‹ Le cerisier fleuriChapitre 46 sur 64 · A LISE · texte numérisé non relu

A LISE

Vous faisiez bien la dédaigneuse, L'autre jour, folâtre baigneuse, Et votre rire était amer Comme la mer.

Cependant vos formes charmantes Plongeaient aux vagues écumantes Qui couvraient de gros bouillons blancs Vos bras troublants.

142 Odelettes familières.

Aujourd'hui vous êtes moins fière; Vous me saluez la première Et me faites du coin de l'œil Meilleur accueil.

C'est qu'il est loin, le beau Maurice Qui fut votre brûlant caprice, Lise, et qui mangeait de baisers Vos doigts rosés.

Pour moi, ma lèvre n'est plus libre.

Mon cœur jusqu'à la moindre fibre Appartient à Rose. Ses yeux Sont mes seuls dieux

Sa bouche est la fleur de ma vie.

Autour de ma tête ravie Ses bras ont mis leur royauté Et leur beauté.

Et sa présence rose et blonde M'est douce plus que rien au monde Quand elle suce entre mes dents Quelques fondants.

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