‹ Le cerisier fleuriChapitre 50 sur 64 · A ANDRE X · texte numérisé non relu

A ANDRE X

Méfiez-vous, André, des chantres des brouillards

Et de leurs pipeaux nasillards.

Le flasque bégaiement de leur esprit malade

N'est que bouillie et marmelade ; Leur musique liquide amollit le cerveau

Et le souille comme un caveau Qu'inonde de sa bourbe un ruisseau qui déborde.

Loin de nous la gluante horde

56 Odelettes familières.

Des limaces traînant dans leur bave d'argent !

L'esprit agile et diligent Comme un dieu rayonnant marche dans la lumière.

Lui-même à la nature entière Il prête des trésors de grâce et de splendeur.

Aux feux de sa divine ardeur Il voit le trait précis, il voit la claire image

Et par son merveilleux langage Il incarne à jamais en vers harmonieux

La beauté qui ravit ses yeux.

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