A C ALIX TE
Ne te désole pas ! En vain Ton angoisse implore un secours divin,
Les dieux s'occupent d'autre chose.
Un homme, un insecte, un astre, une rose-
Pour leurs regards indifférents Sont aussi petits et sont aussi grands,
Et nulle créature brève Ne tire les dieux de leur divin rêve.
144 Odelettes familières.
Qui pourrait dans l'éternité Déranger le cours de leur volonté?
Ils veulent la vie et le monde Et dans leurs desseins la mort est féconde
Car détruire c'est transformer.
Ta cendre est le feu qu'ils vont ranimer.
Accueille donc d'une âme égale L'heure bienheureuse et l'heure fatale
Et sache opposer un cœur fort Au malheur aveugle et même à la mort.