‹ Le cercle, ou, La Soirée à la modeChapitre 15 sur 57 · A M. PAPILLON DE LA FERTE · texte numérisé non relu

A M. PAPILLON DE LA FERTE

devenir précieux à la nation entière^ quand elle apprendra que, sous les yeux toujours ouverts de messieurs les premiers gentilshommes de la chambre, votre travail et vos soins ont donné à nos théâtres une forme, une consistance qui nous avait été jusqu'alors inconnue. Vous avez banni les abus, et, pesant dans une juste balance les intérêts du public et ceux des gens à talent, vous avez établi un ordre d'où résultent la satisfaction de l'un et la gloire des autres; vous protégez les arts par état, vous les suivez par goût, vous les cultivez vous-même, vous les animez encore par l'attrait des récompenses, et la justice que je vous rends ici est pour un homme qui pense le plus flatteur des éloges. Fuisse-je par de nouveaux succès mériter de consacrer plus particulièrement mes faibles talents aux plaisirs de notre auguste monarque. Alors, soumis à vos conseils et suffisamment récompensé de mon travail par la gloire d'en avoir été chargé, je n'en désirerai près de vous d'autre prix que votre amitié et

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