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I. R. Il

Kermesse ; 159, L. Bakhuiten , marine ; 296 , école de Iiulent , Adoration des mages ; 173, Brauictr, Scène d'intérieur ; 320, O. r an Veen, Mariage de Ste Catherine-, 293, Ruben» , Bacehus et Ariane; 157, Bakhuiten , marine; audessus, J. Coudra# , copie de la Chasse de Delacroix (v. ci-dessous) ; 246, Lingelbach, Buveurs flamands; 268, Moucheron , paysage; 254, Mae », portr. de femme; 218, Oovaertt, paysage. Repos de Diane; 253, Mae», portr. d’homme; 213, Franck le J., le Christ au calvaire; 214, école de» Franck, Différentes manières d’arriver à l'immortalité; 186, Benj. Cuyp (?), Intérieur d’une grange; *292, Rubens, Martyre de St Just; 304, J. r an Steen, Scène de cabaret; 185, A. Cuyp, paysage; 158, Bakhuiten, marine; 187, B. Cuyp (i). Intérieur; 152, Zanchi, le Bon Samaritain; 237, Karel du Jardin, paysage et animaux; — 305, Snydert, Chasse aux renards; — 302, Snyders, le Lion devenu vieux; 182, de Champaigne , Songe de St Joseph, endommagé; 212, Franck le J., le Christ au calvaire; 166, -V. Berghem, paysage; 316, Tilborgh, Intérieur; *291, Ruben», Martyre de St Georges; 310, Teniers le J-, l’Evocation; 263, H. Mommers, paysage avec ligures ; 283, école de Rembrandt, Adoration des bergers; 231, Hobbema, paysage avec ligures; 301, Siberecht» , paysage; 178, Brueghel de Velours , la Rosière; 294, 295, Rubens, Danse de villageois, Jésus en croix; 217, Gedam, St Jérôme ; 200, van Dyck(?), la Madeleine pénitente; et encore des paysages hollandais et flamands. — IV e salle; 729, Raggi, Louis XVI, statue eu bronze de 6 m. 50 de haut (1829), et quelques autres tableaux.

Aile de gauche. — Ecoles uoderxes. — Vestibcle: sculptures et peintures; s. n°, Carnielo, Mozart mourant, marbre; Qigoux, Baptême de Clovis; Weerts, Exorcisme, tableaux. — I re salle: à dr., 543, Lelhiere , Louis IX visitant les pestiférés; 385, Bouguereau , Une bacchaute; 466, Français, paysage; 360, Bellangé , les Cuirassiers de Waterloo; 631, Troyon, Bœufs au labour ; 441, Kug. Delacroix, la Chasse aux lions, fragment, le tableau ayant été en partie détruit dans un incendie; (copie, v. ci-dessus); 510, Jouy, Suppliée d’Urbain Grandler (p. 74); — 473, Claude Lorrain, paysage;

— 563, Mignard, Louis XIV ; 45, Ferrandiz, le Tribunal des eaux de Valence (Espagne); 349, Antigna, le Marchand d’images; 415, Cogniet, le Tintoret peignant sa fille morte; 591, PU», Tranchée devant Sébastopol; 378, Fr.-Aug. Bonheur, le Retour de la foire; 350, Antigna, Miroir des bois; 606, Restout, Présentation de Jésus au temple. — Sculptures: s. n°, Blanchard , Une découverte; 701, Cambos, la Cigale. — II e salle: à dr., 678, école française, Jésus donnant les clefs à St Pierre ; s. n°, E. Buland, les Héritiers; 384, Bouguereau, le Jour des morts: 380, Rota Bonheur, Un renard; 479, (Jérôme, Bacehus et l’Amour ivre. Au milieu: 714, Lemoyne, Montesquieu, buste; 698, I». Bonheur, Vache défendant son veau, bronze.

— Chapu, le Commandant de Carayou-Latour (1870-71), buste. — III e salle: à dr. , 153, A. Achenbach, marine; 355, Baudry , Toilette de Vénus; 508, ltabey. Incendie du vapeur l’«Austria* (1858); 432, Daubigny, les Bords de l’Oise; 548, Dominais, Eclaireurs gaulois; 495, Gros, Embarquement de la duchesse d’Angoulême après le retour de Xapoléon (1815); — 359, Beaulieu, le Duel; 579, Pallière, Bazeille (1870); 588, Léon Perrault, le Départ; 616, Ferres, Jugement de Jeanne d’Arc; s. n°, Delacroix, Boissy d’Anglas à la Convention; s. n°, Corot, paysage: 496, Gudin, le Capitaine Desse sauvant l’équipage d’un navire hollandais (1822); 300, Schenck , le Réveil (moutons) ; 440, Delacroix, la Grèce expirante sur les ruines de Missolonghi ; s. n°, r. Quinsac, la Fontaine de jouvence. — IV e salle: tableaux et sculptures de valeur secondaire; — IJ. Allouard, Lutinerie, marbre.

La "‘cathédrale, St- André (pl. BC5), à quelques pas au S.-E. de l’hôtel de ville, est une des plus belles églises goth. du Midi. Elle se compose d’une grande nef sans façade ni bas côtés, des xi e -xn e s., dans laquelle il y a encore des arcades romanes ; puis d’un transept et d’un chœur à bas côtés doubles, du xiv e s. Le portail latéral du N. est le principal. Il est flanqué de deux tours surmontées de flèches en pierre. Les sculptures du tympan représentent la Cène et l’Ascension. Au trumeau, la statue de Bertrand de Goth, archevêque de

BORDEAUX

St -André.

Bordeaux et plus tard pape sous le nom de Clément V (m. 1314), qui contribua à la construction de l'édifice. Le portail latéral du S. est dans le même genre, mais les tours n’ont pas de flèches.

A l’intérieur, on admire surtout le chœur. Les principales œuvres d’art de la nef sont: près de la chaire, le monument du cardinal de Cheverus (m. 1836), avec sa statue, par Maçgesi; en face, celui de Mgr Donnet (m. 1882), par Delaplanche , aussi avec la statue du défunt et des statues de la Foi et de la Charité; puis un Crueifîment, par Jordaens; plus loin, la Résurrection de Lazare, par Jadin (1877): une Résurrection de J.-C. , par Alex. Véronisc; sous l’orgue, deux grands bas-reliefs de la renaissance, provenant d’un jubé et représentant la descente de J.-C. dans les limbes et sa résurrection ; à côté, un Christ portant sa croix, attribué à Aug. Carrache. L’orgue même est dans une tribune en pierre de la renaissance. Dans la 2 e chan. à dr. du chœur, le monument de Mgr d’Aviau du Bois de Sanxay (m. 1826); dans les trois autres plus loin, une statue de Ste Anne du xvi e s. , de très belles boiseries et le monument d’Ant. de Noailles, de 1662; dans la l re de g., le monument de Mgr de la Bouillerie (m. 1882). coadjuteur de Mgr Donnet, avec buste et hauts-reliefs. Le maître autel, dont le style jure avec celui de l'édifice, provient d’une église de la Réole.

Sur la petite place devant le portail latéral du N., une reproduction en bronze du Gloria Victis de Mercié. — A euv. 30 m. à dr. du chevet de l'église, du côté du cours Victor-Hugo (p. 104), s’élève le clocher Peyberland, bâti en 1440 par l’archevêque Pierre Berland. 11 fut vendu à la Révolution et on commença même à le démolir. Racheté en 1850, il a été restauré, mais on a eu la malencontreuse idée de ne refaire qu’une flèche tronquée, qu’on a couronnée d’une statue dorée de la Vierge. Ce clocher renferme un bourdon pesant 11 000 kilogr.

Au S. -O. de la cathédrale, à la hauteur de l’hôtel de ville, est le palais de justice (pl. B 5-6), vaste édifice bâti de 1839 à 1846. Sa lourde façade a plus de 145 m. de long. Elle a au centre un péristyle d’ordre dorique, entre des avant-corps couronnés des statues assises de Malesherbes, d’Aguesseau, Montesquieu et l’Hôpital. La prison départementale, derrière le palais, occupe l’emplacement du château du Far ou fort du Ilâ, bâti en même temps que le château Trompette (p. 105).

En face du palais, le grand hôpital St-André (pl. B 6), reconstruit de 1825 à 1829, avec une entrée monumentale; il compte 650 lits. Un peu plus loin, Ste-Eulalie (pl. BC6), église de fondation très ancienne , mais reconstruite aux xiv e et xv e s.

La rue de Cursol (pl. BC6) nous mène au cours Victor-Hugo, qui va de la cathédrale au pont de Bordeaux. A la courbe qu’il fait près de la rue de Cursol se voient les nouveaux bâtiments des facultés des lettres, des sciences et de théologie (pl. C 5-6). Le vestibule contient un monument en l’honneur de Montaigne, dont les restes sont dans le sous-sol. Plus loin , au bout de la petite rue à dr. avant la rue Ste-Catherine, une belle synagogue moderne. A g. du cours, le Grand Marché, de construction récente, en fer et en verre. Presque en face, le nouveau Lycée National. Dans une petite rue à dr., la porte de l'Hôtel-de- Ville, un beau reste de l’ancien hôtel

St e -Croix.

BORDEAUX

/. lï. 19. 111

de ville. La partie inférieure est du xm e s., le haut, avec ses trois tourelles, a été refait au xvi e s. Au-dessus de l’arcade où passe la rue est une curieuse horloge de la renaissance; plus haut, une autre arcade avec une cloche, et au sommet une lanterne surmontée d’un lion. — A côté de cette porte se voit l’entrée moderne de la petite église St-Eloi , du xv e s.

St-Michel (pl. D 6), près du quai en amont du pont de Bordeaux, est une belle église goth., fondée au vm e ou au ix e s., mais rebâtie après 1149 et aux xiv e et xv e s., avec un clocher isolé (v. ci-dessous). Ses trois portails sont décorés de sculptures remarquables : Naissance de J.-C. et Adoration des bergers, Sacrifice d’ Abraham (au N.) et Apparition de St Michel à l’évêque de Siponto. La voûte du chœur est plus basse que celle de la nef et il y a au-dessus de l’arcade qui en forme l’entrée un mur percé d’une fenêtre. Une chapelle, dédiée à St Joseph, date de la renaissance. Dans la quatrièm echapelle à g. du chœur, un beau retable en pierre du xvi e s. Vitraux modernes. Grilles en fer aux chapelles.

Le clocher de St-Michel , isolé comme celui de la cathédrale, mais devant la façade, à 30 m. de l’église, a été construit de 1472 à 1492. La flèche, détruite par un ouragan en 1768, a été reconstruite de nos jours, où l’on a aussi consolidé le monument en élevant autour de la base six contreforts couronnés de statues. La hauteur totale du clocher est de 108 m.

Il y a eu à cet endroit un cimetière dont la terre avait la propriété de eonserver les corps, et l’on y a réuni dans une crypte une quarantaine de cadavres momifiés. Le spectacle lugubre offert par ce caveau est rendu encore plus fantastique par l'attitude des momies, placées debout le long des murs. Le concierge, qui les fait voir (1 fi\), en raconte l’histoire plus ou moins authentique.

Ste-Croix (pl. D6-7), au milieu du quartier populeux et ouvrier qui s’étend au S. de St-Michel, est encore une des églises les plus remarquables de Bordeaux. Sa fondation remonte au moins au vu e s., mais elle a été rebâtie au x e dans le style roman et remaniée plusieurs fois depuis. La partie la plus curieuse est la façade, qui rappelle celles de Notre-Dame de Poitiers et de la cathédrale d’Angoulême. On n’a pas donné d’explication satisfaisante des sculptures de cette façade, dans laquelle on ne reconnaît bien qu’un zodiaque et un cavalier terrassant un dragon aux pieds de la Vierge. A l’intérieur, qui présente des parties du style ogival, on remarque surtout un tombeau du xv e s.

A côté de l’église est V école des Beaux-Arts, auparavant un hospice, dans une anc. abbaye de bénédictins, dont la porte est de la renaissance.

La rue à g. de Ste-Croix nous ramène aux quais, non loin du pont du chemin de fer mentionné p. 101 et de la gare du Midi, reconstruite en 1891-92.

Aux promenades déjà signalées il faut encore ajouter les boulevards, à la fois remarquables par leur étendue, leurs beaux om-

MEDOC.

brages et l’élégance de leurs maisons. Au delà de celui de Caudéran (pl. A. 2-3; tramways), à l’extrémité de l’avenue Carnot, est le Pare Bordelais on jardin d’acclimatation , qui forme une belle promenade publique. Il y a un café-restaur. et il s'y donne des concerts les dim. et fêtes de 4 h. à 6 h.

De Bordeaux à Paris, v. R. i et 2-, à la Rochette et Nantes, R. 5; à Périgueux et Linutges, R. 16; à Royan, R. 18; à Arcachon, à Bayonne et à Biarritz, à Toulouse, à Cahors, à Tarbes (Pyrénées), à Pau, etc., v. le Midi de la France, par Bædeker.

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