SCÈNE PREMIÈRE LISETTE, LISIDOR
(//s entrent de différents côtés.)
H ! c'est vous, Monsieur? quoique nous B^S^^^S^ vous désirions sans cesse, nous ne vous attendions pas sitôt.
LlSlDOR.
Mon empressement t'étonnera moins quand le motif t'en sera connu Je viens de recevoir quel-
ques nouvelles qui m'affligent, et je voulais avoir, à rissue de son dîner, une conversation avec l'aimable Lucile, (// tire sa montre.) Le repas me paraît aujourd'hui plus long qu'à l'ordinaire. Lisette.
Ce n'est pas que M'^^e Araminte s'amuse à table : depuis que je la connais, j'ai toujours remarqué que ce n'est jamais où elle est qu'elle se désire; mais nous avons compagnie.
LisiDOR, tirant une bague de son doigt. En attendant que l'une ou l'autre de ces dames soit visible... te pourrai-je consulter sur ce bijou? Lisette, prenant la bague.
Comment! c'est la plus jolie bague...
C'est un léger cadeau que j'ai dessein de faire.
Lisette.
Il sera très galant.
LiSiDOR.
Mais à une condition, c'est que la personne à qui je la destine ne m'en remerciera pas. Lisette.
Elle serait bien ingrate.
LisiDOR, finement.
J'espère cependant que tu ne le seras point, Lisette.
Lisette.
Oh ! pour le coup. Monsieur, vous étonnez jus-