues d’avance. L'intérieur a d’ordinaire 6 places et la rotonde, qui n’existe pas toujours, 4 à 6. Les plus maivaises places sont celles de derrière, particulièrement à cause de la poussière. Toutefois elles offrent au retour, comme compensation, un dernier coup d’oeil sur la contrée qu’on vient de visiter. L’impériale est préférable, quand il fait beau, pour ceux qui veulent jouir de la vue. Il est bon de retenir sa place d’avance; dans tous les cas, ceux qui se sont fait inscrire passent avant les autres, et les places sont données d'après l’ordre d’incription. Les prix sont fixés par un tarif.

Sur les parcours moins importants, les diligences sont remplacées par des omnibus, sans distinction de places ; ils ne valent pas mieux. — Quant aux omnibus des hôtels et des chemins do fer, nous en parlerons p. xx.

Il importe toujours de se renseigner d’avance sur les services des voitures publiques, dont les heures et les prix varient souvent et qui même peuvent être supprimées d’un jour à l’autre. L'Indicateur ne mentionne malheureusement que les correspondances reconnues par les comp. de chemins de fer, mais il existe bien d’autres voitures publiques qui peuvent rentre service aux touristes.

Voitures de louage. — On trouve à peu près dans tous les endroits fréquentés comme séjours ou comme centres d’excursions des voitures et des montures à louer. Une voiture coûte d’ordinaire, à 1 chev., 12 à 20 fr.; à 2 chev., 25 à 30 fr. par jour, plus 1 ou 2 fr. de pourboire. Il est nécessaire de débattre les prix et de bien s’entendre d’avance. Les voitures de louage font d’habitude env. 50 kil. par jour, en s’arrêtant 2 ou 3 h. vers midi.

Passeport. — On n’en demande plus aujourd’hui en France, même aux frontières, mais comme la prudence conseille d’avoir une pièce de légitimation , on fera bien de s’en procurer un et de l’avoir toujours sur soi, surtout dans les excursions aux frontières. Il n’est pas nécessaire de le faire viser. — Les amateurs de photographie éviteront d’en faire aux environs des places fortes, les artistes d’y peindre ou d’y dessiner et les touristes d’y prendre des notes.

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Douane et octroi. — La visite douanière des bagages a lieu eu principe aux gares frontières, et Ton doit y assister. Ceux qui sont enregistrés pour Paris n’y sont toutefois soumis qu’à l’arrivée dans cette ville. Elle est assez rigoureuse, mais les employés sont polis. Leur attention porte particulièrement sur le tabac; les droits sont de 36 fr. par kilogr. sur les cigares et les cigarettes, 25 fr. sur les tabacs du Levant et 15 fr. sur les autres. En général, n’emporter que le nécessaire en vêtements et en linge.

La visite de l'octroi, à l’entrée d’une ville, a surtout pour but de faire payer les taxes sur les denrées alimentaires, mais les employés ont le droit de s’informer si tel objet, imposable en douane, a acquitté les droits.

Il est bon de déclarer d’avance tous les objets passibles de droits; la visite est alors rapidement terminée.

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