LE BA-ILI AUX BASSES EAUX
Le 28 mai 1903, le Ba-lli ne coulait pas à Gourgara ; on voyait seulement de grandes flaques d'eau, longues parfois d\m kilomètre, séparées les unes des autres soit par des langues de sable peu élevées, soit au contraire par des seuils de terre de 1 m. 50 à 2 mètres de haut, couverts d'herbe et d'arbustes, ce qui montre que, même aux hautes eaux, le courant y est peu rapide. Il résulte de ce profil en long que la navigation doit y
être très difficile même pour des pirogues. On n'en voit d'ailleurs aucune ni à Palem, ni à Gourgara.
Un peu en amont du 10® degré de latitude le Ba-Ili se partage en deux bras : l'un va déboucher dans le Chari près deMaffaling, l'autre coule entre Chari et Logone et se subdivise à son tour en deux branches dont une rejoint le Chari à Tarngara près Mandjaffa, tandis que l'autre se
Phot. Bruel.
LE LOGONE A LAI.
jette dans le Logone près de Koubou par 11°33" nord.
Le lieutenant Faure, en descendant de Doba à Lai en août 1903, a vu à Lacinia [S^io' N. eaviron) une dépression large de 200 mètres, profonde de 1 m. 80, qui, d'après les indigènes, irait à Palem en passant par Garmbaï(?). On l'appellerait d'ailleurs Ba-Palem ou Bambassa (petite rivière).
Malgré ces renseignements, il paraît peu pro-
bable que les eaux de cette dépression coulent vers le Nord-Est et rejoignent le Ba-Ili, car l'administrateur Bruel ne l'a point recoupée entre Ngabla et Koundou.
Après Bécong, le Logone est appelé Kama ou Ka par les Massas de Laï, Kouraï par les Somraï, Sorbo par les Massas qui habitent en aval de Laï.
En ce point, c'est un fort beau fleuve, large de
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